Petits détectives à la clinique Jeanne d’Arc : une journée ludique et éducative pour les écoliers lunévillois

????️Une journée ludique et éducative à la clinique Jeanne d’Arc de Lunéville

 

Dans le cadre de la Semaine de la Sécurité des Patients, la clinique Jeanne d’Arc de Lunéville a accueilli, le mardi 14 octobre, deux classes de l’école René Haby pour une journée pas comme les autres.
Objectif : familiariser les enfants avec le milieu hospitalier et les sensibiliser à la sécurité des soins, à travers des activités ludiques et participatives.

Un partenariat éducatif innovant

Cette action est née d’une idée de Clara STIRCHLER, responsable de service, qui souhaitait créer un lien entre la clinique et le jeune public dans le cadre du thème de l’Organisation Mondiale de la Santé de cette année « Des soins sûrs pour chaque nouveau-né et chaque enfant ».

Les classes de M. Durand et Mme Boucher (CM1 et CM2) ont ainsi été sélectionnées par la directrice de l’école René Haby pour participer à une demi-journée pour chacune des classes, organisée en collaboration avec Carine JEOL (qualiticienne), Amandine APTEL (assistante de direction et RH), et Laurent BRUMBT (représentant des usagers et membre de la Commission Des Usagers (CDU)).

Quatre ateliers pour apprendre en s’amusant

Les élèves, répartis en petits groupes, se sont relayés sur quatre ateliers thématiques, spécialement conçus pour eux :

  • ????️‍♂️ La chambre des erreurs : un “escape game” adapté où les enfants devaient identifier sept erreurs menaçant la sécurité ou le confort du patient.
  • L’hygiène des mains : à l’aide d’une “boîte à coucou”, les élèves ont pu constater que leur lavage de mains n’était pas toujours efficace grâce à la lumière à ultra-violets, occasion pour les animatrices de rappeler les bonnes pratiques en la matière. Les élèves ont pu également se serrer la main après les avoir couvertes de paillettes et observer la transmission des microbes assimilés.
  • ???? Le jeu des termes médicaux : un atelier de cartes pour découvrir et comprendre le vocabulaire du monde hospitalier.
  • ???? Les bons réflexes en cas d’urgence : associer la bonne situation au numéro d’appel correspondant, pour adopter les bons comportements face à une urgence.

Des supports pédagogiques adaptés

Chaque enfant a reçu un livret d’enquêteur “À la découverte de la clinique…”, support des quatre ateliers, à compléter tout au long de la demi-journée.

En complément, Laurent BRUMBT précise que la Ligue Contre le Cancer 54 a remis à chaque élève de CM2 du département un agenda contenant de nombreux conseils de prévention et des informations comme par exemple celles sur les microbes et leur transmission.

Une expérience positive et enrichissante

À la fin de la première demi-journée, élèves et animateurs se sont réunis pour partager leurs impressions.
Les enfants ont salué une activité “trop bien”, et ont unanimement élu la chambre des erreurs comme leur atelier préféré.

« Les ateliers étaient bien préparés et adaptés à leur âge, cela a rendu les enfants curieux et très impliqués », souligne Mme Boucher, enseignante.

De leur côté, les animatrices ont noté la motivation et la concentration exemplaires des élèves.

Un compte rendu, réalisé par les enseignants avec leurs élèves, sera publié sur le blog de l’école René Haby, afin de prolonger les échanges entre enfants et parents autour des apprentissages de la journée.

Une action à renouveler

Cette initiative, qui a su allier pédagogie, prévention et plaisir, marque une belle réussite pour la clinique Jeanne d’Arc et ses partenaires.

Une expérience à reconduire sans hésitation pour continuer à sensibiliser, dès le plus jeune âge, aux bons réflexes de santé et de sécurité.


Main dans la main pour la sécurité des soins

À l’hôpital Les 3 Rivières de Châtel-sur-Moselle, représentants des usagers et professionnels se sont unis pour sensibiliser autour d’un thème essentiel : « de la maltraitance à la bientraitance ». Une initiative portée à l’occasion de la Semaine de la Sécurité des Patients, qui a rencontré un bel écho auprès du public.

Une collaboration inédite

Martine Henry et Patrick Contassot, représentants des usagers, ont rapidement trouvé des alliés de choix : Théo Banzet, responsable qualité, et Émilie Perrotev, infirmière diplômée d’État et référente bientraitance. Ensemble, ils ont imaginé une action participative, accessible à tous, pour ouvrir le dialogue autour de la sécurité et de la bienveillance dans les soins.

« L’établissement nous a donné tous les moyens nécessaires pour mener ce projet dans de bonnes conditions », souligne Patrick. « Notre objectif était de faire réfléchir autour de la notion de bienveillance », en impliquant patients, résidents, professionnels et visiteurs.

Des outils concrets et interactifs

Pour donner vie à ce projet, l’équipe a conçu des supports variés :

  • un espace d’expression où chacun pouvait inscrire les mots qui, pour lui, reflétaient la bientraitance ;
  • des questionnaires pour évaluer la connaissance des notions de maltraitance et de bientraitance, mais aussi des dispositifs déjà existants au sein de l’établissement ;
  • des affichages clairs et accessibles présentant la charte de bientraitance interne, les outils de signalement, ainsi que la documentation sur les droits des patients.

« Beaucoup de personnes se sont prêtées au jeu et ont accepté de partager leur ressenti », se réjouissent Martine et Patrick.

Un rôle clé : la référente bientraitance

Au cœur du dispositif, Émilie Perrotev rappelle l’importance de sa mission :  «  Ma mission, en tant que référente bientraitance, est d’écouter, d’échanger avec les équipes sur des situations qui leur ont posé question. Je suis ainsi sollicitée pour des conseils dans le cadre de la prise en charge de certains patients. Je réalise aussi des actions préventives, avec des mises en situation pratiques dans lesquelles les professionnels doivent repérer tout ce qui aurait pu être fait de « bientraitant ».  Une expertise acquise grâce à une formation spécifique, qui lui permet aujourd’hui d’agir comme ressource pour l’ensemble de l’hôpital.

Une dynamique prometteuse

Cette journée thématique a connu un franc succès : un public nombreux, des échanges riches et une volonté commune d’avancer. « On a senti beaucoup d’intérêt et de volontariat chez les participants », se félicitent les représentants des usagers.

Au-delà de l’événement, c’est une véritable synergie qui semble se dessiner entre les professionnels et les représentant des usagers. Une dynamique porteuse pour continuer à faire progresser, ensemble, la culture de la sécurité et de la bientraitance à l’hôpital Les 3 Rivières.


Pourquoi devenir RU en CPAM ? Regards croisés de 2 Représentantes des usagers

Agnès Michel, membre de l’association SOS hépatites termine actuellement son 5e mandat en CPAM et ne pourra pas poursuivre en raison de la limite d’âge.

Marie Rougane de Chanteloup, membre de l’association familiale catholique de Troyes achève son 1er mandat de RU en CPAM et va poursuivre son engagement en postulant à nouveau en 2026.

Nous les avons interrogées afin de vous donner à voir concrètement ce qu’implique et apporte le mandat de RU en CPAM.

  • Quel est le rôle du conseil de la CPAM ?
Agnès M. : « Le conseil de la CPAM valide le budget d’intervention et de gestion proposé par la CNAM. Il doit connaitre le travail de la CPAM départementale et s’assurer que tout le territoire est bien pris en compte. S’assurer qu’il y a toujours des lieux d’accueil dans le département autre que son siège.
Le conseil peut aussi être informé du fonctionnement des centres de santé mis en place. Des échanges sont organisés avec le médecin conseil, le responsable de la comptabilité, et les différentes personnes responsables des différents groupes de salariés.
Il peut aussi inviter des personnalités extérieures (ex. directeur d’hôpital, MDPH) pour présenter leur rôle et leur articulation avec la CPAM.
Il y a au minimum 4 réunions par an.
Les conseillers votent la présence des différents membres des commissions qui doivent être accessibles aux 3 collèges. »
  • Pourquoi est-il essentiel que des représentants des usagers siègent au sein du conseil de la CPAM ?

Agnès M : « Le RU défend l’ensemble des usagers du système de santé sans mettre en avant sa personne. »
Marie RDC : « Les RU en CPAM ont un rôle fondamental car ils représentent les usagers. Notre posture est de faire en sorte que les gens soient bien soignés et bien remboursés.
Notre rôle est d’attirer l’attention sur les difficultés que rencontrent les usagers dans notre département comme la difficulté à trouver un médecin traitant ou un spécialiste à proximité de chez eux.
Devenir RU en CPAM c’est jouer un rôle de veille sur ce qui se passe en matière de santé dans votre département. Parfois, on nous présente un tableau embelli de l’offre de soins et c’est important d’être présent pour rappeler ce qu’est la réalité du terrain. »
  • Selon vous quelles commissions de la CPAM sont à privilégier par les RU et pourquoi ? 

Agnès M. : « Les commissions où il est directement question de la situation des usagers. La CASS (Commission d’Action Sanitaire et Sociale) ; La Commission de Recours Amiable des usagers et la Commission Paritaire des Médecins.
Les formations délivrées par France Assos Santé permettent de bien s’y impliquer »
Marie RDC : «Je fais partie du bureau de la CPAM, de la CRU (Commission des Relations aux Usagers) et je représente la CPAM au centre de médecine préventive à Nancy.
Ne faisant pas partie d’autres commissions je ne sais pas trop lesquelles vous recommander. D’après ce que j’entends les commissions des pénalités et CRA semblent être des commissions intéressantes où siéger.
Pour moi, le fait d’être membre du bureau me permet d’avoir des contacts plus directs avec la Direction. C’est plus facile de poser des questions, de soulever des points en plus petit comité. Je le recommande.»
  • Quel message aimeriez-vous adresser à des bénévoles qui envisagent de devenir représentants des usagers à la CPAM ?

Agnès M. : «Je les remercie pour leur investissement. Je leur conseille de bien échanger avec les différents collèges employeurs, syndicats et les différents membres de leur collège 3 qui sont des alliés.»
Marie RDC : «En ce 80ème anniversaire de la Sécurité Sociale, c’est spécialement important si on veut défendre un système de santé de qualité accessible à tous.
A titre personnel, ce mandat m’a permis de mieux comprendre le fonctionnement de la sécurité sociale et les enjeux en matière de santé, de rencontrer des gens intéressants et d’horizons variés, et de faire équipe avec les représentants de l’Udaf, de la FNATH ainsi qu’avec les représentants des mutuelles dont le combat va généralement dans le même sens que nous, représentants de France Asso Santé. Je vous encourage à vous lancer dans cette aventure, vous ne le regretterez pas.»
 

Vous êtes convaincus ou presque, participez à l’un des temps d’échanges organisés par France Assos Santé Grand Est sur le mandat RU en CPAM.

Afin de manifester votre intérêt pour ce mandat, vous pouvez d’ores et déjà vous faire connaître auprès de Esther MUNERELLE – Coordinatrice – emunerelle@france-assos-sante.org – 06 25 47 32 05

Pour aller plus loin 

  • Consultez notre brochure « Devenir RU en CPAM » : Cliquez ICI

[REPLAY] Webinaire | e-santé : quelles conditions pour soigner l’accès aux soins ?

Alors que la CNAM (Caisse Nationale d’Assurance Maladie) organise le 27 juin ses Assises Nationales de la Télémédecine, ce webinaire était l’occasion de porter un regard territorial sur l’apport du numérique dans l’accès aux soins.

L’enjeux de ce webinaire était d’exposer les conditions sine qua non pour que la santé numérique puisse être un réel levier d’accès aux soins. L’innovation est incontournable mais elle doit être menée de manière concertée, cohérente et organisée au sein des parcours de soins existants.

Lors de cet évènement, nous avons donné la parole aux représentants d’e-Meuse Santé et OpenCare lab. Ces deux modèles de développement du numérique au service de l’accès aux soins illustrent un travail de prise en compte des préoccupations des différentes parties prenantes du système de santé dont les usagers.

INTERVENANTS 

  • Jean PERRIN, Elu référent à France Assos Santé Grand Est
  • Jean-Charles DRON, Directeur Opérationnel e-Meuse santé
  • Dr Jean-Claude CORNU, Chef de Service de Pneumologie Centre Hospitalier de Verdun Saint-Mihiel
  • Guillaume FACCHI, Président Directeur Général d’OpenCare Lab

Nous vous souhaitons un bon visionnage de ce Webinaire


[REPLAY] Webinaire - Semaine de la Sécurité des Patients : RU soyez au rendez-vous !

France Assos Santé Grand Est a organisé un webinaire le 12 juin dernier à visée préparatoire de la Semaine de la Sécurité des Patients qui se déroulera cette année du 15 au 19 septembre.

L’objectif poursuivi était d’informer su ce qu’est la Semaine de la Sécurité des Patients (SSP) et donner des pistes de réflexion autour desquelles, représentants des usagers et professionnels en établissement de santé, peuvent échanger afin de mettre en place des actions ciblées sur la thématique de l’année « des sois sûrs pour chaque nouveau né et chaque enfant ».

Ils étaient nombreux et nous les en remercions !

Comme annoncé, le replay de la réunion est disponible ici :

Le diaporama diffusé  dans lequel tous les liens (cliquables directement sur le fichier) donnant accès aux différents outils présentés est téléchargeable ici :

Marjorie se tient à votre disposition pour tout besoin d’information complémentaire  et/ou, pour les représentants des usagers faisant partie d’une association adhérente à France Assos Santé, pour tout besoin d’accompagnement méthodologique.

???? mvautrin@france-assos-sante.org

☎️ 07 56 34 08 82


"Garantir l'accès tout en maîtrisant les prescriptions : le défi des antibiotiques" Retour sur la commission du réseau

Pour sa première commission réseau de 2025, France Assos Santé Grand Est a invité le Dr Florence LIEUTIER-COLAS, Pharmacien Praticien Hospitalier et responsable du CRAtb Grand Est (Centre régional en antibiothérapie) AntibioEst.

L’objet de cette commission réseau était de permettre aux adhérents d’être correctement informés sur les enjeux de l’antibiorésistance et découvrir des outils de sensibilisation du grand public sur le sujet.

Le déroulé de l’intervention a porté sur les Enjeux de l’antibiorésistance à l’international et en Grand Est. Dr Colas nous a ensuite présenté les acteurs et actions en Grand Est ainsi que les Outils de sensibilisation du grand public.

L’antibiorésistance, un problème de santé publique majeur

L’antibiotique est un médicament, accessible uniquement sur prescription médicale, qui permet de ralentir la croissance ou tuer des bactéries. Les antibiotiques vont éliminer les bactéries qui nous rendent malades mais sont susceptibles d’avoir également un impact sur celles qui permettent de faire fonctionner notre corps :  le microbiote.

Le microbiote contribue notamment à la digestion des aliments, l’absorption des nutriments, la synthèse de certaines vitamines ainsi qu’à la protection contre certaines infections en aidant le système immunitaire.

Le recours aux antibiotiques n’est pas anodin, car toute antibiothérapie a un impact sur notre microbiote.

Les causes de l’antibiorésistance 

La résistance aux antibiotiques est la capacité d’une bactérie à lutter contre l’action d’un ou de plusieurs antibiotiques. Les humains et les animaux ne deviennent pas résistants aux traitements antibiotiques, ce sont les bactéries qu’ils portent qui peuvent le devenir.

La surconsommation d’antibiotiques et leurs mauvais usages favorisent depuis des années l’émergence des bactéries résistantes et cela dans tous les écosystèmes, compromettant l’efficacité des traitements pour les humains et les animaux. La pression de sélection exercée par toutes les utilisations d’antibiotiques depuis 80 ans est donc en cause.

Mais au-delà du monde de la santé, l’incorporation des antibiotiques dans l’alimentation des animaux d’élevage (interdite en utilisation pour favoriser la croissance animale dans l’UE depuis 2006) ainsi que le rejet d’antibiotiques et désinfectants dans l’environnement participent activement à l’antibiorésistance.

Un exemple pour expliquer comment la résistance aux antibiotiques se propage :

Dans les élevages, les animaux peuvent être traités par des antibiotiques et donc être porteurs de bactéries résistantes aux antibiotiques, les légumes peuvent être contaminés par des bactéries résistantes aux antibiotiques issus du fumier animal utilisé comme engrais. Les bactéries résistantes aux antibiotiques peuvent être transmises à l’homme par l’ingestion d’aliments et par contact direct avec les animaux.

Les traitements antibiotiques à spectre étroit (actifs sur moins d’espèces bactériennes, visant spécifiquement les bactéries pathogènes chez le patient) seront privilégiés.

La réalisation d’un antibiogramme permettra de connaitre les antibiotiques actifs (ou pas) sur la bactérie isolée d’un prélèvement biologique du patient (hémoculture, urines, …). Ces résultats permettront de guider la prescription antibiotique.

La surconsommation d’antibiotiques est responsable de l’augmentation des résistances bactériennes aux antibiotiques, faisant craindre des impasses thérapeutiques de plus en plus fréquentes.

Les conséquences  de l’antibiorésistance 

  • Ce phénomène compromet l’efficacité des traitements antibiotiques, nuisant à notre santé et à celle des animaux.
  • Des bactéries qui n’étaient plus un danger pour l’être humain peuvent ainsi redevenir difficiles voire impossibles à éliminer.
  • L’antibiorésistance menace aussi les succès de la médecine moderne, puisque les chirurgies complexes, les chimiothérapies anticancéreuses, les prises en charge en réanimation, par exemple, se compliquent parfois d’infections bactériennes et nécessitent des antibiotiques efficaces.

La consommation d’antibiotique en France et en Grand Est

Des études révèlent que une fois sur deux les antibiotiques prescrits sont en réalité inutiles ou inappropriés. Comme le montre le schéma ci-dessous, entre 2013 et fin 2019 la consommation d’antibiotiques toutes classes d’âges confondues a diminué progressivement.  Depuis le covid en 2020, cette consommation d’antibiotiques a réaugmentée particulièrement pour les 0-4 ans et est revenue aux niveaux d’avant COVID*.

*(source : Santé Publique France )

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En Europe, la France reste parmi les 5 plus fort prescripteurs en antibiotiques (le 3e plus gros consommateur d’antibiotiques il y a 10 ans et nous étions en 2022 toujours en 5e positions). En France la région Grand Est fait partie des régions les plus consommatrices d’antibiotiques en établissement de santé.

Les acteurs en région Grand Est

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Le CRATB agit auprès des établissements de santé, établissements médico-sociaux, soin ambulatoire et du grand public afin de :

  • Mettre en œuvre, en région, la stratégie nationale de prévention des infections et de l’antibiorésistance  sur le volet bon usage des antibiotiques (BUA)
  • Apporter expertise et appui aux professionnels de santé, quels que soient leurs modes et lieux d’exercice,  pour le bon usage des antibiotiques (BUA) et la prévention de l’antibiorésistance
  • Coordonner et animer les réseaux de professionnels de santé en charge de la mise en place des programmes de BUA (équipes multidisciplinaires et référents en antibiothérapie, médecins généralistes formés à l’antibiothérapie)

Ils mettent en œuvre des orientations régionales de la politique de santé dans le domaine du bon usage des antibiotiques et de la lutte contre l’antibiorésistance.

Afin d’accompagner les différents acteurs du bon usage des antibiotiques (BUA) sur ces questions, il existe des Equipes Multidisciplinaires en Antibiothérapie (EMA). Il y en a 4 en région Grand Est portées par le CHU de Reims, les hôpitaux universitaires de Strasbourg, le CHU de Nancy et les Hôpitaux Civils de Colmar. Ces EMA organisent une activité de conseil clinique en infectiologie dans et hors les murs, et proposent des actions de promotion du BUA sur les territoires géographiques de leur GHT.  L’objectif 2026 est d’avoir 11 EMA pour les 11 GHT en Grand Est, grâce au soutien financier de l’ARS Grand Est.

Pour tout savoir sur le CRATB – RDV sur leur site internet

Outils de sensibilisation du grand public

L’antibiorésistance étant une priorité à forts enjeux, de nombreux outils ont été développés y compris pour sensibiliser le grand public.

Antibio’Malin 

C’est un espace en ligne thématique contenant des informations pratiques accessibles à tous. Il a pour but d’améliorer les connaissances sur comment s’attrape une infection, comment éviter de la transmettre à son entourage et que faire pour se sentir mieux. Il informe sur les traitements antibiotiques et les principales infections. L’objectif est de nous permettre d’utiliser les antibiotiques uniquement lorsque c’est nécessaire et à bon escient.

E-bug 

C’est une ressource pédagogique gratuite et ludique destinée aux élèves de la maternelle au lycée, à leurs enseignants, aux soignants ainsi qu’aux étudiants en santé. Il recense des outils concernant les micro-organismes, la transmission, la prévention et le traitement des infections.

D’autres outils sont produits et mis à disposition par Santé Publique France et l’Assurance Maladie.

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Le CRATB est tout à fait prêt à collaborer avec le réseau de France Assos Santé pour mieux sensibiliser sur l’antibiorésistance, sur le fonctionnement des antibiotiques et sur les ressources existantes pour permettre à chacun d’être mieux informé et de mieux se soigner.

De nombreux outils sont déjà disponibles sur le site :  https://www.antibioest.org


[REPLAY] Webinaire "Les inégalités sociales et territoriales en santé en région Grand Est"

Le lundi 31 mars, de 10h à 12h, France Assos Santé Grand Est a organisé, en lien avec l’ORS Grand Est et l’Udaf 51, un webinaire destiné à sensibiliser et informer les acteurs associatifs sur les inégalités sociales et territoriales de santé qui affectent la région Grand Est. Cet événement a été l’occasion de faire le point sur cette problématique majeure et de découvrir les leviers concrets pour y remédier.

Les inégalités sociales et territoriales de santé restent une réalité prégnante dans de nombreuses régions de France, notamment Grand Est. Dans le cadre de son plan stratégique 2023-2026, France Assos Santé Grand Est a souhaité constituer un groupe de travail portant sur la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé. C’est à travers les travaux de ce groupe, que la volonté de mettre en place ce webinaire est née.
Les membres du groupe de travail ont souhaité pouvoir sensibiliser les membres des associations adhérentes à France Assos Santé Grand Est, aux enjeux liés à ces inégalités, tout en proposant des solutions et des actions concrètes pour les réduire.


Retour sur notre commission du réseau sur le pouvoir d’agir des personnes vulnérables en matière de vie intime, sexuelle et affective.

Les personnes en situation de handicap ont le droit, comme tout un chacun, au respect de leur vie privée. Bien que la reconnaissance d’une vie affective et sexuelle chez les personnes en situation de handicap ait progressé ces dernières années, dans les faits le tabou persiste.

Lors de notre dernière commission de réseau, nous avons invité l’UDAF 54 à venir nous présenter deux dispositifs qu’elle porte en Grand Est au service de l’autodétermination des personnes vulnérables en matière de santé sexuelle et affective.

Quelques données de contexte :

Les femmes en situation de handicap sont particulièrement vulnérables face aux violences et maltraitances. Les chiffres sont alarmants : en Europe, quatre femmes sur cinq en situation de handicap subissent des violences ou maltraitances, qu’elles soient physiques, psychologiques, sexuelles, financières ou médicales. Parmi elles, 35 % subissent des violences physiques ou sexuelles de la part de leur partenaire, contre 19 % des femmes dites valides.

Parallèlement à cela l’accès à la santé des femmes en situation de handicap est insuffisant.

Ouverture du centre IntimAgir Grand-Est : un dispositif innovant

Face à cette situation alarmante, et pour donner suite au grenelle contre les violences conjugales, le ministère de la santé a mandaté les ARS régionales pour mettre en place des initiatives concrètes, avec la création de centre ressources. Le 1er mars 2022, le centre ressources IntimAgir Grand-Est a ouvert ses portes. Il s’agit d’un dispositif innovant, créé par et pour les personnes en situation de handicap, avec des missions bien définies :

  1. Recenser, informer et mutualiser les ressources existantes sur les thématiques de la vie intime, affective, et sexuelle, ainsi que sur la parentalité et la lutte contre les violences.
  2. Dynamiser les réseaux et le partenariat à l’échelle régionale pour favoriser une meilleure collaboration entre les acteurs.
  3. Offrir un premier niveau d’écoute et d’orientation aux personnes concernées et leurs aidants.
  4. Améliorer les compétences des professionnels de santé et du secteur médico-social pour une prise en charge plus adaptée.

Ce centre souhaite fédérer les acteurs régionaux et créer un espace de collaboration autour de ces thématiques sensibles. Il vise à favoriser l’autodétermination et l’autonomisation des personnes en situation de handicap, leur permettant ainsi de mieux prendre position et faire des choix éclairés concernant leur vie intime et leur santé.

Le projet Handigynéco : un suivi gynécologique adapté

Parallèlement, un autre projet clé a vu le jour pour répondre à une problématique majeure : le suivi gynécologique des femmes en situation de handicap. Le projet Handigynéco, initialement expérimenté en Île-de-France, Bretagne et Normandie, est désormais déployé dans la région Grand-Est, sous l’égide du centre IntimAgir.

Plus de 60 % des femmes en situation de handicap dans les établissements médico-sociaux (ESMS) ne bénéficient pas d’un suivi gynécologique régulié. Handigynéco entend changer cela en offrant un accès équitable aux soins gynécologiques tout en prenant en compte les spécificités des handicaps et les besoins particuliers de chaque femme.

Les objectifs du projet Handigynéco :

  • Prévention et dépistage des pathologies gynécologiques.
  • Promotion de la santé génésique et sexuelle, avec des conseils sur la contraception et la parentalité.
  • Dépistage des violences et accompagnement des victimes.
  • Sensibilisation à la vie affective et sexuelle (VAS), avec une forte emphase sur la prévention des violences faites aux femmes.

Un dispositif sur mesure

Des sage-femmes formées spécifiquement à cette approche interviennent directement dans les établissements médico-sociaux. Elles réalisent des consultations individuelles de prévention d’une heure et animent des ateliers de sensibilisation. Cette approche garantit un accès à un suivi gynécologique souvent inexistant jusqu’à présent. Les sage-femmes bénéficient d’une formation de trois jours sur les spécificités des handicaps, les techniques de communication alternative et augmentée, et le travail en réseau.

Le projet est financé par l’ARS du Grand-Est, garantissant une gratuité des services pour les établissements médico-sociaux. Cela permet de rendre ce suivi essentiel accessible à toutes les femmes concernées, tout en rémunérant les sages-femmes pour leur participation.

 

Le centre IntimAgir Grand-Est et le projet Handigynéco représentent des avancées majeures dans la lutte contre les violences faites aux femmes en situation de handicap et dans l’amélioration de leur prise en charge médicale, notamment gynécologique.

Ces initiatives offrent un soutien indispensable aux personnes en situation de handicap afin de leur permettre d’accéder à la vie intime, amoureuse et sexuelle à laquelle elles aspirent.

Pour en savoir plus :

https://crhvas-grandest.fr/

Contact :

Julie BANDEL
Cheffe de service du centre de ressources
Tél : 06 49 48 17 19
Mail : julie.bandel@udaf54.com


Au revoir Samira !

Samira quitte la délégation Grand Est de France Assos Santé après 5 ans et demi, en tant que chargée de mission, correspondante formation et formatrice. Nous savons que vous serez peut-être déçus de ne pas lui avoir dit au revoir, alors nous lui avons posé quelques questions pour vous.

 

Samira quel est ton nouveau projet professionnel ?
Après 5 années en tant que chargée de mission à France Assos Santé, de beaux projets menés en partenariat, l’accompagnement de bénévoles et de représentants des usagers, de belles rencontres, j’ai souhaité me lancer de nouveaux défis. Et, c’est ainsi que tout en ayant toujours à cœur les thématiques liées à la Santé et le Social, je vais transmettre ces connaissances et expériences dans le cadre de l’enseignement en lycée et tenter les futurs professionnels dans la santé et le social.

Qu’est-ce que tu retiens de France Assos Santé ?
Tout d’abord dans le Grand Est, la bonne entente, la cohésion, la complémentarité et la solidarité avec mon équipe. Les liens avec les référents administrateurs des dossiers qui m’ont été confiés, notamment en termes de richesses d’idée, de développement des actions de la conviction et du dynamisme pour ces groupes de travail. Les liens avec les membres du bureau, les administrateurs et le lien humains avec les bénévoles et représentants des usagers surtout dans la formation. La formation et l’accompagnement des bénévoles, tant dans la représentation des usagers que dans la compréhension du système de santé et l’accompagnement des usagers.
Et enfin, le lien avec l’équipe du service formation, dans les idées, la construction des formations, l’organisation et l’ensemble des collègues de cette grande entité qu’est France Assos Santé, aussi bien en métropole que dans les DOM-TOM.

Qu’as tu envie de dire à ton ou ta remplaçante ?
Cette diversité et cette richesse offre une opportunité de belles rencontres, de nombreux échanges et de beaux projets.

Souhaites tu ajouter quelque chose ?
Merci à tous !

Nous sommes ravis que Samira voit son nouveau projet professionnel aboutir, même si nous regrettons de la voir partir. Si vous souhaitez contribuer à un petit cadeau de départ, vous pouvez le faire jusqu'au 22 septembre 2024.