Les proches aidants : une aide (aussi) pour les professionnels ?

Dans le cadre de la journée nationale des aidants, France Assos Santé Grand-Est et le site d'appui lorrain de l’Espace de Réflexion Ethique Grand-Est ont organisé conjointement à Nancy, le 5 octobre, une table ronde pour échanger et débattre de la place et de la reconnaissance des aidants.

Retrouvez les présentations des intervenants :

Pour aller plus loin, retrouvez les liens utiles évoqués lors la soirée :

A l'issue de la soirée, nous avons proposé aux participants de répondre à un questionnaire d'évaluation en ligne.
Retrouvez les résultats ici : télécharger la synthèse d'évaluation

 


Commission de réseau : "Les Communautés Professionnelles Territoriales de Santé :  Késako? Quelle place pour les associations de patients? "

Ce vendredi 9 octobre à Strasbourg notre Commission de Réseau était consacrée aux Communautés Professionnelles Territoriales de Santé.

Dans un premier temps, nous avons accueilli le Docteur Alain Prochasson, Président de la CPTS de Metz, pour présenter au réseau d'associations agréées santé du Grand Est  un exemple concret de CPTS en fonctionnement qui intègre les usagers. 

Découvrir la Présentation

Dans un second temps, nous avons présenté l'enquête menée au sein du réseau sur le niveau de connaissance des CPTS par les associations agréées, leur implication et/ou leur souhait d'implication dans les CPTS du Grand Est

Enfin nous avons échangé sur la plus-value et les différentes manières pour les associations agrées d'être actrices dans ces CPTS 

Découvrir la Présentation

Pour aller plus loin : 

Fiche Santé Info Droits : les Communautés Professionnelles de Santé 

ARS Grand Est 

 


Rapport d'activité 2019 de France Assos Santé Grand-Est

Nous avons le plaisir de vous présenter le rapport d'activité 2019 de notre association: cliquez ici pour le télécharger


Conclusions du Ségur de la Santé

Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, a présenté les conclusions du Ségur de la santé ce mardi 21 juillet 2020. Le ministre s’est appuyé sur le rapport remis par Nicole Notat, animatrice du Ségur de la santé, pour retenir 33 mesures et orientations afin de poursuivre la modernisation du système de santé en France et d’améliorer le quotidien des soignants ainsi que la prise en charge des patients.

France Assos Santé se félicite de ces annonces mais reste très attentive quant à l'application de celles-ci sur le terrain. L'attention de France Assos Santé porte notamment sur la place indispensable que les associations d'usagers devront prendre dans le déploiement des mesures, et surtout sur le calendrier de mise en oeuvre (Retrouvez le communiqué de presse de France Assos Santé portant sur la réaction des conclusions au Ségur en cliquant ici).

Les 33 mesures et orientations:

PILIER 1 : TRANSFORMER LES MÉTIERS ET REVALORISER CEUX QUI SOIGNENT
  1. 8,2 milliards d’euros pour revaloriser les professionnels de santé et renforcer l’attractivité de l’hôpital public
  2. Permettre aux établissements publics de santé de négocier et aménager à leur niveau le temps de travail
  3. Mettre fin au mercenariat de l’intérim médical
  4. Augmenter le nombre de professionnels paramédicaux formés par an
  5. Renforcer les réseaux d’enseignement et de recherche dans les territoires en partenariat avec le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation
  6. Accélérer le déploiement des Infirmiers en Pratique Avancée (IPA)
  7. Lancer une réflexion sur la création d’une profession médicale intermédiaire
  8. Favoriser l’exercice mixte des médecins entre ville et hôpital
PILIER 2 : DÉFINIR UNE NOUVELLE POLITIQUE D’INVESTISSEMENT ET DE FINANCEMENT AU SERVICE DE LA QUALITÉ DES SOINS
  1. 19 milliards d’euros d’investissements nouveaux dans la santé (ville-hôpital-médico-social)
  2. Donner le pouvoir aux territoires en matière d’investissement en santé
  3. Accélérer la réduction de la part de T2A
  4. Financer l’ouverture et/ou la réouverture de 4000 lits « à la demande »
  5. Rénover l’ONDAM pour l’adapter à une politique de santé de long terme
  6. Accélérer la transition écologique à l’hôpital et dans les établissements médico-sociaux
  7. Renforcer la qualité et la pertinence des soins, avec le développement d’une rémunération des médecins spécialistes sur la qualité de leurs pratiques
  8. Soutenir et dynamiser la recherche en santé
  9. Développer les hôtels hospitaliers
PILIER 3 : SIMPLIFIER LES ORGANISATIONS ET LE QUOTIDIEN DES ÉQUIPES DE SANTÉ POUR QU’ILS SE CONSACRENT EN PRIORITÉ À LEURS PATIENTS
  1. Réhabiliter le rôle et la place du service au sein de l’hôpital pour mettre fin aux excès de la loi HPST
  2. Donner la capacité aux établissements et aux territoires d’adapter les règles du code de la santé publique
  3. Simplifier les procédures et libérer du temps pour les professionnels
  4. Adapter les principes de la commande publique aux besoins particuliers des établissements dans les territoires
  5. Mieux associer les soignants et les usagers à la vie de l’hôpital
  6. Mieux prévenir les conflits à l’hôpital
PILIER 4 : FÉDÉRER LES ACTEURS DE LA SANTÉ DANS LES TERRITOIRES AU SERVICE DES USAGERS
  1. Assurer le développement de la télésanté dans tous les territoires
  2. Améliorer l’accès aux soins non programmés par le développement de l’exercice coordonné
  3. Concrétiser le Service d’Accès aux Soins (SAS)
  4. Lutter contre les inégalités de santé
  5. Mettre en place une offre de prise en charge intégrée ville-hôpital-médico-social pour les personnes âgées
  6. Améliorer l’accès au soin des personnes en situation de handicap
  7. Faire des hôpitaux de proximité des laboratoires en matière de coopération territoriale
  8. Renforcer l’offre de soutien psychiatrique et psychologique de la population
  9. Renforcer les missions et l’indépendance des conférences régionales de la santé et de l’autonomie (CRSA) afin d’en faire des véritables « parlements de santé »
  10. Évolution des ARS : renforcer le niveau départemental et l’association des élus

Retrouvez le détail de l'ensemble de ces mesures dans le document ci-après: Dossier de presse - Conclusions Ségur de la Santé


Prenez soin de vous, continuez à vous faire soigner

La crise sanitaire liée au COVID-19 a pu conduire à retarder le suivi médical de certains patients et des personnes souffrant de maladies chroniques. Afin d’encourager la population à consulter son médecin, l’Agence Régionale de Santé (ARS), en partenariat avec la Conférence Régionale de la Santé et de l’Autonomie (CRSA) et France Assos Santé Grand-Est, lance la campagne

Continuez à vous faire soigner

Les objectifs sont pluriels :

  • sensibiliser la population sur l’importance de renouer le lien avec les professionnels de santé dans le cadre du suivi de leur pathologie ;
  • rassurer sur les conditions d’accueil (prise de rendez-vous, respect des mesures sanitaires/des gestes barrières) ;
  • informer et orienter les patients sur les différentes possibilités qui leur sont offertes (téléconsultation, conseils par téléphone, consultation en présentiel sur rendez-vous, etc.).

Vous trouverez en format téléchargeable et facilement imprimable :


Cancer Solidarité Vie lance une plateforme numérique pour accompagner les patients et leurs aidants

L'association Cancer Solidarité Vie (CSV) est née en décembre 2017 à la suite d'une réflexion succédant à une enquête régionale sur les besoins spécifiques des personnes atteintes de cancer. L'objectif est d'améliorer leur parcours de vie en l'adaptant à de multiples facteurs : âge, environnement familial et social, accès aux soins, type de cancer, de traitement, étapes de la maladie, de l'annonce à la fin du traitement et au-delà.

En s’appuyant sur les résultats de l'enquête cité plus haut, l’association Cancer Solidarité Vie (CSV) a été créée en vue de :

  • Sensibiliser les professionnels de santé, les pouvoirs publics et les représentants des usagers à la problématique du parcours de soin et de vie des personnes atteintes de cancer ;
  • Proposer une plate-forme à la fois humaine et numérique susceptible de répondre avec respect et empathie à tout type de questions émanant avant tout des personnes malades et des proches aidants et de les orienter en facilitant la coordination des interlocuteurs, sans empiéter toutefois sur les services apportés par les équipes référentes des soins, les structures administratives et les nombreux mouvements associatifs.

Aujourd'hui une plateforme numérique a été créée et présentée à des acteurs de terrain, dont les avis ont été très favorables et qui ont souligné son caractère innovant. Son ambition est de rendre accessibles les informations et les orientations indispensables aux personnes malades et à leurs aidants, concernant : la vie quotidienne, les besoins nécessaires à leur accompagnement dans les problèmes liés à la maladie, afin de favoriser leur qualité de vie dans un esprit d’entraide et de solidarité.

Télécharger la plaquette de présentation de la plateforme

Accéder à la plateforme : www.cancersolidaritevie.fr

Retrouvez également le courrier de lancement de la plateforme rédigé par la présidente de l'association Cancer Solidarité Vie : Lire le courrier


Contribution France Assos Santé Grand-Est pour le Ségur de la Santé - Pilier n°4

Dans le cadre du Ségur de la Santé (en savoir plus) qui a lieu actuellement, France Assos Santé Grand-Est a réuni un groupe de travail composé de 12 membres pour réfléchir et faire une proposition.

Nous vous livrons, aujourd'hui notre contribution composé de 12 points clés :

  1. Le médecin traitant : un acteur pivot défaillant
  2. L’ambulatoire : une prise en charge low-cost
  3. Sortie d’hospitalisation, sortie de parcours
  4. Articulation public/privé
  5. Soins et accompagnement à distance
  6. L’efficacité des territoires
  7. Prévention – Promotion de la Santé
  8. Accompagner la fin de vie – c’est aussi du soin
  9. Incontournable RetEx dans les EHPAD
  10. Stop à la dévalorisation des services d'aide et d'accompagnement à domicile (SAAD) / Services de Soins Infirmiers à Domicile (SSIAD)
  11. La démocratie sanitaire en sommeil
  12. Les limites de la solidarité

Pour lire l'ensemble de notre contribution, cliquez sur le lien suivant: Contribution FAS - Ségur de la santé - Juin 2020

N'hésitez pas à nous faire part de vos remarques ou idées dans les commentaires ou par mail à grand-est@france-assos-sante.org

Pour en savoir plus :


Communiqué de presse CNAM - Covid-19 et parcours de soins : création d'un numéro dédié pour orienter les patients Covid vers des médecins disponibles et des lieux de tests

Communiqué de presse du 2 juin 2020

Dans le cadre de la stratégie de déconfinement et de lutte contre la propagation de l'épidémie de Covid-19, il est indispensable que tout patient, qui pense avoir un symptôme évocateur de la maladie et ne présente pas de signe de gravité, puisse consulter dans les meilleurs délais un médecin, en téléconsultation ou en cabinet.

C’est ainsi qu’il pourra être pris en charge : test virologique, isolement, mesures barrières, suivi médical dans la durée… Cette première consultation permet aussi d’identifier très tôt les personnes avec lesquelles le patient a été en contact rapproché, et ainsi, de briser les chaînes de contamination.
L’accès sans délai à une consultation médicale peut cependant constituer une difficulté pour certains patients : soit qu’on ne dispose pas d’un médecin traitant ce qui est le cas de 10 % des assurés sociaux, soit que son médecin traitant ne soit pas disponible rapidement, ou enfin qu’on soit éloigné de son lieu de résidence habituel.

C’est pourquoi l’Assurance Maladie a mis en place dès le début de l’épidémie un dispositif destiné à aider les patients susceptibles d’avoir le Covid 19 à trouver un médecin quand ils ne pouvaient accéder normalement à leur médecin traitant. Ce dispositif, sollicité uniquement à l’initiative des Samu, en charge de la régulation médicale des situations urgentes, n’était jusqu’alors pas accessible directement pour les assurés.

A la faveur de l’évolution de l’épidémie, et afin de ne plus faire peser, sur les Samu, ces sollicitations limitées à la recherche d’une consultation de ville, ce numéro devient dorénavant directement accessible au public, à compter de ce mardi 2 juin.
Le numéro d’appel 09 72 72 99 09 est ouvert 7j/7 de 8h à 19h (service gratuit + prix de l’appel).

  • Ce numéro est réservé aux seuls patients susceptibles d’être atteints du Covid 19 et ne présentant pas de signe de gravité.
  • Il permettra de donner aux patients concernés une liste de plusieurs médecins généralistes disponibles, et qui ont préalablement indiqué à l’Assurance Maladie leur accord pour recevoir des patients potentiellement atteints du Covid 19 n’appartenant pas à leur patientèle habituelle.
  • Les téléconseillers de l’Assurance Maladie pourront également orienter ces patients pour qu’ils bénéficient d’un test de type virologique, accessible sur prescription, en leur indiquant les sites de prélèvement les plus proches de chez eux.
  • Ce numéro n’a évidemment pas vocation à se substituer aux dispositifs de régulation médicale existants, et notamment le 15, qui ont vocation à prendre en charge les demandes médicales urgentes.
  • Ce dispositif n’a pas vocation à perdurer au-delà de la période de l’épidémie.

Les symptômes du Covid-19
Le Covid-19 peut se manifester par :

  • la fièvre ou la sensation de fièvre (frissons, chaud-froid) ;
  • la toux ;
  • des maux de tête, courbatures, une fatigue inhabituelle ;
  • une perte brutale de l’odorat (sans obstruction nasale), une disparition totale du goût ou une diarrhée ;
  • dans les formes plus graves : difficultés respiratoires pouvant mener jusqu’à une hospitalisation. Il convient alors de contacter le Samu (15)

Pour en savoir plus consultez la rubrique Covid-19 sur ameli.fr en cliquant ici


Reprise des interventions chirurgicales dans les cliniques : une urgence absolue ! - Les médecins libéraux du Grand-Est tirent la sonnette d'alarme

Communiqué de presse du 25 mai 2020

Les médecins libéraux du Grand Est tirent la sonnette d’alarme. Ils sont aujourd’hui face au manque de produits anesthésiques et en raison du risque de perte de chance pour leurs patients ils s’opposent dès à présent à toute forme de régulation imposée.

Les établissements de santé publics et privés se sont très fortement mobilisés ces derniers mois pour faire face à l’épidémie de covid-19, et tout particulièrement dans le Grand Est. Aujourd’hui, alors que les cliniques ont à nouveau la capacité d’effectuer des actes chirurgicaux, l’Union Régionale des Professionnels de Santé Médecins Libéraux du Grand Est :

  • craint que l’Agence Régionale de Santé n’instaure une instance de régulation avec pour conséquence potentielle la limitation des actes dans les cliniques
  • demande la totale transparence et une véritable équité dans la répartition des produits anesthésiques entre établissements privés et publics

Et ceci dans l’intérêt des patients, pour ne pas allonger les délais d’attente et en définitive leur causer une perte de chance.

Concernant l’instauration d’une « instance de régulation » :

En réponse à l’argument invoqué par l’ARS qu’il faut conserver la possibilité de réouverture rapide de lits de réanimation en cas de survenue d’une deuxième vague épidémique, l’URPS-ML rappelle :

  • que la totalité des cliniques du Grand-Est ont stoppé toutes affaires cessantes leurs activités chirurgicales le 16 mars et pourront faire de même en cas de nécessité
  • qu’ils privilégieront les actes chirurgicaux en ambulatoire ; ces derniers ne sollicitant que sur une très courte durée les ressources de réanimation.
  • que si on prend prétexte de l’éventualité d’une deuxième vague on retardera toujours d’avantage la prise en charge de patients dont la pathologie s’est déjà très sensiblement aggravée dans l’intervalle et dont parfois même le pronostic vital est parfois engagé

Le docteur Guilaine Kieffer-Desgrippes, présidente de l’Union régionale des Professionnels de santé – Médecins libéraux (URPS-ML) du Grand Est tient à préciser « que les chirurgiens sont des professionnels de santé responsables, respectueux de la déontologie médicale et qu’ils leur appartient, et à eux seuls, de juger de la priorité qu’il convient d’accorder à telle ou telle intervention dans l’intérêt du patient ».

A titre d’exemple :

« On n’avait pas vu ça depuis des dizaines d’années. »

« Le report des opérations depuis 10 semaines met, en effet, les chirurgiens face à des complications médicales qu’ils n’avaient plus rencontrées depuis longtemps. Le cas des thromboses non opérées est un bon exemple : certains patients risquent aujourd’hui l’amputation, d’autres souffrent de phlébites qui peuvent causer des embolies pulmonaires. » explique Dr Vincent Mauvady, chirurgien vasculaire à Nancy.

« On n’avait pas vu ça depuis des dizaines d’années. À trop attendre, on risque de se retrouver avec des problèmes qui risquent d’être encore plus compliqués à gérer, et dans le cas d’une deuxième vague épidémique, nous ne sommes pas à l’abri que la liste d’attente se rallonge et soit quasiment impossible à résorber », s’inquiète le Dr Llagonne.

Concernant la gestion des stocks de médicaments anesthésiques :

« Les cliniques risquent de se retrouver en pénurie de médicaments anesthésiques. »

La DG ARS invoque la pénurie mondiale de 5 molécules nécessaires à l’anesthésie (2 hypnotiques et 3 curares) pour justifier la répartition de ces produits par  une « cellule nationale », elle-même ne faisant que remonter les besoins de la région.

Elle précise par ailleurs que les produits sont attribués aux établissements en fonction du nombre de lits de réanimation mais qu’elle n’a pas la connaissance précise des quantités effectivement délivrées aux établissements, qu’ils soient publics ou privés.

A ces arguments l’URPS-ML objecte ceci:

  • l’exigence impérative de transparence est la seule garante de l’équité
  • un certain nombre de cliniques ne disposent pas de services de réanimation en tant que tel mais pratiquent également des actes chirurgicaux qui nécessitent des produits anesthésiques

A titre d’exemple. Le Dr Anne Bellut, dermatologue et vénérologue, vice-présidente de l’URPS-ML, s’interroge sur le principe même de gestion de ces stocks et pointe « le risque que des cliniques de se retrouvent en pénurie de médicaments anesthésiques pourtant essentiels à la réalisation de certains actes, comme les endoscopies qui permettent de détecter d’éventuelles obstructions, lésions ou tumeur cancéreuses. »

Il ne faudrait pas prendre le prétexte d’une prétendue équité, tant pour la répartition des produits anesthésiques, que pour la régulation de la reprise des activités chirurgicales, pour cacher la crainte d’une reprise des actes de chirurgie dans les cliniques alors même que les hôpitaux publics ne sont pas en capacité de faire de même étant donné que leurs services de réanimation sont encore en tension. L’argument d’une éventuelle concurrence déloyale n’est pas recevable surtout quand on se souvient que certaines cliniques n’ont accuelli les premiers patients COVID que 15 jours après la cessation de toute activité.

Un allongement considérable des délais d’intervention chirurgicale  qui résulte du respect des mesures barrières

La reprise des activités chirurgicales est d’autant plus urgente que les mesures barrières imposent de réveiller les patients en salle d’opération ce qui de facto réduit le nombre d’interventions de 50% par rapport à une situation normale.

Cela pose pour le Dr LLagone, « un véritable problème sanitaire car on allonge ainsi automatiquement les listes d’attente, ce qui entraîne une réelle perte de chances pour nos patients »

« Il faut que l’ARS nous fasse confiance ! »

Nous n’avons pas besoin d’une Agence Régionale de Santé qui sanctionne, mais qui nous accompagne, et surtout qui nous fasse confiance. » ajoute le Dr Llagone.

Les patients doivent continuer à bénéficier d’un traitement adapté à leur pathologie et cela ne pourra être fait qu’en donnant une souplesse d’actions à chaque établissement. L’URPS-ML craint ainsi que l’administration prenne le dessus sur la relation patient-médecin. Pour Dr Guilaine Kieffer-Desgrippes, « c’est pourtant cette relation patient-médecin qui permet de décider quelle est l’urgence d’une situation »

L’URPS - Union Régionale de Professionnels de Santé- Médecins Libéraux représente les 9 400 médecins de Grand Est exerçant en cabinet, qu’ils soient généralistes ou spécialistes. Ces instances démocratiques représentatives ont pour mission de donner une voix aux professionnels qui exercent en libéral, dans l'élaboration des politiques régionales de santé. Il y a une URPS Médecins Libéraux dans chaque région de France. 

Contact presse : Dr Guilaine Kieffer-Desgrippes – 06 71 98 03 15 – kiefferdesgrippes@orange.fr


Dépistés, Isolés et Après ?! - Avis de France Assos Santé Grand-Est

La stratégie de déconfinement va proposer aux personnes testées positives au virus deux options : rester en isolement à leur domicile ou rejoindre un lieu dédié à l’isolement des volontaires pour protéger les membres de leur foyer. Nous nous réjouissons de cette mesure qui vise à être un des remparts efficaces contre la propagation du virus.

En revanche, nous nous préoccupons de ce que vivent ces personnes en attendant la survenue de symptômes plus aiguës dont ils ignorent quelles seront les formes, l’intensité et la finalité. Nous savons que traverser cette épisode symptomatique, à domicile, sans encadrement professionnel, est très anxiogène. Nous nous inquiétons d’autant plus pour les malades qui seront isolés loin des leurs.

Les témoignages de personnes touchées font ressortir un sentiment de détresse psychologique, d’angoisses, de peur des symptômes qui vont, ou non, se déclarer et de manière plus ou moins aiguës. Celles-ci éprouvent un sentiment de culpabilité car contaminées elles en ont peut-être contaminé d’autres, et également un sentiment de mise à l’écart et de solitude dans leur combat contre la maladie.

C’est pourquoi quelle que soit au final l’étendue des symptômes, nous pensons que ces mises en isolement (domicile ou autres) doivent être accompagnées d’un certain nombre de mesures :

  • Tout d’abord, envisager une démarche « d’aller vers » par des professionnels dédiés (médecine générale et psychologues par exemple). Un contact téléphonique quotidien avec des professionnels en mesure de suivre à distance et rassurer ces personnes permettra de ne pas engendrer en plus du covid un stress post- traumatique.
  • De plus, il est important de déterminer les modalités des visites d’un proche durant cette période en cas d’isolement hors domicile, ou lorsque la personne vie seule.
  • Enfin, nous pensons qu’il serait très utile d’organiser des échanges entre pairs pour favoriser un accompagnement et un soutien vers la résilience à ces personnes dépistées positives au Covid-19. L’accompagnement par une personne ressource, qui est passée par les mêmes étapes physiques et psychologiques, permettrait de donner des conseils avisés ce qui n’est pas forcément le cas du professionnel qui n’a pas d’expérience du vécu du dépistage, de l’annonce et de l’après.

Face à des constats d’inégalités de traitements liées aux inégalités de faits ainsi qu’à la tentation de stigmatiser les personnes atteintes par le Covid, France Assos Santé Grand-Est souhaite rappeler les nécessaires principes devant guider les actions dans la gestion de cette crise : l’égalité de traitement, la prise en charge globale en assurant la qualité et la sécurité des prises en charge.