Le 17 septembre 2026, l’Hôpital Robert Schuman du Groupe hospitalier associatif UNEOS s’est transformé en véritable parcours de sensibilisation à l’occasion de la Semaine de la Sécurité des Patients.
À l’invitation de l’établissement, France Assos Santé Grand Est est allé à la rencontre des professionnels, des Représentants des Usagers et des associations mobilisés autour de cette journée. Une visite qui témoigne d’une très belle dynamique de partenariat.

De 10h à 16h, patients, visiteurs et professionnels étaient invités à parcourir différents stands et à participer à des ateliers ludiques et pédagogiques. Pour encourager les participants à découvrir l’ensemble du parcours, un dépliant spécialement créé pour l’occasion permettait de faire tamponner chaque étape.

Une journée qui donne une place concrète aux représentants des usagers

Parmi les différents stands, celui consacré aux Représentants des Usagers (RU) occupait une place particulière.

Présent sur cette journée, Bernard Schons, Représentant des Usagers et membre d’Apnées Grand Est, est aujourd’hui pleinement intégré à la vie de l’établissement. Son engagement dépasse largement sa participation à la Commission des Usagers : il participe à différentes instances et commissions  et est également présent au conseil d’administration depuis deux ans.

Cette intégration est encouragée par le service qualité d’UNEOS. Avant chaque réunion de la Commission des Usagers, une visite d’un service de l’établissement est ainsi organisée afin de permettre aux RU de mieux connaître le fonctionnement et les réalités du terrain.

Des supports spécifiques sont également réalisés pour accompagner les représentants des usagers, notamment dans le cadre de la certification et des évolutions du dispositif porté par la Haute Autorité de Santé.

Une démarche qui permet aux RU de mieux comprendre l’établissement, mais aussi d’y faire entendre la parole et l’expérience des patients.

Et Bernard Schons le dit avec simplicité : il se sent bien dans l’établissement. Cela se ressent lorsqu’il parle de son engagement et de la place qui lui est accordée.

Des associations pleinement parties prenantes

La journée faisait également une place importante au monde associatif.

L’association « Vivre avec la Douleur Chronique », représentée notamment par sa présidente Danielle Mathieu, était présente aux côtés des professionnels de la douleur pour sensibiliser les visiteurs à une problématique souvent invisible : la douleur chronique.

Un mur d’expression permettait également aux participants de laisser un message de soutien aux personnes qui vivent avec ces douleurs au quotidien.

Cette présence associative illustre toute l’importance de la complémentarité entre les professionnels de santé, les représentants des usagers et les associations : chacun apporte une expertise différente, mais indispensable pour mieux comprendre les parcours et les besoins des patients.

 

Apprendre autrement pour mieux sécuriser les soins

La journée proposait de nombreux ateliers, avec un parti pris commun : rendre les messages de prévention accessibles, concrets et participatifs.

Au programme notamment :

  • La grippe et ses idées reçues, avec un médecin infectiologue, un quiz et un photobooth permettant même aux participants de se transformer en super-héros après leur vaccination ;
  • Mon espace santé, pour accompagner les visiteurs dans l’utilisation de cet outil ;
  • La roue du diabète, pour tester ses connaissances sur l’hypoglycémie, l’hyperglycémie, l’alimentation, l’activité physique ou encore les situations exceptionnelles ;
  • Le sac d’hospitalisation, avec un atelier permettant d’identifier ce qu’il est utile – ou non – d’emporter pour son séjour ;
  • L’activité physique adaptée, avec de petits exercices proposés par une enseignante en APA ;
  • La douleur chronique, avec quiz, chamboule-tout autour des idées reçues

Derrière ces animations ludiques se trouvent des enjeux très concrets de sécurité et de qualité des soins.

 

 

La sécurité des soins passe aussi par la communication

La Semaine de la Sécurité des Patients ne s’est d’ailleurs pas limitée à cette journée.

Sur les deux sites de l’établissement, Robert Schuman et Belle-Isle, plusieurs actions ont été menées auprès des professionnels.

Une sensibilisation à l’évaluation de la douleur a notamment été organisée dans les services, avec des échanges autour des échelles de douleur et des protocoles.

Une expérience particulièrement parlante a également été proposée autour des prescriptions orales.

Avec le dispositif du « téléphone pleureur », une infirmière devait recevoir par téléphone une prescription médicamenteuse dans un environnement volontairement perturbé par différentes sollicitations. L’objectif : montrer concrètement comment des informations peuvent être perdues ou déformées lorsque plusieurs facteurs viennent perturber la communication, et rappeler l’importance de privilégier une prescription écrite, fiable et traçable.

D’autres actions ont porté sur l’hygiène, avec également des articles quotidiens et des quiz diffusés auprès des professionnels via l’application Actuneos.

« Si un patient évalue sa douleur à 8/10, il faut l’entendre »

Au fil des échanges, un message revient avec force : l’expérience du patient constitue une donnée essentielle du soin.

Pour les professionnels engagés dans la prise en charge de la douleur chronique, cette conviction est particulièrement importante face à des patients qui peuvent connaître des parcours longs et complexes, parfois marqués par l’errance médicale.

Prendre en compte une douleur exprimée à 8/10, ce n’est pas simplement recueillir une information : c’est reconnaître ce que vit la personne et intégrer son expérience dans la prise en charge.

C’est aussi tout le sens des actions développées autour des approches non médicamenteuses, avec notamment des ateliers d’automassage destinés à compléter les traitements.

Une dynamique collective à poursuivre

Cette journée montre que la sécurité des patients peut être un formidable terrain de partenariat entre professionnels, représentants des usagers et associations.

À UNEOS, cette dynamique semble déjà bien installée. Le service qualité souhaite d’ailleurs poursuivre son développement autour de nouveaux projets, notamment sur la bientraitance, le partenariat patient et le développement des questionnaires PROMs qui mesurent l’efficacité des soins du point de vue exclusif du patient, sans interprétation extérieure.

L’enjeu est bien de continuer à faire vivre la participation des usagers au-delà des instances, en permettant à leur expertise de contribuer concrètement à l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins.

Cette journée de sensibilisation en est une belle illustration.

Et pour accompagner cette mobilisation, UNEOS avait choisi une mascotte à l’image de la campagne : Poulpy, un sympathique poulpe, présent sur les différents supports et ateliers !

France Assos Santé Grand Est salue cette belle mobilisation et remercie les équipes d’UNEOS, les représentants des usagers, les professionnels et les associations pour leur accueil et pour les échanges autour de cette journée.

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