Contribution France Assos Santé Grand-Est pour le Ségur de la Santé - Pilier n°4

Dans le cadre du Ségur de la Santé (en savoir plus) qui a lieu actuellement, France Assos Santé Grand-Est a réuni un groupe de travail composé de 12 membres pour réfléchir et faire une proposition.

Nous vous livrons, aujourd'hui notre contribution composé de 12 points clés :

  1. Le médecin traitant : un acteur pivot défaillant
  2. L’ambulatoire : une prise en charge low-cost
  3. Sortie d’hospitalisation, sortie de parcours
  4. Articulation public/privé
  5. Soins et accompagnement à distance
  6. L’efficacité des territoires
  7. Prévention – Promotion de la Santé
  8. Accompagner la fin de vie – c’est aussi du soin
  9. Incontournable RetEx dans les EHPAD
  10. Stop à la dévalorisation des services d'aide et d'accompagnement à domicile (SAAD) / Services de Soins Infirmiers à Domicile (SSIAD)
  11. La démocratie sanitaire en sommeil
  12. Les limites de la solidarité

Pour lire l'ensemble de notre contribution, cliquez sur le lien suivant: Contribution FAS - Ségur de la santé - Juin 2020

N'hésitez pas à nous faire part de vos remarques ou idées dans les commentaires ou par mail à grand-est@france-assos-sante.org

Pour en savoir plus :


Communiqué de presse CNAM - Covid-19 et parcours de soins : création d'un numéro dédié pour orienter les patients Covid vers des médecins disponibles et des lieux de tests

Communiqué de presse du 2 juin 2020

Dans le cadre de la stratégie de déconfinement et de lutte contre la propagation de l'épidémie de Covid-19, il est indispensable que tout patient, qui pense avoir un symptôme évocateur de la maladie et ne présente pas de signe de gravité, puisse consulter dans les meilleurs délais un médecin, en téléconsultation ou en cabinet.

C’est ainsi qu’il pourra être pris en charge : test virologique, isolement, mesures barrières, suivi médical dans la durée… Cette première consultation permet aussi d’identifier très tôt les personnes avec lesquelles le patient a été en contact rapproché, et ainsi, de briser les chaînes de contamination.
L’accès sans délai à une consultation médicale peut cependant constituer une difficulté pour certains patients : soit qu’on ne dispose pas d’un médecin traitant ce qui est le cas de 10 % des assurés sociaux, soit que son médecin traitant ne soit pas disponible rapidement, ou enfin qu’on soit éloigné de son lieu de résidence habituel.

C’est pourquoi l’Assurance Maladie a mis en place dès le début de l’épidémie un dispositif destiné à aider les patients susceptibles d’avoir le Covid 19 à trouver un médecin quand ils ne pouvaient accéder normalement à leur médecin traitant. Ce dispositif, sollicité uniquement à l’initiative des Samu, en charge de la régulation médicale des situations urgentes, n’était jusqu’alors pas accessible directement pour les assurés.

A la faveur de l’évolution de l’épidémie, et afin de ne plus faire peser, sur les Samu, ces sollicitations limitées à la recherche d’une consultation de ville, ce numéro devient dorénavant directement accessible au public, à compter de ce mardi 2 juin.
Le numéro d’appel 09 72 72 99 09 est ouvert 7j/7 de 8h à 19h (service gratuit + prix de l’appel).

  • Ce numéro est réservé aux seuls patients susceptibles d’être atteints du Covid 19 et ne présentant pas de signe de gravité.
  • Il permettra de donner aux patients concernés une liste de plusieurs médecins généralistes disponibles, et qui ont préalablement indiqué à l’Assurance Maladie leur accord pour recevoir des patients potentiellement atteints du Covid 19 n’appartenant pas à leur patientèle habituelle.
  • Les téléconseillers de l’Assurance Maladie pourront également orienter ces patients pour qu’ils bénéficient d’un test de type virologique, accessible sur prescription, en leur indiquant les sites de prélèvement les plus proches de chez eux.
  • Ce numéro n’a évidemment pas vocation à se substituer aux dispositifs de régulation médicale existants, et notamment le 15, qui ont vocation à prendre en charge les demandes médicales urgentes.
  • Ce dispositif n’a pas vocation à perdurer au-delà de la période de l’épidémie.

Les symptômes du Covid-19
Le Covid-19 peut se manifester par :

  • la fièvre ou la sensation de fièvre (frissons, chaud-froid) ;
  • la toux ;
  • des maux de tête, courbatures, une fatigue inhabituelle ;
  • une perte brutale de l’odorat (sans obstruction nasale), une disparition totale du goût ou une diarrhée ;
  • dans les formes plus graves : difficultés respiratoires pouvant mener jusqu’à une hospitalisation. Il convient alors de contacter le Samu (15)

Pour en savoir plus consultez la rubrique Covid-19 sur ameli.fr en cliquant ici


Reprise des interventions chirurgicales dans les cliniques : une urgence absolue ! - Les médecins libéraux du Grand-Est tirent la sonnette d'alarme

Communiqué de presse du 25 mai 2020

Les médecins libéraux du Grand Est tirent la sonnette d’alarme. Ils sont aujourd’hui face au manque de produits anesthésiques et en raison du risque de perte de chance pour leurs patients ils s’opposent dès à présent à toute forme de régulation imposée.

Les établissements de santé publics et privés se sont très fortement mobilisés ces derniers mois pour faire face à l’épidémie de covid-19, et tout particulièrement dans le Grand Est. Aujourd’hui, alors que les cliniques ont à nouveau la capacité d’effectuer des actes chirurgicaux, l’Union Régionale des Professionnels de Santé Médecins Libéraux du Grand Est :

  • craint que l’Agence Régionale de Santé n’instaure une instance de régulation avec pour conséquence potentielle la limitation des actes dans les cliniques
  • demande la totale transparence et une véritable équité dans la répartition des produits anesthésiques entre établissements privés et publics

Et ceci dans l’intérêt des patients, pour ne pas allonger les délais d’attente et en définitive leur causer une perte de chance.

Concernant l’instauration d’une « instance de régulation » :

En réponse à l’argument invoqué par l’ARS qu’il faut conserver la possibilité de réouverture rapide de lits de réanimation en cas de survenue d’une deuxième vague épidémique, l’URPS-ML rappelle :

  • que la totalité des cliniques du Grand-Est ont stoppé toutes affaires cessantes leurs activités chirurgicales le 16 mars et pourront faire de même en cas de nécessité
  • qu’ils privilégieront les actes chirurgicaux en ambulatoire ; ces derniers ne sollicitant que sur une très courte durée les ressources de réanimation.
  • que si on prend prétexte de l’éventualité d’une deuxième vague on retardera toujours d’avantage la prise en charge de patients dont la pathologie s’est déjà très sensiblement aggravée dans l’intervalle et dont parfois même le pronostic vital est parfois engagé

Le docteur Guilaine Kieffer-Desgrippes, présidente de l’Union régionale des Professionnels de santé – Médecins libéraux (URPS-ML) du Grand Est tient à préciser « que les chirurgiens sont des professionnels de santé responsables, respectueux de la déontologie médicale et qu’ils leur appartient, et à eux seuls, de juger de la priorité qu’il convient d’accorder à telle ou telle intervention dans l’intérêt du patient ».

A titre d’exemple :

« On n’avait pas vu ça depuis des dizaines d’années. »

« Le report des opérations depuis 10 semaines met, en effet, les chirurgiens face à des complications médicales qu’ils n’avaient plus rencontrées depuis longtemps. Le cas des thromboses non opérées est un bon exemple : certains patients risquent aujourd’hui l’amputation, d’autres souffrent de phlébites qui peuvent causer des embolies pulmonaires. » explique Dr Vincent Mauvady, chirurgien vasculaire à Nancy.

« On n’avait pas vu ça depuis des dizaines d’années. À trop attendre, on risque de se retrouver avec des problèmes qui risquent d’être encore plus compliqués à gérer, et dans le cas d’une deuxième vague épidémique, nous ne sommes pas à l’abri que la liste d’attente se rallonge et soit quasiment impossible à résorber », s’inquiète le Dr Llagonne.

Concernant la gestion des stocks de médicaments anesthésiques :

« Les cliniques risquent de se retrouver en pénurie de médicaments anesthésiques. »

La DG ARS invoque la pénurie mondiale de 5 molécules nécessaires à l’anesthésie (2 hypnotiques et 3 curares) pour justifier la répartition de ces produits par  une « cellule nationale », elle-même ne faisant que remonter les besoins de la région.

Elle précise par ailleurs que les produits sont attribués aux établissements en fonction du nombre de lits de réanimation mais qu’elle n’a pas la connaissance précise des quantités effectivement délivrées aux établissements, qu’ils soient publics ou privés.

A ces arguments l’URPS-ML objecte ceci:

  • l’exigence impérative de transparence est la seule garante de l’équité
  • un certain nombre de cliniques ne disposent pas de services de réanimation en tant que tel mais pratiquent également des actes chirurgicaux qui nécessitent des produits anesthésiques

A titre d’exemple. Le Dr Anne Bellut, dermatologue et vénérologue, vice-présidente de l’URPS-ML, s’interroge sur le principe même de gestion de ces stocks et pointe « le risque que des cliniques de se retrouvent en pénurie de médicaments anesthésiques pourtant essentiels à la réalisation de certains actes, comme les endoscopies qui permettent de détecter d’éventuelles obstructions, lésions ou tumeur cancéreuses. »

Il ne faudrait pas prendre le prétexte d’une prétendue équité, tant pour la répartition des produits anesthésiques, que pour la régulation de la reprise des activités chirurgicales, pour cacher la crainte d’une reprise des actes de chirurgie dans les cliniques alors même que les hôpitaux publics ne sont pas en capacité de faire de même étant donné que leurs services de réanimation sont encore en tension. L’argument d’une éventuelle concurrence déloyale n’est pas recevable surtout quand on se souvient que certaines cliniques n’ont accuelli les premiers patients COVID que 15 jours après la cessation de toute activité.

Un allongement considérable des délais d’intervention chirurgicale  qui résulte du respect des mesures barrières

La reprise des activités chirurgicales est d’autant plus urgente que les mesures barrières imposent de réveiller les patients en salle d’opération ce qui de facto réduit le nombre d’interventions de 50% par rapport à une situation normale.

Cela pose pour le Dr LLagone, « un véritable problème sanitaire car on allonge ainsi automatiquement les listes d’attente, ce qui entraîne une réelle perte de chances pour nos patients »

« Il faut que l’ARS nous fasse confiance ! »

Nous n’avons pas besoin d’une Agence Régionale de Santé qui sanctionne, mais qui nous accompagne, et surtout qui nous fasse confiance. » ajoute le Dr Llagone.

Les patients doivent continuer à bénéficier d’un traitement adapté à leur pathologie et cela ne pourra être fait qu’en donnant une souplesse d’actions à chaque établissement. L’URPS-ML craint ainsi que l’administration prenne le dessus sur la relation patient-médecin. Pour Dr Guilaine Kieffer-Desgrippes, « c’est pourtant cette relation patient-médecin qui permet de décider quelle est l’urgence d’une situation »

L’URPS - Union Régionale de Professionnels de Santé- Médecins Libéraux représente les 9 400 médecins de Grand Est exerçant en cabinet, qu’ils soient généralistes ou spécialistes. Ces instances démocratiques représentatives ont pour mission de donner une voix aux professionnels qui exercent en libéral, dans l'élaboration des politiques régionales de santé. Il y a une URPS Médecins Libéraux dans chaque région de France. 

Contact presse : Dr Guilaine Kieffer-Desgrippes – 06 71 98 03 15 – kiefferdesgrippes@orange.fr


Dépistés, Isolés et Après ?! - Avis de France Assos Santé Grand-Est

La stratégie de déconfinement va proposer aux personnes testées positives au virus deux options : rester en isolement à leur domicile ou rejoindre un lieu dédié à l’isolement des volontaires pour protéger les membres de leur foyer. Nous nous réjouissons de cette mesure qui vise à être un des remparts efficaces contre la propagation du virus.

En revanche, nous nous préoccupons de ce que vivent ces personnes en attendant la survenue de symptômes plus aiguës dont ils ignorent quelles seront les formes, l’intensité et la finalité. Nous savons que traverser cette épisode symptomatique, à domicile, sans encadrement professionnel, est très anxiogène. Nous nous inquiétons d’autant plus pour les malades qui seront isolés loin des leurs.

Les témoignages de personnes touchées font ressortir un sentiment de détresse psychologique, d’angoisses, de peur des symptômes qui vont, ou non, se déclarer et de manière plus ou moins aiguës. Celles-ci éprouvent un sentiment de culpabilité car contaminées elles en ont peut-être contaminé d’autres, et également un sentiment de mise à l’écart et de solitude dans leur combat contre la maladie.

C’est pourquoi quelle que soit au final l’étendue des symptômes, nous pensons que ces mises en isolement (domicile ou autres) doivent être accompagnées d’un certain nombre de mesures :

  • Tout d’abord, envisager une démarche « d’aller vers » par des professionnels dédiés (médecine générale et psychologues par exemple). Un contact téléphonique quotidien avec des professionnels en mesure de suivre à distance et rassurer ces personnes permettra de ne pas engendrer en plus du covid un stress post- traumatique.
  • De plus, il est important de déterminer les modalités des visites d’un proche durant cette période en cas d’isolement hors domicile, ou lorsque la personne vie seule.
  • Enfin, nous pensons qu’il serait très utile d’organiser des échanges entre pairs pour favoriser un accompagnement et un soutien vers la résilience à ces personnes dépistées positives au Covid-19. L’accompagnement par une personne ressource, qui est passée par les mêmes étapes physiques et psychologiques, permettrait de donner des conseils avisés ce qui n’est pas forcément le cas du professionnel qui n’a pas d’expérience du vécu du dépistage, de l’annonce et de l’après.

Face à des constats d’inégalités de traitements liées aux inégalités de faits ainsi qu’à la tentation de stigmatiser les personnes atteintes par le Covid, France Assos Santé Grand-Est souhaite rappeler les nécessaires principes devant guider les actions dans la gestion de cette crise : l’égalité de traitement, la prise en charge globale en assurant la qualité et la sécurité des prises en charge.


LA DÉMOCRATIE EN SANTE VICTIME DU VIRUS ? - communiqué de presse

Nos constats : des instances de démocratie en santé au ralenti et des associations d’usagers peu impliquées dans la gestion de crise.

Depuis le début de la crise sanitaire, nous constatons un affaissement des structures permettant l’expression des droits collectifs : les lieux de démocratie en santé ne fonctionnent pas comme ils devraient, notamment dans les instances régionales et territoriales (CRSA, CTS, CDCA). Certaines sont d’ailleurs à l’arrêt total, d’autres fonctionnent de manière informelle ou au ralenti, et enfin certaines, mieux équipées, ont pu se mobiliser pour travailler sur des thématiques spécifiques à distance[i]. Il en est de même dans bon nombre de structures hospitalières publiques ou privées où les portes ont également été fermées pour les représentants des usagers et où le lien, même à distance semble rare.

En dehors de ces instances, les associations d’usagers sont peu impliquées dans les décisions de crises à l’échelle régionale et territoriale. Nous pensons en premier lieu aux recommandations de prise en charge par pathologies/filières, où la concertation se réduit souvent à l’unique consultation des fédérations d’établissements ou des sociétés savantes.

Gérer la crise POUR nous MAIS pas SANS nous !

Les instances de démocratie en santé et les associations d’usagers ne sont pas des « experts » des situations de crise. Il est néanmoins primordial de les associer : elles apportent un éclairage essentiel sur les décisions envisagées et retenues, sur l’information à partager, sur la vie quotidienne des personnes malades, en situation de handicap, âgée, des usagers en général, dans ce contexte de crise sanitaire….

L’état de sidération que chacun (autorités, professionnels, associations) a pu ressentir au moment de l’explosion de l’épidémie doit désormais être dépassé. C’est pourquoi, nous demandons notre implication immédiate dans la politique de gestion de crise à l’échelon régional et territorial afin de permettre l’expression d’une parole collective, celle des populations qui subissent les effets de l’épidémie et ses conséquences psychologiques et sociales.

Nous appelons également à être associés à la préparation du « déconfinement ». Dans ce cadre, nous souhaitons disposer d’une transparence totale de l’information sur la gestion de crise régionale et territoriale - notamment la volumétrie de matériels de protection et de dépistage disponibles - et demandons que la population bénéficie de messages clairs et unifiés. Nous associatifs, sommes déjà au travail pour délivrer des messages à destination des publics fragiles et isolés, qui sont souvent les grands oubliés, hélas, des communications institutionnelles. Pour que ces messages soient entendus et acceptés, les mesures prises doivent être comprises.

Notre implantation associative via nos délégations régionales et les associations qui les composent est une force. Autorités sanitaires : associez-nous !

Gérard Raymond - Président de France Assos Santé
Jean- Michel MEYER - Président de France Assos Santé Grand Est

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Contact presse : Esther MUNERELLE – Coordinatrice Régionale – 06 25 47 32 05 – emunerelle@france-assos-sante.org
[i] Ainsi par exemple les CRSA de Nouvelle-Aquitaine, Pays de la Loire et Bretagne ont travaillé sur un avis commun adopté le 9 avril 2020 & intitulé « L’heure n’est pas au déconfinement mais elle l’est à sa préparation dans un cadre qui associe éclairage scientifique et débat démocratique ».

[MàJ 4 mai 2020] Information Coronavirus

Suite aux déclarations du président de la République, M. Emmanuel Macron, concernant la mise en place du confinement jusqu'au 11 mai, France Assos Santé a pris la décision de suspendre toutes réunions, rendez-vous, groupes de travail, formation, ou groupes d'échanges de pratique en présentiel jusqu'à nouvel ordre.

Nous vous proposerons dès que possible de nouvelles dates pour l'ensemble des événements annulés pendant cette période.

Retrouver la lettre adressée au réseau : Coronavirus-lettre-au-reseau

De plus, le Grand-Est étant l'une des régions la plus touchée par la pandémie du Coronavirus, l'équipe de France Assos Santé Grand-Est attire votre attention sur le fait de respecter les consignes des autorités scientifiques.

Plan de déconfinement

Retrouver l'ensemble des informations nécessaires sur le plan de déconfinement en cliquant ici et les cartes, mises à jour quotidiennement, présentant les indicateurs épidémiologiques en cliquant ici

Attestation de déplacements

A l'heure actuel, tous les déplacements sont interdits sauf dans les cas suivants et uniquement à condition d'être munis d'une attestation pour :

  • Déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle, lorsqu’ils sont indispensables à l’exercice d’activités ne pouvant être organisées sous forme de télétravail ou déplacements professionnels ne pouvant être différés.
  • Déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle et des achats de première nécessité, y compris les acquisitions à titre gratuit (distribution de denrées alimentaires…) et les déplacements liés à la perception de prestations sociales et au retrait d’espèces, dans des établissements dont les activités demeurent autorisées.
  • Consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés  ; soin des patients atteints d'une affection de longue durée.
  • Déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou la garde d’enfants.
  • Déplacements brefs, dans la limite d'une heure quotidienne et dans un rayon maximal d'un kilomètre autour du domicile, liés soit à l'activité physique individuelle des personnes, à l'exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d'autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie.
  • Convocation judiciaire ou administrative.
  • Participation à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative.

Les documents nécessaires pour circuler sont disponibles :

France Assos Santé se mobilse

France Assos Santé se mobilise dans ce moment critique. Nos principales préoccupations consistent aujourd’hui à :

  1. Informer et s’assurer de la bonne compréhension des mesures décidées par le gouvernement
    Coronavirus - Note d'information pour les usagers
  2. Peser collectivement pour que ces mesures soient adaptées aux besoins et problématiques rencontrées par l’ensemble des usagers et des personnes malades, proposer de nouvelles mesures si besoin est.
    Retrouver l'ensemble des communiqués de presse de France Assos Santé sur notre site internet : voir les communiqués de presse
    De nombreuses associations ont également exprimé leurs inquiétudes concernant notamment l’accès aux médicaments et aux soins, les modalités de prise en charge, la protection des plus fragiles dans ce nouveau contexte de confinement.

Nous souhaitons jouer un rôle moteur pour alerter les pouvoirs publics, proposer - et si besoin imposer - des mesures correctrices à l’ensemble des acteurs.
N’hésitez pas à nous faire remonter toutes  les problématiques dont vous pourriez avoir échos en terme de :

  • Conduite à tenir, messages clés sanitaires
  • Accès à une téléconsultation de médecine générale 
  • Accès aux produits de santé (médicaments et dispositifs médicaux) 
  • Prise en charge arrêts maladie / confinement / chômage partiel

Ou d’autre encore.

Enfin, pour les questions juridiques individuelles Santé Info Droits reste accessible à partir de 14h par téléphone au 01-53-62-40-30 ou par courriel : https://france-assos-sante.org/sante-info-droits/

Ressources à disposition

Pour en savoir plus sur la maladie

Plusieurs noms officiels circulent dans les médias pour le virus responsable de la COVID-19. Ces noms varient selon, si on parle de :

  • la maladie: maladie à coronavirus 2019 (COVID-19)
  • ou du virus: coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère  (SARS-CoV-2)

Pour en savoir plus, cliquez ici

Pour les aidants

Pour votre information, les proches d'une personne atteinte du Covid-19 peuvent bénéficier d'un arrêt de travail: pour plus d'information cliquez ici

Recommandations pour la vie en famille pendant le confinement

Face à l’épidémie du Coronavirus COVID-19, le dispositif exceptionnel de veille en santé mentale COVIPSY, met à disposition, une brochure qui nous permet de comprendre quels sont les gestes à adopter vis à vis de ses enfants et de sa famille en période de confinement.

Voir le document

Pour les personnes en situation de handicap

Vous êtes en situation de handicap et vous ressentez le besoin d'un soutien psychologique dans la crise sanitaire que nous traversons.
Quelle que soit votre situation, en emploi, à la recherche d'un emploi, travailleur indépendant, porteur d'un projet d'entreprise...l'Agefiph vous met en relation avec des psychologues de votre département.

Composez le numéro gratuit :
Numéro Vert : 0800 11 10 09
du lundi au vendredi de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 18h00

Informations liées à la situation en France et en Grand-Est

  • Vous pensez avoir des symptômes du Covid-19 et vous souhaitez savoir quel comportement adopter ? Le gouvernement vous propose un questionnaire pour vous orienter. Accéder au questionnaire
  • Site du gouvernement: accéder au site
  • Santé Publique France et ses nombreuses ressources (spot vidéo, affiches des gestes barrières, etc.): accéder au site
  • La Ligne C, 1ère ligne téléphonique d’information sur le COVID-19 destinée aux personnes vivant avec une maladie chronique: accéder au site pour plus de renseignements
    Ouverte de 9h à 17h, 7 jours sur 7 : 01 41 83 43 06

https://www.youtube.com/watch?v=mkPGnc-FYhc&feature=youtu.be


Dépisté positif – ET APRES ?!

Témoignage d’un personne dépistée positive au COVID 19 suite à un test sérologique :

"J'ai 75 ans dans quelques jours. T2, HTA, AVC/AIT, etc… Bref, tout ce qu’il faut.

Depuis le début que l’on parle de Coronavirus en France, d’infection pulmonaire grave – SRA – et de virus, de l’origine, de risques d’abord nuls, puis minimisés, puis augmentés, pour passer d’épidémie à pandémie, je me suis senti concerné au regard des facteurs aggravants dont quelques-uns m’accompagnent tous les instants depuis quelques années. Et ne risquent pas de me quitter ces prochaines années, si…

Puis les choses se sont précipitées début mars, puis tout au long du mois, maintenant avril, puis mai, etc., la spirale sans fin.

Le 12 mars, nous avons assisté, mon épouse et moi, à un spectacle de cabaret : 300 personnes dans la salle et la dernière représentation avant fermeture en raison du Coronavirus.

Dès lors l’inquiétude a monté chez moi compte tenu des facteurs de risques embarqués et des messages délivrés par les plus hautes autorités de l’Etat : Premier Ministre, Ministre de la Santé et Président de la République en tête. Puis les premiers décès, puis d’autres, beaucoup d’autres, beaucoup de trop.

Angoisse.

L’Oise, Mulhouse, Colmar, Strasbourg, Région Parisienne, etc, etc… Des messages aussi contradictoires qu’affolants, qui sont délivrés à longueur de journée tous plus inquiétants les uns que les autres. Pas de matériels, pas de lits, pas de structures d’accueil dans les hôpitaux, pas de protections, j’en passe et des meilleures. Bref la débandade alors que les mensonges de nos dirigeants se multiplient.

Vers le 15 mars, j’ai demandé à mon médecin si je pouvais venir à son cabinet pour le rappel du vaccin contre le pneumocoque et le renouvellement de mon ordonnance et SURTOUT parler du COVID.

Réponse : non, le cabinet est fermé.

Un choc. Le vaccin j’aurais pû le faire moi-même, habitude des injections, mais pas le certifier. L’ordonnance, pas de problème, le pharmacien a eu des autorisations.

COVID : pas de discussion.

Tout le monde parle de dépistages, mais personne ne dit qui sera dépisté ni comment, ni quand, ni où. Des tests ? Lesquels ? Il n’y en aura pas assez pour tout le monde, comme les masques, etc…

Puis dans la nuit du 21 au 22 mars, mon épouse a ressenti des symptômes : nausée, légers maux de tête. Le matin : plus de goût, plus d’odorat. Appel au médecin. Réponse : vous avez certainement été en contact avec une personne infectée. Résultat : doliprane et rester à la maison. Si difficultés respiratoires et forte fièvre, appelez le 15. Quant à moi, pareil 24 heures après. Ou peut être avant sans le savoir.

Confinement, informations, aucun contact de la part des autorités, rien, le néant. Tous abandonnés et livrés à eux-mêmes, aucun plan de prévention, etc…

Beaucoup de paroles et pas d’actes, surtout envers les personnes âgées, vulnérables, malades chroniques. Rien.

RDV avec mon médecin le 15 avril, à sa demande, pour le suivi médical et le vaccin. Là, j’ai demandé une ordonnance pour un test sanguin en laboratoire COVID.

Test le lendemain, résultat 4 heures après : positif IgM et IgG, contact récent avec le virus. Catastrophe. Çà veut dire quoi ? Contaminé ? Et tout le reste. Appel au labo et au médecin : ça veut dire quoi ? Vous avez été au contact, le fait qu’il y ait des anticorps assure une immunité à 99 %, mais attention portez un masque et restez chez vous autant que possible. Je pose la question d’un traitement, réponse : il n’y a rien, il n’y en a pas. Chloroquine ? Vous rigolez… Attention à la fièvre et aux problèmes respiratoires. Sinon le 15.

C’est à ce moment que j’ai senti le sol se dérober sous mes pieds. Ce que je supposais depuis le début c’est révélé exact : la science, la médecine, nos savants, médecins, etc, ne savent rien, chacun a sa théorie souvent contradictoire de l’autre. Encore le néant.

Et nous dans tout ça, nous sommes les clients potentiels d’hôpitaux au bord de la rupture. Les infos allemandes ont diffusé un reportage en Alsace sur le Covid et disent que les malades arrivant dans les hôpitaux sont triés à l’arrivée selon qu’ils vont être ou non soignés. Imaginez les dégâts chez les personnes potentiellement à risques. Je croyais de moins en moins en l’immunité.

Trois jours après, conférence de presse du Premier Ministre, du Ministre de la Santé, du DGS en présence du Pr Ader qui aborde la question de l’immunité en présence d’anticorps. Réponse : personne n’en sait rien, aucune certitude, aucun recul, et tout le reste du même genre. Replongée dans le doute, l’angoisse, l’appréhension, l’attente. Puis Internet pour se rassurer. Mais où, à qui faire confiance. Le plus dur c’est la nuit : penser, penser, penser…  Pas dormir, appréhender quelque chose. Le sentiment d’abandon grandit, la révolte intérieure se manifeste et s’amplifie chaque nuit. Des promesses de tests généralisés, des protections, des promesses.

Avec qui pouvoir en parler ? Le corps médical, manifestement n’en sait pas plus non plus. Je suis persuadé que c’est maintenant qu’il faudrait faire quelque chose, mais quoi ? Nouveaux tests au moins pour déterminer si le virus est présent, actif, non actif.

Rien n’est fait. On sait qu’il y a des personnes à haut risque, RIEN. Mon pharmacien m’a donné quelques masques. Avant de les récupérer, je lui ai dit que j’avais fait le test et je lui ai demandé si je pouvais rentrer dans son officine. Réponse : non, n’entrez pas,  restez à l’extérieur je vous les passerai.

J’avais rdv avec mon cardio le 21 avril, par précaution je l’ai appelé et dit que j’avais fait le test et donné le résultat. Rappelez. Je pense qu'au moment du déconfinement toutes les personnes testées positives seront obligées, alors, de coudre un signe sur leurs habits de manière à les distinguer des autres. Réponse : Non non non ne venez pas au cabinet , trop risqué, nous reportons à juillet

En parler à quelqu’un dans mon cas m’aiderait, mais à qui ? M’adresser à une structure quelconque pour savoir, mais où ? Juste désemparé. "


Pour sauver des vies, sortez masqués !

Pour sauver des vies, en complément des gestes barrières, portez des maques dès maintenant dès que vous sortez de chez vous.  Il y a encore beaucoup de choses à découvrir sur ce virus mais ce que l’on sait c’est qu’il est très contagieux et qu’il se transmet par les voies respiratoires, par les postillons (éternuements, toux).
C’est pourquoi dans la perspective d’un prochain déconfinement et même dès maintenant, pour toute sortie, nous vous conseillons vivement de porter un masque. C'est un geste-barrière aussi important que les autres !

Porter un masque est un geste citoyen pour protéger les autres si vous êtes porteur sans le savoir du virus et cela vous protège également d’une contamination par un tiers. Rappelant que ce virus est contagieux dès le début de l’infection soit plusieurs jours avant l’apparition des symptômes.

Le masque a l’avantage supplémentaire de vous faire prendre conscience lorsque vous êtes sur le point de vous toucher le visage que cette zone est à protéger en ce moment.

Quand porter un masque ?

Dès que vous sortez de chez vous et que vous êtes en contact avec d’autres personnes non-résidents dans votre foyer mais également à domicile si vous pensé être à risque et êtes en attente du diagnostic

Comment bien porter un masque ?

Quel que soit le type de masque dont on dispose, il est très important de le porter d’une certaine manière sans quoi il ne sert à rien et cela s’avère plus dangereux si on se croit protégé alors que le dispositif ne fonctionne pas.

Les recommandations de l’OMS en terme de port du masque sont les suivantes :

  • Lavez-vous les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l'eau et au savon avant de mettre le masque (Gel hydroalcoolique ou savon : lequel est le plus efficace pour se laver les mains ? cliquez ici pour en savoir plus);
  • appliquez soigneusement le masque de façon à recouvrir le nez et la bouche et l’attacher serré de façon à l’ajuster au mieux sur le visage ;
  • lorsque l’on porte un masque, évitez de le toucher – chaque fois que l’on touche un masque usagé, par exemple en le retirant ou en le lavant, se laver les mains à l’eau et au savon ou à l’aide d’une solution hydroalcoolique ;
  • lorsqu’il s’humidifie, le remplacer par un nouveau masque propre et sec ;
  • ne pas réutiliser des masques à usage unique : jeter les masques à usage unique après chaque utilisation et immédiatement après les avoir retirés.

Les masques en tissus réutilisables doivent être lavés à 60 °C minimum après chaque utilisation.

Comment bien mettre un masque : voir la vidéo

Comment fabriquer un masque à domicile en attendant des masques homologués ?

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Mais Attention, cette protection reste complémentaire des autres gestes barrières désormais bien intégrés en cette période d’épidémie : se laver les mains régulièrement, éviter les contacts étroits (moins d'un mètre), éternuer dans son coude ou utiliser des mouchoirs à usage unique, et ne pas se serrer la main.

https://www.youtube.com/watch?v=6UcirlGvwz8&feature=youtu.be


Interview du président de France Assos Santé Grand EST du 12 avril 2020

Suivi médicale et patients chroniques : " Les associations de patients mobilisées"

 

 

 


[Communiqué de Presse] L’urgence, c’est la prise en charge des patients !

Face à la déclaration de M. Lannelongue, directeur général de l’Agence Régionale de Santé Grand Est, de maintenir les suppressions de lits dans le cadre du COPERMO (Comité interministériel de performance et de la modernisation de l'offre de soins) du CHU de Nancy, France Assos Santé Grand Est souhaite rappeler que l’urgence c’est la prise en charge des patients !

France Assos Santé Grand Est regrette que le Directeur Général ait trouvé le temps, en cette période de crise particulièrement vive dans notre région, de confirmer des décisions prises en amont. En effet ce n’est pas le moment de confirmer des suppressions de lits, nous devons rester concentrés sur cette gestion de l’épidémie qui chaque jour engendre des décès prématurés et des victimes collatérales, notamment parmi les populations les plus fragiles !

Nous savons déjà que l’épidémie du covid 19 est révélatrice de nombreux dysfonctionnements et manquements de notre système de santé dont il faudra tirer des leçons. Les constats d’échecs actuels, tout comme le fonctionnement du système de santé et les projets antérieurs devront être repensés à la lumière de ce que nous vivons aujourd’hui. Le principe même du COPERMO, qui est de contrôler par un versant uniquement financier les opérations hospitalières, est probablement à revoir.

Au risque de rappeler l’inéluctable, cette réflexion sur le COPERMO du CHU de Nancy ainsi que ce travail de fond sur le système de santé Français devra se faire dans une démarche réfléchie de démocratie sanitaire associant l'ensemble des acteurs du système de santé dans un esprit de dialogue et de concertation.

Il faut se garder de favoriser la polémique quand l’heure est à l’inquiétude pour les citoyens français et à la mobilisation des acteurs du système de santé pour limiter au maximum les dégâts de cette épidémie. Mais, il faut également se garder de donner l’impression que tout pourra reprendre comme avant une fois la crise passée. France Assos Santé en région Grand Est comme ailleurs n’aura de cesse de le rappeler. Une nouvelle ère va s’entamer. Tenez-vous prêts !

Contact presse :
Esther MUNERELLE, coordinatrice régionale
Téléphone : 03 83 28 25 91
Mail : grand-est@france-assos-sante.org