Retour sur la commission du réseau : loi immigration et contexte politique visant à revenir sur les droits en santé des personnes étrangères

Cette commission du réseau a été programmée dans le contexte des discussions autour du projet de loi dite « asile et immigration », en cours au mois de décembre 2023. A ce stade, le texte prévoyait, dans sa version adoptée en Commission mixte paritaire, reprenant des propositions et ajouts du Sénat, un durcissement des conditions d’accès au regroupement familial, à certaines prestations sociales, au droit au séjour pour soins, etc.

France Assos Santé Grand Est s’est alors mobilisée afin de permettre aux acteurs associatifs du réseau d’être correctement informés sur les conséquences, directes et indirectes, désastreuses sur l’état de santé des personnes concernées mais aussi sur la santé publique.

Après la saisine du conseil constitutionnel par le Président ainsi que des députés et sénateurs, le texte de loi est révisé. La loi promulguée le 26 janvier 2024, est amputée de la quasi-totalité des articles et dispositions ajoutés par les sénateurs. La plupart des dispositions ont été censurées, car considérées comme cavaliers législatifs, c’est-à-dire sans aucun lien avec le projet de loi initialement déposé. Ce qui signifie donc qu’elles pourraient réapparaître dans des décrets ou projets de loi dédiés.

La loi entrée en vigueur en janvier 2024 est proche de la proposition initiale du gouvernement, rendue publique en février 2023. Rappelons que le texte avait à ce moment-là, suscité une vive inquiétude, chez les associations et juristes spécialisés en droits des étrangers, quant à ses répercussions, concernant notamment les conditions d’entrée, de séjours, d’asile et de sortie du territoire des ressortissants étrangers

Dans ce contexte il nous semble nécessaire de rester informés et vigilants.
Pour ce faire nous avons invité Mme Marie PRIQUELER (Directrice Migrations Santé Alsace) et Mme Juliette BABIN, (Chargée de mission Migrations Santé Alsace) pour une bonne information sur les différents statuts des personnes étrangères en France, leurs droits en santé et les conséquences des politiques menées actuellement.

De qui parlons-nous ?

L’exposé de Migrations Santé Alsace a débuté par une clarification des termes. En effet, de nombreux termes sont utilisés dans les médias, le langage courant et les discours politiques mais quels statuts et quelles réalités se cachent derrière ? Cette clarification des termes est indispensable à une meilleure lecture des droits en santé.
Dans le tableau ci-dessous vous retrouverez l’ensemble des définitions avec des termes qui ont effectivement une valeur administrative et qui ouvrent des droits spécifiques (en vert dans le tableau) et d’autres termes qui n’ont qu’une valeur descriptive (en bleu dans le tableau).

Une fois les termes précisés, nous nous sommes penchés sur le profil des personnes migrantes en situation régulière ayant obtenu en 2022, un droit d’admission au séjour en France.
Les motifs sont les suivants, du plus répandu au moins répandu : les études (32%) le motif familial (30%), le motif économique (16 %) puis le motif humanitaire (13%). (1)

Les migrants pour motif économique sont en 2022, 69% à obtenir une admission au séjour par ce qu’ils ont une activité salariée sur le territoire, 19 % parce qu’ils exercent une activité saisonnière ou temporaire, 9% sont des scientifiques et 3% des actifs non-salariés (entrepreneurs par exemple).
Parmi les migrants ayant été régularisés pour motif humanitaire, 65% sont réfugiés (persécutés dans leur pays sans protection possible) ou apatrides (aucun pays n’accorde sa nationalité) et 26% bénéficient de la protection subsidiaire. Les étrangers malades ayant obtenu une admission au séjour pour ce motif représentent 8% des migrants pour raison humanitaire (soit 3 280 personnes). Il est à préciser que ce statut est réservé aux migrants qui nécessitent une prise en charge médicale qui n’est pas possible dans le pays d’origine et dont le défaut pourrait entraîner des conséquences irrémédiables.

A chaque statut des droits particuliers, quels sont-ils ?

Les étranger-ère-s bénéficiant d’un titre de séjour régulier ont des droits ouverts à l’assurance maladie, et, peuvent selon leur situation financière, soit cotiser auprès d’une couverture complémentaire (Mutuelle, Prévoyance, Assurance), soit être affiliés à la Complémentaire Santé Solidaire (C2S), avec ou sans participation financière (selon condition de ressources).

Les étranger-ère-s avec un titre de séjour régulier en situation de précarité et les demandeur-euse-s d’asile (qui ont une période de carence de 3 mois), ont droit à l’assurance maladie grâce au dispositif de la PUMA et peuvent en complément, relever de la Complémentaire Santé Solidaire (C2S) avec ou sans participation financière (selon condition de ressources).
Pour les Etranger-ère-s sans titre de séjour régulier et leurs ayant droits présents depuis plus de trois mois sur le territoire, ils pourront avoir des droits ouverts à l’Aide Médicale d’Etat (AME). S’ils n’ont pas de droits ouverts à l’AME, ils peuvent être soignés auprès des permanences d’accès aux soins de santé (PASS), par le Dispositif de Soins Urgents et Vitaux (DSUV) ou encore auprès de certaines associations.

L’AME de quoi parle-t-on ? Définir et déconstruire les idées reçues

L’aide médicale d’état (AME) est un dispositif d’accès aux soins pour les immigrés en situation irrégulière et leurs ayants droits, présents depuis plus de 3 mois sur le territoire français et ayant des ressources inférieures à 809,90€/mois.
Ce dispositif ouvre droit à un panier de soins au même titre que l’assurance maladie, à l’exception de quelques restrictions. Sont notamment exclus de la prise en charge les cures thermales, la procréation médicalement assistée (PMA), les princeps (si générique existant) et les médicaments remboursés à 15%.

L’AME reste un dispositif précaire, transitoire, valable un an et éventuellement renouvelable, n’ayant donc rien à voir avec la prise en charge de droit commun de la Sécurité Sociale.

Recours et non-recours à l’AME

En 2019, 51% seulement des personnes pouvant prétendre à l’AME ont effectivement des droits ouverts, ce qui est dommageable car cela représente 300 000 à 400 000 personnes sans couverture maladie sur le territoire français (2).

Cela représente un enjeu fort de santé publique !
Pour les personnes elles même , tout d’abord, qui pourraient bénéficier d’un accès aux soins mais aussi pour le système sanitaire en général qui se retrouve engorgé par des situations d’urgences qui auraient pu être évitées par une prise en charge des problématiques de santé dans les temps, par de la prévention, etc.. Une prise en soins correcte de l’ensemble de la population permet également d’endiguer les épidémies pour l’ensemble de la population.

Il est important à noter que 25 % des bénéficiaires de l’AME sont des mineurs de nationalité étrangère, c’est-à-dire des personnes qui ne sont pas juridiquement des étranger-ères en situation irrégulière.

Pourquoi l’AME est remise en cause ?

Deux des arguments des détracteurs de l’AME sont son coût et le risque de fraude. Pourtant en 2022 L’AME représente 0,5% des dépenses de la sécurité sociale, soit 1.186 Milliard d’euros. Au sujet des fraudes, en 2018 (dernières données accessibles), 38 cas de fraudes à l’AME étaient détectés, en sachant que c’est la couverture sociale qui subit le plus de contrôle.
En parallèle, nous pouvons regarder le montant total des fraudes à l’assurance maladie.
En octobre 2022 (étude réalisée par le Monde), cela représentait 1 Milliard et dans les deux tiers des cas les soignant-e-s sont à l’origine des versements indus (3).

Les bénéficiaires de l’AME victimes de refus de soins

Selon une étude de l’Institut des Politiques Publiques conduite avec le soutien du Défenseur Des Droits, du ministère de la Santé et de la prévention et de la DREES en 2023 (4) :

Les patient-e-s bénéficiaires de l’AME ont :

  • Entre 14 et 36% de chance en moins d’obtenir un rendez-vous chez un médecin généraliste,
  • Entre 19 et 37% chez un ophtalmologue,
  • Entre 5 et 27% chez un pédiatre.

Ces pratiques sont illégales et caractérisées de refus de soins discriminatoires (5).

L’Aide Médicale d’Etat (AME) remis en question

Lors de l’examen en séance publique du projet de loi « contrôler l’immigration et améliorer l’intégration », le Sénat avait introduit une disposition visant à transformer l’AME (Aide Médicale d’Etat) en AMU (Aide Médicale d’urgence).
Néanmoins cette disposition ne se retrouve pas dans le texte final étudié en commission mixte paritaire, ayant été retirée par le gouvernement en amont de l’étude du texte, au prétexte qu’il pourrait s’agir d’un cavalier législatif et en appui sur le rapport rendu par Claude EVIN et Patrick STEFANINI (6).
S’agissant d’une condition expressément posée par Les Républicains pour aboutir à un accord lors de cette commission, le gouvernement, en la personne d’Elisabeth BORNE, prend l’engagement d’une réforme de l’AME en début d’année 2024, dans un courrier officiel rendu publique au Président du Sénat, en date du 18 décembre 2023.
Aujourd’hui cela reste en suspens, dans l’attente d’une réforme annoncée par le 1er ministre, « avant l’été » 2024, par voie réglementaire

Aussi il convient d’être informés et vigilants pour pouvoir être réactifs.
La réforme de l’AME telle que projetée par les Sénateurs comprenait les éléments suivants :

Un panier de soins drastiquement réduit et redéfini comme suit :

  • La prophylaxie et le traitement des maladies graves et les soins urgents et vitaux ;
  • Les soins liés à la grossesse et ses suites ;
  • Les vaccinations réglementaires ;
  • Les examens de médecines préventives.

Des conditions d’accès similaires à celle de l’AME (7), auxquelles s’ajoutent l’instauration d’un droit de timbre.

Il s’agirait donc de soumettre à la complexité administrative d’accès qui est celle de l’AME, pour laquelle rappelons-le, le taux de non-recours est de 49%, des soins correspondant sensiblement à ceux pris en charge actuellement dans le DSUV (dispositif de soins urgents et vitaux).

Le risque de renoncement aux soins inhérent à cette réforme aurait pour triple conséquence une dégradation de l’état de santé des personnes concernées, des conséquences possibles sur la santé publique et une pression accrue sur des établissements hospitaliers déjà en tension.

Support projeté par MSA le 21 février 2024

  1. Données provisoires du ministère de l’intérieur 2022
  2. Etude publiée par l’IRDES Le recours à l'Aide médicale de l'État des personnes en situation irrégulière en France. Novembre 2019
  3. Sources 
  4. Testing téléphonique auprès de 3000 médecins de ville exerçant en médecine générale, pédiatrie et ophtalmologie
  5. Article R1110-8 du code de la Santé Publique
  6. Rapport Evin Stefanini sur l’AME. Décembre 2023
  7. Séjour irrégulier sur le territoire depuis plus de trois mois et ressources ne dépassant pas le plafond fixé pour le bénéficiaire de la C2S.

Notre avis sur le Projet Régional de Santé 2023-2028

Considérant que France Assos Santé s’est vue confier par la loi la mission de rendre des avis et propositions aux pouvoirs publics sur le fonctionnement du système de santé; nous publions aujourd'hui un avis sur la démarche de révision du Projet Régional de Santé (PRS) 2018-2028 et sur les suites à donner.

Durant plusieurs mois, sur sollicitation de l’Agence Régionale de Santé (ARS), nous avons contribué activement à la révision du PRS.

France Assos Santé Grand Est, l’organe de référence pour représenter les droits et les intérêts des usagers du système de santé, a livré dans le cadre de la consultation, le fruit de cinq années de travail avec son réseau de plus de 70 associations adhérentes agréées santé.

  • Retrouvez l'intégralité de notre avis sur le nouveau Projet Régional de Santé 2023-2028 ici
  • Retrouver le nouveau Projet Régional de Santé 2023-2028 ici
  • Retrouver le Schéma Régional de Santé du PRS 2023-2028 en Facile à Lire et à Comprendre ici 

Contact : Esther Munerelle - Coordinatrice France Assos Santé Grand Est

Coordonnées :  emunerelle@france-assos-sante.org -  06 25 47 32 05

 


#PLAN STRATEGIQUE 2023-2026 : 3 ambitions clés pour plus de collectif, de démocratie en santé et de poids dans les décisions

Ce début d’année 2024 marque le lancement du nouveau plan stratégique de France Assos Santé, fruit d’un travail participatif mené au cours des 12 derniers mois avec les associations membres de notre réseau.

La situation n’a jamais été autant en péril en matière de santé : détérioration de l’accès à des soins de qualité, inégalités sociales et territoriales grandissantes, problèmes environnementaux qui menacent notre écosystème et notre santé…
Face à la multiplication de ces difficultés, notre action collective est plus que jamais nécessaire pour porter la voix des usagers et continuer à faire évoluer notre système de santé.

Articulé autour de trois ambitions complémentaires, ce nouveau plan stratégique doit permettre à France Assos Santé de franchir une nouvelle étape de son développement et de se positionner comme un acteur primordial de la refondation du système de santé pour favoriser la participation des usagers et renforcer la démocratie en santé.

Nous sommes tous concernés et devons tous être engagés pour notre santé. Elle est bien trop importante pour la laisser aux seuls médecins ou aux seuls politiques. Et qui de mieux que les usagers, les patients eux - mêmes pour améliorer chaque jour notre système de santé et faire vivre la démocratie en santé ? Seul un processus participatif peut garantir que les décisions soient ancrées dans la réalité et correspondent aux préoccupations des personnes qu’elles concernent directement, dans les territoires et au plus près de leur lieu de vie.

Comment parvenir à une santé pensée pour et par les usagers et pour les usagers ?

  • En travaillant sans relâche pour assurer que la voix de chacune et chacun soit entendue et respectée dans les questions qui impactent sa santé et son bien-être.
  • En assurant ensuite une plus grande visibilité des représentants des usagers de la santé qui constituent un rouage essentiel de la défense des droits des patients.
  • En renforçant toujours la dynamique interne de notre réseau associatif unique qui fait la force de notre collectif.

Notre plan stratégique prend le pari de répondre à ces trois ambitions en s’appuyant sur la force de notre réseau : nos 72 associations adhérentes à la délégation Grand Est et 93 associations adhérentes au national.

Pour le nouveau plan stratégique 2023-2026, la délégation Grand Est de France Assos Santé a publié un catalogue d'actions qui pourra être amené à évoluer avec le temps pour répondre aux 3 ambitions définies par notre plan stratégique.

Cliquez ici pour télécharger le catalogue d'actions du plan stratégique 2023-2026 en région Grand Est


Corinne rejoint notre équipe. Bienvenue !

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A partir de ce lundi 15 janvier, l’équipe Grand Est sera de nouveau au complet. Corinne KREMER nous rejoint pour occuper le poste de chargée de gestion administrative au sein de nos locaux de Vandœuvre-lès-Nancy. Nous lui souhaitons la bienvenue, et nous comptons sur vous pour lui réserver  le meilleur des accueils.
Pour que vous aussi vous appreniez à la connaître, nous lui avons demandé de répondre à quelques questions.

Peux-tu te présenter à notre réseau ?

Bonjour à toutes et tous ! Je suis Corinne KREMER, 54 ans, maman de deux grandes filles indépendantes. Je vis à Metz et je suis très heureuse de rejoindre le réseau France Assos Santé ! Plutôt indépendante, curieuse et intéressée à apprendre des choses et des gens, j’aime les défis bien qu’aujourd’hui je n’aspire plus qu’à trouver davantage de stabilité. Très attirée par la nature, j’apprécierai certainement travailler dans le cadre qu’offre les locaux de France Assos Santé Grand Est.

Peux-tu nous parler de ton parcours professionnel jusqu’à ton arrivée chez nous ?

De formation secrétaire de direction, le parcours professionnel qui m’amène jusqu’ici est très diversifié et riche de belles expériences. Il commence, en 1990, par des emplois en banque, assurance puis la gestion d’un commerce avant de se poursuivre, à partir de 2001, dans le domaine de la santé. Employée en RH puis cadre hospitalier, j’ai eu l’opportunité de développer un réseau territorial de santé que j’ai coordonné pendant plus de 10 années dans le sud mosellan. Aujourd’hui, je quitte mon poste de coordinatrice de France Alzheimer Moselle où je me suis investie pendant plus de 15 ans. Arrivée en tant qu’aidante, puis bénévole pour finir par occuper cette dernière fonction depuis 2015. Je reste investie, à titre indépendant, dans une association qui accompagne les personnes atteintes d’un cancer.

Qu’est ce qui t’a attiré dans notre offre d’emploi ?

Mon intérêt pour France Assos Santé débute dès sa mise en place puisque le réseau territorial que je coordonnais adhérait déjà au CISS Lorraine et que nous participions à ses diverses réunions. Toujours investie comme représentante des usagers, je suis tout à fait convaincue de l’utilité et du bien fondé de France Assos Santé. C’est donc naturellement que je n’ai pas raté l’opportunité de rejoindre ce réseau, cherchant maintenant, comme dit précédemment, une stabilité mais aussi un cadre de travail différent que m’offre ce poste. Pouvant sembler un peu moins motivant par rapport à mes expériences passées, je ne vois pas seulement ce poste comme une charge de missions non évolutives, je travaillerai toujours dans un esprit d’amélioration et de satisfaction pour la délégation comme pour moi-même.

Quelle seront tes missions à France Assos Santé Grand Est ?

Le poste de chargée de gestion administrative a pour vocation d’assurer le bon fonctionnement de la délégation régionale au niveau logistique, administratif, gestion et accueil. Aussi, je me chargerai principalement de l’organisation (agendas, réunions, évènements, formations..), de la communication (site internet, newsletter..), de l’accueil (appels, courriers, messagerie..), de la comptabilité/budget (notes de frais, factures, achats, suivi budget..) et de la mise à jour/organisation/gestion RU et formations. Tout ceci sous la responsabilité de la coordinatrice régionale et en lien avec les équipes du siège et les autres délégations régionales.
Maintenant hâte de me mettre au travail et de faire votre connaissance !

Vous pourrez contacter Corinne par téléphone au 03 83 28 25 91  et par mail sur la boite grand-est@france-assos-sante.org


RU en CPAM : rapport de mandat 2022 !

Après une année de mandat, France Assos Santé a réalisé, auprès de ses représentants en CPAM (conseillers en caisse d’assurance maladie), une enquête en mai-juin 2023 sur leur première année de mandat en 2022.

Cette enquête a voulu faire un état des lieux de la représentation des conseillers (notamment leur intégration au sein des caisses et les fonctionnements respectifs, leur participation aux différentes commissions, …) leur ressenti sur le mandat, leur lien avec France Assos Santé et l’accompagnement proposé.

Au niveau national, 184 RU en CPAM ont répondu. Sur les 414 postes disponibles sur l’ensemble de la France, 194 sont pourvus. Il reste donc 53% de postes vacants. 

Un rapport de mandat a été réalisé.

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Des postes restent à pourvoir au sein des CPAM de quelques départements de la région Grand Est

Pour en savoir davantage sur le mandat de RU en CPAM, vous pouvez consulter notre brochure « Devenir RU en CPAM » : Cliquez ICI

Contacts :
Esther MUNERELLE : emunerelle@france-assos-sante.org ou 06 25 47 32 05
Samira BOUDOUAZ : sboudouaz@france-assos-sante.org ou 07 56 34 08 82


Résultats de la consultation Grand Est "Ma santé, Mes droits, Je m'exprime!"

« Ma santé, Mes droits, Je m’exprime ! », est une consultation conduite par France Assos Santé Grand Est et l’Observatoire Régional de Santé Grand Est.

Plus de 20 ans après la loi KOUCHNER sur les droits des malades et la qualité du système de santé, notre pays sort d’une crise sanitaire de plus de deux ans qui a pu mettre à mal le respect et l’application des droits des usagers mais également la dynamique de Démocratie en Santé.

Par ailleurs, l’installation de la nouvelle mandature de la Conférence Régionale de la Santé et de l’Autonomie Grand Est, et l’arrivée à mi-parcours du Projet Régional de Santé de l’ARS Grand Est, sont autant d’éléments locaux qui confirmaient la nécessité de donner la parole aux habitants du Grand Est.

Plus de 2 100 habitants de plus de 15 ans se sont exprimés lors de cette consultation en ligne du 28 février au 5 mai 2023, qui portait sur les sujets suivants :

  • Leurs expériences et leurs besoins en matière de santé, en veillant à considérer les situations spécifiques des personnes plus vulnérables et des territoires fragilisés
  • Le niveau de connaissance des droits en santé
  • Leurs attentes en matière d’améliorations pour leur santé et de démocratie en santé

L’ensemble de ces résultats est accessible :

Action réalisée grâce au partenariat et financements de : 


[REPLAY] Webinaire "A la découverte du Plan stratégique 2023-2026 de France Assos Santé" | 22 juin

Cinq années après sa création, France Assos Santé est devenue un acteur légitime, connu et reconnu dans l’expression de la voix des usagers de la santé dans tous les territoires, dont la région Grand Est. Aujourd’hui, s’ouvre une nouvelle page de son histoire, avec la mise en place de son plan stratégique pour la période 2023-2026.
Cette nouvelle page, France Assos Santé Grand Est souhaite l’écrire avec vous tous, en vous proposant un 1er temps de découverte et d’échanges autour de la présentation de son prochain plan stratégique 2023-2026, le jeudi 22 juin  de 17h à 19h, sous la forme d’un webinaire.

Dans ce webinaire du 22 juin nous vous proposions un 1er temps de découverte et d’échanges autour de la présentation du plan stratégique 2023-2026. Il est désormais question de se l’approprier en région Grand Est, en fonction des priorités que vous identifiez pour élaborer notre feuille de route 2023-2026, à travers une consultation ouverte jusqu’au 17 septembre à toute personne de la région Grand Est membre d’une association du réseau de France Assos Santé.
Retrouvez l’article complet pour en savoir plus sur la consultation en cliquant ici

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Fiche pratique tRUcs et astuces - Prendre en compte les aidants

Le groupe de travail de France Assos Santé Grand Est portant sur la thématique des proches aidants a créé une fiche pratique tRUcs et astuces à destination des représentants des usagers en établissement de santé. Cette fiche a pour objectif de questionner la prise en compte des aidants dans le parcours de soins des patients hospitalisés.
Découvrez ce travail en vidéo, avec notre élu référent qui vous explique toute la démarche.

Le groupe de travail a souhaité travaillé sur la question de la prise en compte de l’aidant dans le parcours de soins du patient, car les proches aidants sont des sources importantes de renseignements pour les soignants.
Un proche aidant est une personne qui vient en aide ou en soutien à une personne de son entourage. Cette aide ou ce soutien peuvent être assurés de façon permanente ou temporaire et prendre diverses formes. C’est pourquoi l’aidant connait, mieux que quiconque, les habitudes de vie et les comportements de la personne aidée, ou encore l’environnement dans lequel elle vit. Ce sont autant de connaissances que les soignants devraient savoir pour adapter la prise en soins du patient.

Dès lors, le groupe de travail de France Assos Santé a orienté son travail sur une fiche pratique à destination des Représentants des Usagers (RU) pour que ceux-ci s’assurent de la mise en œuvre de pratique d’échanges d’informations et les favorisent pour améliorer les parcours de soins des patients.

Le questionnement présent dans la fiche pratique a été créé, pour que les RU et tous les membres de la CDU puissent réfléchir, ensemble, aux éléments déjà mis en place ou non, et travailler sur des axes d’amélioration. Les questions présentes dans la fiche pratique peuvent être prises dans n’importe quel ordre. Le groupe de travail a voulu distinguer, des éléments qui relevaient du RU, ses connaissances ou ce qu’il doit défendre, des éléments qui sont à travailler entre les membres de la CDU et l’établissement.
Pour finir, les RU pourront trouver dans cette fiche des ressources pour orienter les personnes aidées ou les aidants, lorsque ceux-ci viennent les questionner.


Pour améliorer la sécurité des patients, France Assos Santé Grand Est a élaboré un livret de parcours de soins

France Assos Santé Grand-Est et la Structure Régionale d’Appui Grand Est se sont associées pour travailler et agir sur les difficultés rencontrées par les usagers dans leur parcours de soins.

Nous faisons suite à une enquête menée en 2021, que nous avions  publiée, dans laquelle professionnels de ville, professionnels en établissements de santé et patients de la région Grand Est ont été interrogés sur les limites de la coordination ville hôpital. Les 130 réponses à cette enquête avaient confirmé et illustré le risque de rupture ou de latence dans les parcours de soins, notamment lors d’une sortie d’hospitalisation. (Retrouvez l'intégralité de cette enquête)

Les raisons évoquées par les usagers comme les professionnels sont les suivantes : une coordination insuffisante, un niveau de circulation de l’information perfectible, un manque d’anticipation des sorties et des demandes de prise en charge post hospitalisation tardives.

Ces marges d’amélioration du système de santé relèvent de la qualité et de la sécurité des soins dans la mesure où elles peuvent entrainer un retard de prise en soins, des retours à domicile chaotiques, des consultations complémentaires voire des ré-hospitalisations évitables.

A la lumière de ces constats, un travail a été mené intégrant des professionnels de ville et d’établissement de santé et des représentants des usagers afin de construire un livret à l’attention de l’ensemble des acteurs du parcours de soins.

Ce livret de coordination du parcours de soins est un support d’information permettant aux patients et/ou à leurs aidants d’être informés de tous les leviers qu’ils peuvent activer et des précautions à prendre pour rester acteur dans leurs parcours de soins en vue d’éviter tout retard ou rupture de soins.

Cet outil s’inscrit dans la complémentarité de la mise en place de [Mon Espace Santé], de la démarche continue d‘amélioration de la qualité et de la prise en charge à l’hôpital, ou encore le développement des PRADO[1].

 ACTEURS ASSOCIATIFS, REPRESENTANTS DES USAGERS, N'HESITEZ PAS A PROMOUVOIR CE LIVRET QUE VOUS POUVEZ LIBREMENT TELECHARGER ICI 


[REPLAY] Les jeudis de France Assos Santé | Monkeypox ou la variole du singe | 22/09/2022

La variole du singe interroge de plus en plus depuis son arrivée en France. De nombreuses questions circulent.

Monkeypox est-elle vraiment une nouvelle épidémie ? Que sait-on de sa diffusion en France ? Sommes-nous tous concernés ? Les plus âgés déjà vaccinés sont-ils mieux protégés ? Sait-on reconnaitre Monkeypox dès les premiers symptômes ?

Nos expert(e)s, infectiologue, virologue, membres associatifs répondront en direct à vos questions.

Intervenants :

  • Pr. Gilles Pialoux, chef de service des maladies infectieuses et tropicales CHU Tenon/APHP/Sorbonne Université
  • Franck Barbier, responsable parcours et programmes AIDES
  • Stéphane Marot, médecin, virologue au CHU Pitié Salpêtrière
  • Catherine Simonin, administratrice France Assos Santé
  • Claude Rambaud, vice-présidente de France Assos Santé

Retrouvez tous les replays des Jeudis France Assos Santé sur la chaine Youtube : cliquez ici pour y accéder