Pourquoi devenir RU en CPAM ? Regards croisés de 2 Représentantes des usagers
Agnès Michel, membre de l’association SOS hépatites termine actuellement son 5e mandat en CPAM et ne pourra pas poursuivre en raison de la limite d’âge.
Marie Rougane de Chanteloup, membre de l’association familiale catholique de Troyes achève son 1er mandat de RU en CPAM et va poursuivre son engagement en postulant à nouveau en 2026.
Nous les avons interrogées afin de vous donner à voir concrètement ce qu’implique et apporte le mandat de RU en CPAM.
- Quel est le rôle du conseil de la CPAM ?
-
Pourquoi est-il essentiel que des représentants des usagers siègent au sein du conseil de la CPAM ?
-
Selon vous quelles commissions de la CPAM sont à privilégier par les RU et pourquoi ?
-
Quel message aimeriez-vous adresser à des bénévoles qui envisagent de devenir représentants des usagers à la CPAM ?
Vous êtes convaincus ou presque, participez à l’un des temps d’échanges organisés par France Assos Santé Grand Est sur le mandat RU en CPAM.
Pour aller plus loin
- Consultez notre brochure « Devenir RU en CPAM » : Cliquez ICI
[REPLAY] Webinaire | e-santé : quelles conditions pour soigner l’accès aux soins ?
Alors que la CNAM (Caisse Nationale d’Assurance Maladie) organise le 27 juin ses Assises Nationales de la Télémédecine, ce webinaire était l’occasion de porter un regard territorial sur l’apport du numérique dans l’accès aux soins.
L’enjeux de ce webinaire était d’exposer les conditions sine qua non pour que la santé numérique puisse être un réel levier d’accès aux soins. L’innovation est incontournable mais elle doit être menée de manière concertée, cohérente et organisée au sein des parcours de soins existants.
Lors de cet évènement, nous avons donné la parole aux représentants d’e-Meuse Santé et OpenCare lab. Ces deux modèles de développement du numérique au service de l’accès aux soins illustrent un travail de prise en compte des préoccupations des différentes parties prenantes du système de santé dont les usagers.
INTERVENANTS
- Jean PERRIN, Elu référent à France Assos Santé Grand Est
- Jean-Charles DRON, Directeur Opérationnel e-Meuse santé
- Dr Jean-Claude CORNU, Chef de Service de Pneumologie Centre Hospitalier de Verdun Saint-Mihiel
- Guillaume FACCHI, Président Directeur Général d’OpenCare Lab
Nous vous souhaitons un bon visionnage de ce Webinaire
[REPLAY] Webinaire - Semaine de la Sécurité des Patients : RU soyez au rendez-vous !
France Assos Santé Grand Est a organisé un webinaire le 12 juin dernier à visée préparatoire de la Semaine de la Sécurité des Patients qui se déroulera cette année du 15 au 19 septembre.
L’objectif poursuivi était d’informer su ce qu’est la Semaine de la Sécurité des Patients (SSP) et donner des pistes de réflexion autour desquelles, représentants des usagers et professionnels en établissement de santé, peuvent échanger afin de mettre en place des actions ciblées sur la thématique de l’année « des sois sûrs pour chaque nouveau né et chaque enfant ».
Ils étaient nombreux et nous les en remercions !
Comme annoncé, le replay de la réunion est disponible ici :

Marjorie se tient à votre disposition pour tout besoin d’information complémentaire et/ou, pour les représentants des usagers faisant partie d’une association adhérente à France Assos Santé, pour tout besoin d’accompagnement méthodologique.
???? mvautrin@france-assos-sante.org
☎️ 07 56 34 08 82
"Garantir l'accès tout en maîtrisant les prescriptions : le défi des antibiotiques" Retour sur la commission du réseau
Pour sa première commission réseau de 2025, France Assos Santé Grand Est a invité le Dr Florence LIEUTIER-COLAS, Pharmacien Praticien Hospitalier et responsable du CRAtb Grand Est (Centre régional en antibiothérapie) AntibioEst.
L’objet de cette commission réseau était de permettre aux adhérents d’être correctement informés sur les enjeux de l’antibiorésistance et découvrir des outils de sensibilisation du grand public sur le sujet.
Le déroulé de l’intervention a porté sur les Enjeux de l’antibiorésistance à l’international et en Grand Est. Dr Colas nous a ensuite présenté les acteurs et actions en Grand Est ainsi que les Outils de sensibilisation du grand public.
L’antibiorésistance, un problème de santé publique majeur
L’antibiotique est un médicament, accessible uniquement sur prescription médicale, qui permet de ralentir la croissance ou tuer des bactéries. Les antibiotiques vont éliminer les bactéries qui nous rendent malades mais sont susceptibles d’avoir également un impact sur celles qui permettent de faire fonctionner notre corps : le microbiote.
Le microbiote contribue notamment à la digestion des aliments, l’absorption des nutriments, la synthèse de certaines vitamines ainsi qu’à la protection contre certaines infections en aidant le système immunitaire.
Le recours aux antibiotiques n’est pas anodin, car toute antibiothérapie a un impact sur notre microbiote.
Les causes de l’antibiorésistance
La résistance aux antibiotiques est la capacité d’une bactérie à lutter contre l’action d’un ou de plusieurs antibiotiques. Les humains et les animaux ne deviennent pas résistants aux traitements antibiotiques, ce sont les bactéries qu’ils portent qui peuvent le devenir.
La surconsommation d’antibiotiques et leurs mauvais usages favorisent depuis des années l’émergence des bactéries résistantes et cela dans tous les écosystèmes, compromettant l’efficacité des traitements pour les humains et les animaux. La pression de sélection exercée par toutes les utilisations d’antibiotiques depuis 80 ans est donc en cause.
Mais au-delà du monde de la santé, l’incorporation des antibiotiques dans l’alimentation des animaux d’élevage (interdite en utilisation pour favoriser la croissance animale dans l’UE depuis 2006) ainsi que le rejet d’antibiotiques et désinfectants dans l’environnement participent activement à l’antibiorésistance.
Un exemple pour expliquer comment la résistance aux antibiotiques se propage :
Dans les élevages, les animaux peuvent être traités par des antibiotiques et donc être porteurs de bactéries résistantes aux antibiotiques, les légumes peuvent être contaminés par des bactéries résistantes aux antibiotiques issus du fumier animal utilisé comme engrais. Les bactéries résistantes aux antibiotiques peuvent être transmises à l’homme par l’ingestion d’aliments et par contact direct avec les animaux.
Les traitements antibiotiques à spectre étroit (actifs sur moins d’espèces bactériennes, visant spécifiquement les bactéries pathogènes chez le patient) seront privilégiés.
La réalisation d’un antibiogramme permettra de connaitre les antibiotiques actifs (ou pas) sur la bactérie isolée d’un prélèvement biologique du patient (hémoculture, urines, …). Ces résultats permettront de guider la prescription antibiotique.
La surconsommation d’antibiotiques est responsable de l’augmentation des résistances bactériennes aux antibiotiques, faisant craindre des impasses thérapeutiques de plus en plus fréquentes.
Les conséquences de l’antibiorésistance
- Ce phénomène compromet l’efficacité des traitements antibiotiques, nuisant à notre santé et à celle des animaux.
- Des bactéries qui n’étaient plus un danger pour l’être humain peuvent ainsi redevenir difficiles voire impossibles à éliminer.
- L’antibiorésistance menace aussi les succès de la médecine moderne, puisque les chirurgies complexes, les chimiothérapies anticancéreuses, les prises en charge en réanimation, par exemple, se compliquent parfois d’infections bactériennes et nécessitent des antibiotiques efficaces.
La consommation d’antibiotique en France et en Grand Est
Des études révèlent que une fois sur deux les antibiotiques prescrits sont en réalité inutiles ou inappropriés. Comme le montre le schéma ci-dessous, entre 2013 et fin 2019 la consommation d’antibiotiques toutes classes d’âges confondues a diminué progressivement. Depuis le covid en 2020, cette consommation d’antibiotiques a réaugmentée particulièrement pour les 0-4 ans et est revenue aux niveaux d’avant COVID*.
*(source : Santé Publique France )
En Europe, la France reste parmi les 5 plus fort prescripteurs en antibiotiques (le 3e plus gros consommateur d’antibiotiques il y a 10 ans et nous étions en 2022 toujours en 5e positions). En France la région Grand Est fait partie des régions les plus consommatrices d’antibiotiques en établissement de santé.
Les acteurs en région Grand Est
Le CRATB agit auprès des établissements de santé, établissements médico-sociaux, soin ambulatoire et du grand public afin de :
- Mettre en œuvre, en région, la stratégie nationale de prévention des infections et de l’antibiorésistance sur le volet bon usage des antibiotiques (BUA)
- Apporter expertise et appui aux professionnels de santé, quels que soient leurs modes et lieux d’exercice, pour le bon usage des antibiotiques (BUA) et la prévention de l’antibiorésistance
- Coordonner et animer les réseaux de professionnels de santé en charge de la mise en place des programmes de BUA (équipes multidisciplinaires et référents en antibiothérapie, médecins généralistes formés à l’antibiothérapie)
Ils mettent en œuvre des orientations régionales de la politique de santé dans le domaine du bon usage des antibiotiques et de la lutte contre l’antibiorésistance.
Afin d’accompagner les différents acteurs du bon usage des antibiotiques (BUA) sur ces questions, il existe des Equipes Multidisciplinaires en Antibiothérapie (EMA). Il y en a 4 en région Grand Est portées par le CHU de Reims, les hôpitaux universitaires de Strasbourg, le CHU de Nancy et les Hôpitaux Civils de Colmar. Ces EMA organisent une activité de conseil clinique en infectiologie dans et hors les murs, et proposent des actions de promotion du BUA sur les territoires géographiques de leur GHT. L’objectif 2026 est d’avoir 11 EMA pour les 11 GHT en Grand Est, grâce au soutien financier de l’ARS Grand Est.
Pour tout savoir sur le CRATB – RDV sur leur site internet
Outils de sensibilisation du grand public
L’antibiorésistance étant une priorité à forts enjeux, de nombreux outils ont été développés y compris pour sensibiliser le grand public.
C’est un espace en ligne thématique contenant des informations pratiques accessibles à tous. Il a pour but d’améliorer les connaissances sur comment s’attrape une infection, comment éviter de la transmettre à son entourage et que faire pour se sentir mieux. Il informe sur les traitements antibiotiques et les principales infections. L’objectif est de nous permettre d’utiliser les antibiotiques uniquement lorsque c’est nécessaire et à bon escient.
C’est une ressource pédagogique gratuite et ludique destinée aux élèves de la maternelle au lycée, à leurs enseignants, aux soignants ainsi qu’aux étudiants en santé. Il recense des outils concernant les micro-organismes, la transmission, la prévention et le traitement des infections.
D’autres outils sont produits et mis à disposition par Santé Publique France et l’Assurance Maladie.
Le CRATB est tout à fait prêt à collaborer avec le réseau de France Assos Santé pour mieux sensibiliser sur l’antibiorésistance, sur le fonctionnement des antibiotiques et sur les ressources existantes pour permettre à chacun d’être mieux informé et de mieux se soigner.
De nombreux outils sont déjà disponibles sur le site : https://www.antibioest.org
[REPLAY] Webinaire "Les inégalités sociales et territoriales en santé en région Grand Est"
Le lundi 31 mars, de 10h à 12h, France Assos Santé Grand Est a organisé, en lien avec l’ORS Grand Est et l’Udaf 51, un webinaire destiné à sensibiliser et informer les acteurs associatifs sur les inégalités sociales et territoriales de santé qui affectent la région Grand Est. Cet événement a été l’occasion de faire le point sur cette problématique majeure et de découvrir les leviers concrets pour y remédier.
Les inégalités sociales et territoriales de santé restent une réalité prégnante dans de nombreuses régions de France, notamment Grand Est. Dans le cadre de son plan stratégique 2023-2026, France Assos Santé Grand Est a souhaité constituer un groupe de travail portant sur la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé. C’est à travers les travaux de ce groupe, que la volonté de mettre en place ce webinaire est née.
Les membres du groupe de travail ont souhaité pouvoir sensibiliser les membres des associations adhérentes à France Assos Santé Grand Est, aux enjeux liés à ces inégalités, tout en proposant des solutions et des actions concrètes pour les réduire.
Retour sur notre commission du réseau sur le pouvoir d’agir des personnes vulnérables en matière de vie intime, sexuelle et affective.
Les personnes en situation de handicap ont le droit, comme tout un chacun, au respect de leur vie privée. Bien que la reconnaissance d’une vie affective et sexuelle chez les personnes en situation de handicap ait progressé ces dernières années, dans les faits le tabou persiste.
Lors de notre dernière commission de réseau, nous avons invité l’UDAF 54 à venir nous présenter deux dispositifs qu’elle porte en Grand Est au service de l’autodétermination des personnes vulnérables en matière de santé sexuelle et affective.
Quelques données de contexte :
Les femmes en situation de handicap sont particulièrement vulnérables face aux violences et maltraitances. Les chiffres sont alarmants : en Europe, quatre femmes sur cinq en situation de handicap subissent des violences ou maltraitances, qu’elles soient physiques, psychologiques, sexuelles, financières ou médicales. Parmi elles, 35 % subissent des violences physiques ou sexuelles de la part de leur partenaire, contre 19 % des femmes dites valides.
Parallèlement à cela l’accès à la santé des femmes en situation de handicap est insuffisant.
Ouverture du centre IntimAgir Grand-Est : un dispositif innovant
Face à cette situation alarmante, et pour donner suite au grenelle contre les violences conjugales, le ministère de la santé a mandaté les ARS régionales pour mettre en place des initiatives concrètes, avec la création de centre ressources. Le 1er mars 2022, le centre ressources IntimAgir Grand-Est a ouvert ses portes. Il s’agit d’un dispositif innovant, créé par et pour les personnes en situation de handicap, avec des missions bien définies :
- Recenser, informer et mutualiser les ressources existantes sur les thématiques de la vie intime, affective, et sexuelle, ainsi que sur la parentalité et la lutte contre les violences.
- Dynamiser les réseaux et le partenariat à l’échelle régionale pour favoriser une meilleure collaboration entre les acteurs.
- Offrir un premier niveau d’écoute et d’orientation aux personnes concernées et leurs aidants.
- Améliorer les compétences des professionnels de santé et du secteur médico-social pour une prise en charge plus adaptée.
Ce centre souhaite fédérer les acteurs régionaux et créer un espace de collaboration autour de ces thématiques sensibles. Il vise à favoriser l’autodétermination et l’autonomisation des personnes en situation de handicap, leur permettant ainsi de mieux prendre position et faire des choix éclairés concernant leur vie intime et leur santé.
Le projet Handigynéco : un suivi gynécologique adapté
Parallèlement, un autre projet clé a vu le jour pour répondre à une problématique majeure : le suivi gynécologique des femmes en situation de handicap. Le projet Handigynéco, initialement expérimenté en Île-de-France, Bretagne et Normandie, est désormais déployé dans la région Grand-Est, sous l’égide du centre IntimAgir.
Plus de 60 % des femmes en situation de handicap dans les établissements médico-sociaux (ESMS) ne bénéficient pas d’un suivi gynécologique régulié. Handigynéco entend changer cela en offrant un accès équitable aux soins gynécologiques tout en prenant en compte les spécificités des handicaps et les besoins particuliers de chaque femme.
Les objectifs du projet Handigynéco :
- Prévention et dépistage des pathologies gynécologiques.
- Promotion de la santé génésique et sexuelle, avec des conseils sur la contraception et la parentalité.
- Dépistage des violences et accompagnement des victimes.
- Sensibilisation à la vie affective et sexuelle (VAS), avec une forte emphase sur la prévention des violences faites aux femmes.
Un dispositif sur mesure
Des sage-femmes formées spécifiquement à cette approche interviennent directement dans les établissements médico-sociaux. Elles réalisent des consultations individuelles de prévention d’une heure et animent des ateliers de sensibilisation. Cette approche garantit un accès à un suivi gynécologique souvent inexistant jusqu’à présent. Les sage-femmes bénéficient d’une formation de trois jours sur les spécificités des handicaps, les techniques de communication alternative et augmentée, et le travail en réseau.
Le projet est financé par l’ARS du Grand-Est, garantissant une gratuité des services pour les établissements médico-sociaux. Cela permet de rendre ce suivi essentiel accessible à toutes les femmes concernées, tout en rémunérant les sages-femmes pour leur participation.
Le centre IntimAgir Grand-Est et le projet Handigynéco représentent des avancées majeures dans la lutte contre les violences faites aux femmes en situation de handicap et dans l’amélioration de leur prise en charge médicale, notamment gynécologique.
Ces initiatives offrent un soutien indispensable aux personnes en situation de handicap afin de leur permettre d’accéder à la vie intime, amoureuse et sexuelle à laquelle elles aspirent.
Pour en savoir plus :
Contact :
Julie BANDEL
Cheffe de service du centre de ressources
Tél : 06 49 48 17 19
Mail : julie.bandel@udaf54.com
Au revoir Samira !
Samira quitte la délégation Grand Est de France Assos Santé après 5 ans et demi, en tant que chargée de mission, correspondante formation et formatrice. Nous savons que vous serez peut-être déçus de ne pas lui avoir dit au revoir, alors nous lui avons posé quelques questions pour vous.
Samira quel est ton nouveau projet professionnel ?
Après 5 années en tant que chargée de mission à France Assos Santé, de beaux projets menés en partenariat, l’accompagnement de bénévoles et de représentants des usagers, de belles rencontres, j’ai souhaité me lancer de nouveaux défis. Et, c’est ainsi que tout en ayant toujours à cœur les thématiques liées à la Santé et le Social, je vais transmettre ces connaissances et expériences dans le cadre de l’enseignement en lycée et tenter les futurs professionnels dans la santé et le social.
Qu’est-ce que tu retiens de France Assos Santé ?
Tout d’abord dans le Grand Est, la bonne entente, la cohésion, la complémentarité et la solidarité avec mon équipe. Les liens avec les référents administrateurs des dossiers qui m’ont été confiés, notamment en termes de richesses d’idée, de développement des actions de la conviction et du dynamisme pour ces groupes de travail. Les liens avec les membres du bureau, les administrateurs et le lien humains avec les bénévoles et représentants des usagers surtout dans la formation. La formation et l’accompagnement des bénévoles, tant dans la représentation des usagers que dans la compréhension du système de santé et l’accompagnement des usagers.
Et enfin, le lien avec l’équipe du service formation, dans les idées, la construction des formations, l’organisation et l’ensemble des collègues de cette grande entité qu’est France Assos Santé, aussi bien en métropole que dans les DOM-TOM.
Qu’as tu envie de dire à ton ou ta remplaçante ?
Cette diversité et cette richesse offre une opportunité de belles rencontres, de nombreux échanges et de beaux projets.
Souhaites tu ajouter quelque chose ?
Merci à tous !
Nous sommes ravis que Samira voit son nouveau projet professionnel aboutir, même si nous regrettons de la voir partir. Si vous souhaitez contribuer à un petit cadeau de départ, vous pouvez le faire jusqu'au 22 septembre 2024.
Journée de lancement des Groupes de Travail de France Assos Santé Grand Est
Ce jeudi 20 juin 2024 avait lieu la journée de lancement des Groupes de travail (GT) de France Assos Santé Grand Est. Une dizaine d’acteurs associatifs étaient présents au Domaine de l’Asnée à Villers-lès-Nancy pour apprendre à se connaitre, échanger sur les thématiques définies dans le cadre du Plan stratégique 2023-2026 de France Assos Santé Grand Est, et, définir des axes de travail pour les années à venir.

France Assos Santé Grand Est a réuni les adhérents de ses associations membres qui ont souhaité s’investir dans les groupes de travail (GT) pour lancer la dynamique de l’ambition 3 de son plan stratégique. La matinée a été mis sous le signe de l’interconnaissance. Les équipes ont proposé à chaque participant de produire un blason afin de présenter leur association, leur rôle au sein de cette association et ce qu’il pensait pouvoir apporter au GT.


Nous avons terminé la matinée, par quelques apports théoriques sur les thématiques définies par les membres des associations du réseau lors d’une enquête menée du 22 juin au 17 septembre 2023, et validées par les membres présents au séminaire régional du 27 septembre 2023.
Après une pause méridienne, nous avons repris la journée à l’aide de technique participative pour travailler concrètement sur les thématiques :
- Réduire les inégalités sociales et territoriales en matière de santé
- Accompagner les citoyens dans la complexité du système de santé pour qu’ils puissent s’y repérer et prendre, individuellement et collectivement, part aux décisions qui les concernent en matière de santé
- Favoriser l’accès aux soins de qualité.
NB : Faute de participant, la 3ème thématique n’a pas pu être travaillée.
Des cartes mentales, on permis aux personnes présentes de définir dans un premier temps des sous-thématiques, puis des actions potentielles à travailler.


Nous avons donc pu recenser l’ensemble des idées d’actions proposées par les différents GT pour savoir s’il s’agissait d’actions réalisables par le GT « Pour nous », réalisables par d’autres acteurs « Pour eux », ou s’il s’agissait d’actions déjà proposées par France Assos Santé via ses différents services (service formation, pôle plaidoyer national, etc…).


Pour terminer la journée de travail, les personnes présentes ont pu prioriser chaque action réalisable par les GT, à l’aide de gommettes.

Les 3 actions prioritaires pour le GT « Réduire les Inégalités Sociales et Territoriales en matière de Santé (ISTS) » sont les suivantes :
- Savoir comment fonctionne les Services d’Accès aux Soins (SAS) et leur organisation
- Faire un état des lieux sur les ISTS en région Grand Est par rapport à l’offre de soins
- Créer un partenariat avec les Maisons France Service au niveau régional pour faire connaître Santé Info Droits
Les 3 actions prioritaires pour le GT « Accompagner les citoyens dans la complexité du système de santé pour qu’ils puissent s’y repérer et prendre part aux décisions qui les concernent en matière de santé » sont les suivantes :
- Être informé sur les parcours de soins dans les territoires
- Identifier les points de rupture dans les parcours de soins des usagers pour mieux les accompagner
- Informer les membres des associations adhérentes à France Assos Santé Grand Est à propos du dispositif « Mon Espace Santé »
Vous êtes membres d'une association adhérente à France Assos Santé Grand Est ou adhérente au niveau national à France Assos Santé, et vous souhaitez vous investir dans l'un des 3 groupes de travail :
- Réduire les inégalités sociales et territoriales en matière de santé
- Accompagner les citoyens dans la complexité du système de santé pour qu'ils puissent s'y repérer et prendre, individuellement et collectivement, part aux décisions qui les concernent en matière de santé
- Favoriser l'accès aux soins de qualité.
Contacter par mail M. Benoit FAVERGE, chargé de mission, pour faire votre demande : bfaverge@france-assos-sante.org
Retour sur la commission du réseau : loi immigration et contexte politique visant à revenir sur les droits en santé des personnes étrangères
Cette commission du réseau a été programmée dans le contexte des discussions autour du projet de loi dite « asile et immigration », en cours au mois de décembre 2023. A ce stade, le texte prévoyait, dans sa version adoptée en Commission mixte paritaire, reprenant des propositions et ajouts du Sénat, un durcissement des conditions d’accès au regroupement familial, à certaines prestations sociales, au droit au séjour pour soins, etc.
France Assos Santé Grand Est s’est alors mobilisée afin de permettre aux acteurs associatifs du réseau d’être correctement informés sur les conséquences, directes et indirectes, désastreuses sur l’état de santé des personnes concernées mais aussi sur la santé publique.
Après la saisine du conseil constitutionnel par le Président ainsi que des députés et sénateurs, le texte de loi est révisé. La loi promulguée le 26 janvier 2024, est amputée de la quasi-totalité des articles et dispositions ajoutés par les sénateurs. La plupart des dispositions ont été censurées, car considérées comme cavaliers législatifs, c’est-à-dire sans aucun lien avec le projet de loi initialement déposé. Ce qui signifie donc qu’elles pourraient réapparaître dans des décrets ou projets de loi dédiés.
La loi entrée en vigueur en janvier 2024 est proche de la proposition initiale du gouvernement, rendue publique en février 2023. Rappelons que le texte avait à ce moment-là, suscité une vive inquiétude, chez les associations et juristes spécialisés en droits des étrangers, quant à ses répercussions, concernant notamment les conditions d’entrée, de séjours, d’asile et de sortie du territoire des ressortissants étrangers
Dans ce contexte il nous semble nécessaire de rester informés et vigilants.
Pour ce faire nous avons invité Mme Marie PRIQUELER (Directrice Migrations Santé Alsace) et Mme Juliette BABIN, (Chargée de mission Migrations Santé Alsace) pour une bonne information sur les différents statuts des personnes étrangères en France, leurs droits en santé et les conséquences des politiques menées actuellement.
De qui parlons-nous ?
L’exposé de Migrations Santé Alsace a débuté par une clarification des termes. En effet, de nombreux termes sont utilisés dans les médias, le langage courant et les discours politiques mais quels statuts et quelles réalités se cachent derrière ? Cette clarification des termes est indispensable à une meilleure lecture des droits en santé.
Dans le tableau ci-dessous vous retrouverez l’ensemble des définitions avec des termes qui ont effectivement une valeur administrative et qui ouvrent des droits spécifiques (en vert dans le tableau) et d’autres termes qui n’ont qu’une valeur descriptive (en bleu dans le tableau).
Une fois les termes précisés, nous nous sommes penchés sur le profil des personnes migrantes en situation régulière ayant obtenu en 2022, un droit d’admission au séjour en France.
Les motifs sont les suivants, du plus répandu au moins répandu : les études (32%) le motif familial (30%), le motif économique (16 %) puis le motif humanitaire (13%). (1)
Les migrants pour motif économique sont en 2022, 69% à obtenir une admission au séjour par ce qu’ils ont une activité salariée sur le territoire, 19 % parce qu’ils exercent une activité saisonnière ou temporaire, 9% sont des scientifiques et 3% des actifs non-salariés (entrepreneurs par exemple).
Parmi les migrants ayant été régularisés pour motif humanitaire, 65% sont réfugiés (persécutés dans leur pays sans protection possible) ou apatrides (aucun pays n’accorde sa nationalité) et 26% bénéficient de la protection subsidiaire. Les étrangers malades ayant obtenu une admission au séjour pour ce motif représentent 8% des migrants pour raison humanitaire (soit 3 280 personnes). Il est à préciser que ce statut est réservé aux migrants qui nécessitent une prise en charge médicale qui n’est pas possible dans le pays d’origine et dont le défaut pourrait entraîner des conséquences irrémédiables.
A chaque statut des droits particuliers, quels sont-ils ?
Les étranger-ère-s bénéficiant d’un titre de séjour régulier ont des droits ouverts à l’assurance maladie, et, peuvent selon leur situation financière, soit cotiser auprès d’une couverture complémentaire (Mutuelle, Prévoyance, Assurance), soit être affiliés à la Complémentaire Santé Solidaire (C2S), avec ou sans participation financière (selon condition de ressources).
Les étranger-ère-s avec un titre de séjour régulier en situation de précarité et les demandeur-euse-s d’asile (qui ont une période de carence de 3 mois), ont droit à l’assurance maladie grâce au dispositif de la PUMA et peuvent en complément, relever de la Complémentaire Santé Solidaire (C2S) avec ou sans participation financière (selon condition de ressources).
Pour les Etranger-ère-s sans titre de séjour régulier et leurs ayant droits présents depuis plus de trois mois sur le territoire, ils pourront avoir des droits ouverts à l’Aide Médicale d’Etat (AME). S’ils n’ont pas de droits ouverts à l’AME, ils peuvent être soignés auprès des permanences d’accès aux soins de santé (PASS), par le Dispositif de Soins Urgents et Vitaux (DSUV) ou encore auprès de certaines associations.
L’AME de quoi parle-t-on ? Définir et déconstruire les idées reçues
L’aide médicale d’état (AME) est un dispositif d’accès aux soins pour les immigrés en situation irrégulière et leurs ayants droits, présents depuis plus de 3 mois sur le territoire français et ayant des ressources inférieures à 809,90€/mois.
Ce dispositif ouvre droit à un panier de soins au même titre que l’assurance maladie, à l’exception de quelques restrictions. Sont notamment exclus de la prise en charge les cures thermales, la procréation médicalement assistée (PMA), les princeps (si générique existant) et les médicaments remboursés à 15%.
L’AME reste un dispositif précaire, transitoire, valable un an et éventuellement renouvelable, n’ayant donc rien à voir avec la prise en charge de droit commun de la Sécurité Sociale.
Recours et non-recours à l’AME
En 2019, 51% seulement des personnes pouvant prétendre à l’AME ont effectivement des droits ouverts, ce qui est dommageable car cela représente 300 000 à 400 000 personnes sans couverture maladie sur le territoire français (2).
Cela représente un enjeu fort de santé publique !
Pour les personnes elles même , tout d’abord, qui pourraient bénéficier d’un accès aux soins mais aussi pour le système sanitaire en général qui se retrouve engorgé par des situations d’urgences qui auraient pu être évitées par une prise en charge des problématiques de santé dans les temps, par de la prévention, etc.. Une prise en soins correcte de l’ensemble de la population permet également d’endiguer les épidémies pour l’ensemble de la population.
Il est important à noter que 25 % des bénéficiaires de l’AME sont des mineurs de nationalité étrangère, c’est-à-dire des personnes qui ne sont pas juridiquement des étranger-ères en situation irrégulière.
Pourquoi l’AME est remise en cause ?
Deux des arguments des détracteurs de l’AME sont son coût et le risque de fraude. Pourtant en 2022 L’AME représente 0,5% des dépenses de la sécurité sociale, soit 1.186 Milliard d’euros. Au sujet des fraudes, en 2018 (dernières données accessibles), 38 cas de fraudes à l’AME étaient détectés, en sachant que c’est la couverture sociale qui subit le plus de contrôle.
En parallèle, nous pouvons regarder le montant total des fraudes à l’assurance maladie.
En octobre 2022 (étude réalisée par le Monde), cela représentait 1 Milliard et dans les deux tiers des cas les soignant-e-s sont à l’origine des versements indus (3).
Les bénéficiaires de l’AME victimes de refus de soins
Selon une étude de l’Institut des Politiques Publiques conduite avec le soutien du Défenseur Des Droits, du ministère de la Santé et de la prévention et de la DREES en 2023 (4) :
Les patient-e-s bénéficiaires de l’AME ont :
- Entre 14 et 36% de chance en moins d’obtenir un rendez-vous chez un médecin généraliste,
- Entre 19 et 37% chez un ophtalmologue,
- Entre 5 et 27% chez un pédiatre.
Ces pratiques sont illégales et caractérisées de refus de soins discriminatoires (5).
L’Aide Médicale d’Etat (AME) remis en question
Lors de l’examen en séance publique du projet de loi « contrôler l’immigration et améliorer l’intégration », le Sénat avait introduit une disposition visant à transformer l’AME (Aide Médicale d’Etat) en AMU (Aide Médicale d’urgence).
Néanmoins cette disposition ne se retrouve pas dans le texte final étudié en commission mixte paritaire, ayant été retirée par le gouvernement en amont de l’étude du texte, au prétexte qu’il pourrait s’agir d’un cavalier législatif et en appui sur le rapport rendu par Claude EVIN et Patrick STEFANINI (6).
S’agissant d’une condition expressément posée par Les Républicains pour aboutir à un accord lors de cette commission, le gouvernement, en la personne d’Elisabeth BORNE, prend l’engagement d’une réforme de l’AME en début d’année 2024, dans un courrier officiel rendu publique au Président du Sénat, en date du 18 décembre 2023.
Aujourd’hui cela reste en suspens, dans l’attente d’une réforme annoncée par le 1er ministre, « avant l’été » 2024, par voie réglementaire
Aussi il convient d’être informés et vigilants pour pouvoir être réactifs.
La réforme de l’AME telle que projetée par les Sénateurs comprenait les éléments suivants :
Un panier de soins drastiquement réduit et redéfini comme suit :
- La prophylaxie et le traitement des maladies graves et les soins urgents et vitaux ;
- Les soins liés à la grossesse et ses suites ;
- Les vaccinations réglementaires ;
- Les examens de médecines préventives.
Des conditions d’accès similaires à celle de l’AME (7), auxquelles s’ajoutent l’instauration d’un droit de timbre.
Il s’agirait donc de soumettre à la complexité administrative d’accès qui est celle de l’AME, pour laquelle rappelons-le, le taux de non-recours est de 49%, des soins correspondant sensiblement à ceux pris en charge actuellement dans le DSUV (dispositif de soins urgents et vitaux).
Le risque de renoncement aux soins inhérent à cette réforme aurait pour triple conséquence une dégradation de l’état de santé des personnes concernées, des conséquences possibles sur la santé publique et une pression accrue sur des établissements hospitaliers déjà en tension.
➢ Support projeté par MSA le 21 février 2024
- Données provisoires du ministère de l’intérieur 2022
- Etude publiée par l’IRDES Le recours à l'Aide médicale de l'État des personnes en situation irrégulière en France. Novembre 2019
- Sources
- Testing téléphonique auprès de 3000 médecins de ville exerçant en médecine générale, pédiatrie et ophtalmologie
- Article R1110-8 du code de la Santé Publique
- Rapport Evin Stefanini sur l’AME. Décembre 2023
- Séjour irrégulier sur le territoire depuis plus de trois mois et ressources ne dépassant pas le plafond fixé pour le bénéficiaire de la C2S.













