Ensemble pour une région sans tabac : l’action de GEST

En ce mois de novembre, nous abordons un sujet de santé publique majeur : le tabagisme. En France, il reste la première cause de mortalité prématurée évitable, avec près de 75 000 décès chaque année. Dans le Grand Est, la situation est encore plus préoccupante : près de 20 % des adultes sont fumeurs quotidiens. Pour en parler, nous avons posé 5 questions au Professeur Martinet Président de l’association Grand Est Sans Tabac (GEST), qui œuvre depuis 9 ans pour coordonner la lutte contre le tabagisme dans la région.

Pourquoi le tabagisme reste-t-il un problème majeur en France et dans le Grand Est ?         

Le tabac est responsable d’environ 75 000 décès chaque année en France, ce qui en fait la première cause de mortalité prématurée évitable. Dans le Grand Est, la situation est particulièrement préoccupante : en 2024, près de 19,8 % des adultes de 18 à 79 ans déclaraient fumer quotidiennement, un chiffre supérieur à la moyenne nationale. Ce constat montre qu’il est urgent d’agir, car le tabagisme n’est pas une fatalité : on peut lutter efficacement contre ce fléau.

Comment est née l’association Grand Est Sans Tabac et quels sont ses objectifs ? 

GEST est née il y a presque 9 ans, en février 2016, à la suite de discussions entre des experts de la lutte contre le tabac et du sevrage tabagique, en lien avec l’ARS Grand Est. Nous avons voulu créer une structure capable de fédérer les acteurs régionaux et de coordonner les actions. Nos objectifs sont clairs :

  • Rassembler les associations et professionnels engagés contre le tabagisme ;
  • Constituer une force de plaidoyer pour promouvoir des mesures fondées sur les preuves scientifiques, notamment celles de la Convention Cadre de l’OMS ;
  • Renforcer et coordonner l’action de nos membres pour une lutte plus efficace

Quelles sont les actions concrètes menées par GEST ?

Nous agissons sur plusieurs fronts :

  • Informer nos adhérents et le public sur les risques du tabac et les moyens de s’en protéger ;
  • Prévenir l’entrée en tabagisme, notamment chez les jeunes ;
  • Protéger les non-fumeurs ;
  • Aider au sevrage tabagique ;
  • Mobiliser les professionnels de santé et les acteurs locaux ;
  • Participer à l’élaboration des politiques régionales de santé en lien avec l’ARS ;
  • Et soutenir la veille juridique et l’action judiciaire contre les infractions liées au tabac.
    Nous sommes également très actifs lors d’événements comme la Journée mondiale sans tabac le 31 mai ou le Mois sans tabac en novembre.

Pouvez-vous nous parler du dispositif « Ville Libre Sans Tabac » ?

C’est une initiative phare de GEST. L’idée est simple : créer des villes où la consommation de tabac n’est plus la norme, où l’espace public est libéré du tabac et où les fumeurs trouvent un soutien pour arrêter. Concrètement, cela se traduit par :

  • Des espaces sans tabac pour protéger les enfants et améliorer la qualité de vie ;
  • Une information régulière sur les risques sanitaires et environnementaux du tabac ;
  • Une mobilisation des professionnels de santé et des acteurs locaux ;
  • Et même la formation de la police municipale pour faire respecter les interdits protecteurs.
    Aujourd’hui, plusieurs collectivités du Grand Est sont engagées : Joinville, Thionville, Nancy, Illkirch-Graffenstaden, et d’autres. C’est une dynamique collective qui implique mairies, associations, écoles, commerces, clubs sportifs… et qui améliore la qualité de vie pour tous.

Quels résultats avez-vous observés et quelles sont vos perspectives ?

Nous constatons une prise de conscience croissante et une mobilisation forte des collectivités et des acteurs de santé. Le dispositif Ville Libre Sans Tabac est très bien accueilli et inspire d’autres territoires. Pour l’avenir, nous voulons étendre cette dynamique à davantage de villes, renforcer la prévention chez les jeunes et soutenir encore plus le sevrage tabagique. Notre message est clair : le tabagisme n’est pas une fatalité, et ensemble, nous pouvons créer des environnements plus sains.


Donnez de la voix aux usagers : outils pour mettre en lumière les RU

Dans la perspective d’un renouvellement massif des mandats des représentants des usagers (RU) en établissements de santé, en 2026, et dans le but de répondre à une forte demande des RU, eux-mêmes, France Assos Santé sort son « Kit de présentation des RU ». Objectif : donner à ces bénévoles associatifs qui s’engagent pour défendre les droits des patients les moyens de se faire mieux connaître, du public et des professionnels de santé.

Pour faciliter l’exercice d’un mandat pour le moins essentiel en termes de visibilité et d’impact, France Assos Santé a conçu un nouvel outil destiné à tous les représentants des usagers appelés à siéger en CDU – qui s’ajoute à l’offre de formations mise à la disposition de tous les RU. Qu’ils poursuivent ou qu’ils fassent leurs premiers pas en Commission Des Usagers, les RU seront désormais équipés d’un kit numérique dit « de présentation des RU ».

Renforcer la visibilité des RU

L’initiative de France Assos Santé vise à revitaliser et amplifier la démocratie en santé. Ce kit est le résultat d’un double constat, confie Anne Taquet, conseillère offre de soins chez France Assos Santé : « D’une part, la majorité des usagers du système de santé ignore qu’il y a des représentants des usagers dans les établissements de santé et, d’autre part, nombreux sont les usagers qui méconnaissent les droits en santé. Or, la mission principale des RU est de veiller au respect de ces droits ». Et ce qui vaut pour les usagers du système de santé, dont les patients pris en charge dans les établissements de santé, vaut souvent aussi pour les professionnels de santé qui y exercent, pas nécessairement mieux informés.

Le « Kit de présentation des RU » entend réparer ce déficit de notoriété, en tout cas y contribuer, en donnant les moyens aux représentants des usagers de trouver leur place dans l’établissement de santé.

Un kit unique, mais adaptable

De fait, si le « Kit de présentation des RU » se veut un outil commun aux 18 délégations de France Assos Santé, il est adapté aux spécificités de chaque délégation. Pour la région Grand Est, vous retrouverez une présentation du contenu du kit dans le webinaire qui s’est déroulé le 27 octobre.


Petits détectives à la clinique Jeanne d’Arc : une journée ludique et éducative pour les écoliers lunévillois

Une journée ludique et éducative à la clinique Jeanne d’Arc de Lunéville

 

Dans le cadre de la Semaine de la Sécurité des Patients, la clinique Jeanne d’Arc de Lunéville a accueilli, le mardi 14 octobre, deux classes de l’école René Haby pour une journée pas comme les autres.
Objectif : familiariser les enfants avec le milieu hospitalier et les sensibiliser à la sécurité des soins, à travers des activités ludiques et participatives.

Un partenariat éducatif innovant

Cette action est née d’une idée de Clara STIRCHLER, responsable de service, qui souhaitait créer un lien entre la clinique et le jeune public dans le cadre du thème de l’Organisation Mondiale de la Santé de cette année « Des soins sûrs pour chaque nouveau-né et chaque enfant ».

Les classes de M. Durand et Mme Boucher (CM1 et CM2) ont ainsi été sélectionnées par la directrice de l’école René Haby pour participer à une demi-journée pour chacune des classes, organisée en collaboration avec Carine JEOL (qualiticienne), Amandine APTEL (assistante de direction et RH), et Laurent BRUMBT (représentant des usagers et membre de la Commission Des Usagers (CDU)).

Quatre ateliers pour apprendre en s’amusant

Les élèves, répartis en petits groupes, se sont relayés sur quatre ateliers thématiques, spécialement conçus pour eux :

  • La chambre des erreurs : un “escape game” adapté où les enfants devaient identifier sept erreurs menaçant la sécurité ou le confort du patient.
  • L’hygiène des mains : à l’aide d’une “boîte à coucou”, les élèves ont pu constater que leur lavage de mains n’était pas toujours efficace grâce à la lumière à ultra-violets, occasion pour les animatrices de rappeler les bonnes pratiques en la matière. Les élèves ont pu également se serrer la main après les avoir couvertes de paillettes et observer la transmission des microbes assimilés.
  • Le jeu des termes médicaux : un atelier de cartes pour découvrir et comprendre le vocabulaire du monde hospitalier.
  • Les bons réflexes en cas d’urgence : associer la bonne situation au numéro d’appel correspondant, pour adopter les bons comportements face à une urgence.

Des supports pédagogiques adaptés

Chaque enfant a reçu un livret d’enquêteur “À la découverte de la clinique…”, support des quatre ateliers, à compléter tout au long de la demi-journée.

En complément, Laurent BRUMBT précise que la Ligue Contre le Cancer 54 a remis à chaque élève de CM2 du département un agenda contenant de nombreux conseils de prévention et des informations comme par exemple celles sur les microbes et leur transmission.

Une expérience positive et enrichissante

À la fin de la première demi-journée, élèves et animateurs se sont réunis pour partager leurs impressions.
Les enfants ont salué une activité “trop bien”, et ont unanimement élu la chambre des erreurs comme leur atelier préféré.

« Les ateliers étaient bien préparés et adaptés à leur âge, cela a rendu les enfants curieux et très impliqués », souligne Mme Boucher, enseignante.

De leur côté, les animatrices ont noté la motivation et la concentration exemplaires des élèves.

Un compte rendu, réalisé par les enseignants avec leurs élèves, sera publié sur le blog de l’école René Haby, afin de prolonger les échanges entre enfants et parents autour des apprentissages de la journée.

Une action à renouveler

Cette initiative, qui a su allier pédagogie, prévention et plaisir, marque une belle réussite pour la clinique Jeanne d’Arc et ses partenaires.

Une expérience à reconduire sans hésitation pour continuer à sensibiliser, dès le plus jeune âge, aux bons réflexes de santé et de sécurité.


Main dans la main pour la sécurité des soins

À l’hôpital Les 3 Rivières de Châtel-sur-Moselle, représentants des usagers et professionnels se sont unis pour sensibiliser autour d’un thème essentiel : « de la maltraitance à la bientraitance ». Une initiative portée à l’occasion de la Semaine de la Sécurité des Patients, qui a rencontré un bel écho auprès du public.

Une collaboration inédite

Martine Henry et Patrick Contassot, représentants des usagers, ont rapidement trouvé des alliés de choix : Théo Banzet, responsable qualité, et Émilie Perrotev, infirmière diplômée d’État et référente bientraitance. Ensemble, ils ont imaginé une action participative, accessible à tous, pour ouvrir le dialogue autour de la sécurité et de la bienveillance dans les soins.

« L’établissement nous a donné tous les moyens nécessaires pour mener ce projet dans de bonnes conditions », souligne Patrick. « Notre objectif était de faire réfléchir autour de la notion de bienveillance », en impliquant patients, résidents, professionnels et visiteurs.

Des outils concrets et interactifs

Pour donner vie à ce projet, l’équipe a conçu des supports variés :

  • un espace d’expression où chacun pouvait inscrire les mots qui, pour lui, reflétaient la bientraitance ;
  • des questionnaires pour évaluer la connaissance des notions de maltraitance et de bientraitance, mais aussi des dispositifs déjà existants au sein de l’établissement ;
  • des affichages clairs et accessibles présentant la charte de bientraitance interne, les outils de signalement, ainsi que la documentation sur les droits des patients.

« Beaucoup de personnes se sont prêtées au jeu et ont accepté de partager leur ressenti », se réjouissent Martine et Patrick.

Un rôle clé : la référente bientraitance

Au cœur du dispositif, Émilie Perrotev rappelle l’importance de sa mission :  «  Ma mission, en tant que référente bientraitance, est d’écouter, d’échanger avec les équipes sur des situations qui leur ont posé question. Je suis ainsi sollicitée pour des conseils dans le cadre de la prise en charge de certains patients. Je réalise aussi des actions préventives, avec des mises en situation pratiques dans lesquelles les professionnels doivent repérer tout ce qui aurait pu être fait de « bientraitant ».  Une expertise acquise grâce à une formation spécifique, qui lui permet aujourd’hui d’agir comme ressource pour l’ensemble de l’hôpital.

Une dynamique prometteuse

Cette journée thématique a connu un franc succès : un public nombreux, des échanges riches et une volonté commune d’avancer. « On a senti beaucoup d’intérêt et de volontariat chez les participants », se félicitent les représentants des usagers.

Au-delà de l’événement, c’est une véritable synergie qui semble se dessiner entre les professionnels et les représentant des usagers. Une dynamique porteuse pour continuer à faire progresser, ensemble, la culture de la sécurité et de la bientraitance à l’hôpital Les 3 Rivières.


Pourquoi devenir RU en CPAM ? Regards croisés de 2 Représentantes des usagers

Agnès Michel, membre de l’association SOS hépatites termine actuellement son 5e mandat en CPAM et ne pourra pas poursuivre en raison de la limite d’âge.

Marie Rougane de Chanteloup, membre de l’association familiale catholique de Troyes achève son 1er mandat de RU en CPAM et va poursuivre son engagement en postulant à nouveau en 2026.

Nous les avons interrogées afin de vous donner à voir concrètement ce qu’implique et apporte le mandat de RU en CPAM.

  • Quel est le rôle du conseil de la CPAM ?
Agnès M. : « Le conseil de la CPAM valide le budget d’intervention et de gestion proposé par la CNAM. Il doit connaitre le travail de la CPAM départementale et s’assurer que tout le territoire est bien pris en compte. S’assurer qu’il y a toujours des lieux d’accueil dans le département autre que son siège.
Le conseil peut aussi être informé du fonctionnement des centres de santé mis en place. Des échanges sont organisés avec le médecin conseil, le responsable de la comptabilité, et les différentes personnes responsables des différents groupes de salariés.
Il peut aussi inviter des personnalités extérieures (ex. directeur d’hôpital, MDPH) pour présenter leur rôle et leur articulation avec la CPAM.
Il y a au minimum 4 réunions par an.
Les conseillers votent la présence des différents membres des commissions qui doivent être accessibles aux 3 collèges. »
  • Pourquoi est-il essentiel que des représentants des usagers siègent au sein du conseil de la CPAM ?

Agnès M : « Le RU défend l’ensemble des usagers du système de santé sans mettre en avant sa personne. »
Marie RDC : « Les RU en CPAM ont un rôle fondamental car ils représentent les usagers. Notre posture est de faire en sorte que les gens soient bien soignés et bien remboursés.
Notre rôle est d’attirer l’attention sur les difficultés que rencontrent les usagers dans notre département comme la difficulté à trouver un médecin traitant ou un spécialiste à proximité de chez eux.
Devenir RU en CPAM c’est jouer un rôle de veille sur ce qui se passe en matière de santé dans votre département. Parfois, on nous présente un tableau embelli de l’offre de soins et c’est important d’être présent pour rappeler ce qu’est la réalité du terrain. »
  • Selon vous quelles commissions de la CPAM sont à privilégier par les RU et pourquoi ? 

Agnès M. : « Les commissions où il est directement question de la situation des usagers. La CASS (Commission d’Action Sanitaire et Sociale) ; La Commission de Recours Amiable des usagers et la Commission Paritaire des Médecins.
Les formations délivrées par France Assos Santé permettent de bien s’y impliquer »
Marie RDC : «Je fais partie du bureau de la CPAM, de la CRU (Commission des Relations aux Usagers) et je représente la CPAM au centre de médecine préventive à Nancy.
Ne faisant pas partie d’autres commissions je ne sais pas trop lesquelles vous recommander. D’après ce que j’entends les commissions des pénalités et CRA semblent être des commissions intéressantes où siéger.
Pour moi, le fait d’être membre du bureau me permet d’avoir des contacts plus directs avec la Direction. C’est plus facile de poser des questions, de soulever des points en plus petit comité. Je le recommande.»
  • Quel message aimeriez-vous adresser à des bénévoles qui envisagent de devenir représentants des usagers à la CPAM ?

Agnès M. : «Je les remercie pour leur investissement. Je leur conseille de bien échanger avec les différents collèges employeurs, syndicats et les différents membres de leur collège 3 qui sont des alliés.»
Marie RDC : «En ce 80ème anniversaire de la Sécurité Sociale, c’est spécialement important si on veut défendre un système de santé de qualité accessible à tous.
A titre personnel, ce mandat m’a permis de mieux comprendre le fonctionnement de la sécurité sociale et les enjeux en matière de santé, de rencontrer des gens intéressants et d’horizons variés, et de faire équipe avec les représentants de l’Udaf, de la FNATH ainsi qu’avec les représentants des mutuelles dont le combat va généralement dans le même sens que nous, représentants de France Asso Santé. Je vous encourage à vous lancer dans cette aventure, vous ne le regretterez pas.»
 

Vous êtes convaincus ou presque, participez à l’un des temps d’échanges organisés par France Assos Santé Grand Est sur le mandat RU en CPAM.

Afin de manifester votre intérêt pour ce mandat, vous pouvez d’ores et déjà vous faire connaître auprès de Esther MUNERELLE – Coordinatrice – emunerelle@france-assos-sante.org – 06 25 47 32 05

Pour aller plus loin 

  • Consultez notre brochure « Devenir RU en CPAM » : Cliquez ICI

[REPLAY] Webinaire | e-santé : quelles conditions pour soigner l’accès aux soins ?

Alors que la CNAM (Caisse Nationale d’Assurance Maladie) organise le 27 juin ses Assises Nationales de la Télémédecine, ce webinaire était l’occasion de porter un regard territorial sur l’apport du numérique dans l’accès aux soins.

L’enjeux de ce webinaire était d’exposer les conditions sine qua non pour que la santé numérique puisse être un réel levier d’accès aux soins. L’innovation est incontournable mais elle doit être menée de manière concertée, cohérente et organisée au sein des parcours de soins existants.

Lors de cet évènement, nous avons donné la parole aux représentants d’e-Meuse Santé et OpenCare lab. Ces deux modèles de développement du numérique au service de l’accès aux soins illustrent un travail de prise en compte des préoccupations des différentes parties prenantes du système de santé dont les usagers.

INTERVENANTS 

  • Jean PERRIN, Elu référent à France Assos Santé Grand Est
  • Jean-Charles DRON, Directeur Opérationnel e-Meuse santé
  • Dr Jean-Claude CORNU, Chef de Service de Pneumologie Centre Hospitalier de Verdun Saint-Mihiel
  • Guillaume FACCHI, Président Directeur Général d’OpenCare Lab

Nous vous souhaitons un bon visionnage de ce Webinaire


[REPLAY] Webinaire - Semaine de la Sécurité des Patients : RU soyez au rendez-vous !

France Assos Santé Grand Est a organisé un webinaire le 12 juin dernier à visée préparatoire de la Semaine de la Sécurité des Patients qui se déroulera cette année du 15 au 19 septembre.

L’objectif poursuivi était d’informer su ce qu’est la Semaine de la Sécurité des Patients (SSP) et donner des pistes de réflexion autour desquelles, représentants des usagers et professionnels en établissement de santé, peuvent échanger afin de mettre en place des actions ciblées sur la thématique de l’année « des sois sûrs pour chaque nouveau né et chaque enfant ».

Ils étaient nombreux et nous les en remercions !

Comme annoncé, le replay de la réunion est disponible ici :

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Le diaporama diffusé  dans lequel tous les liens (cliquables directement sur le fichier) donnant accès aux différents outils présentés est téléchargeable ici :

Marjorie se tient à votre disposition pour tout besoin d’information complémentaire  et/ou, pour les représentants des usagers faisant partie d’une association adhérente à France Assos Santé, pour tout besoin d’accompagnement méthodologique.

???? mvautrin@france-assos-sante.org

☎️ 07 56 34 08 82


Bilan JEDS 2025 : des actions concrètes pour faire vivre les droits en santé

Le nouveau rendez-vous de France Assos Santé, « Soigne tes droits », s’est clôturé avec la journée national du 15 mai, dernier. Il est donc l’heure de faire le bilan de la Journée Européenne de vos Droits en Santé 2025, événement phare de « Soigne tes droits ». A cette occasion, France Assos Santé Grand Est a réalisé une infographie qui dresse un bilan visuel et synthétique de cette édition en région.

La mobilisation régionale autour de la JEDS 2025 témoigne d’un engagement fort en faveur des droits des usagers du système de santé. France Assos Santé Grand Est remercie l’ensemble des établissements, représentants des usagers et partenaires ayant contribué à la réussite de cette journée.

France Assos Santé Grand Est reste mobilisée pour accompagner les dynamiques locales tout au long de l’année !


Une Assemblée Régionale sous le signe de l’Engagement !

L’Assemblée Régionale de France Assos Santé Grand Est s’est tenue le mercredi 23 avril 2025 à Nancy, en présence de 63 participants. Ce temps fort de la vie associative de la délégation a permis de dresser le bilan d’une année d’activité marquée par une dynamique soutenue, ainsi que de procéder au renouvellement des instances régionales par voie d’élection, conformément aux statuts.

« Le savoir expérientiel des patients est aussi important que l’expertise des professionnels »

Après l’allocution d’ouverture du président, M. Jean-Michel MEYER, Mme Christelle RATIGNIER-CARBONNEIL, directrice générale de l’ARS Grand Est, a pris la parole pour réaffirmer l’engagement de l’ARS Grand Est en faveur d’une co-construction renforcée avec les usagers, par l’intermédiaire de leurs représentants.

Elle a souligné l’importance d’une implication « le plus en amont possible » dans l’élaboration des politiques de santé, en réponse aux besoins différenciés des citoyens.

Mme RATIGNIER-CARBONNEIL a rappelé que les solutions émanent du terrain, et que la contribution des usagers à cette dynamique est aujourd’hui pleinement reconnue. Elle a également insisté sur le rôle central de la transparence, rendue possible par la représentation des usagers dans les instances, dans la sécurisation du parcours de soins. Elle a conclu son intervention en réaffirmant sa volonté de consolider, dès 2025, le partenariat entre l’ARS Grand Est et France Assos Santé Grand Est, en vue d’un partage renforcé des messages et des enjeux de santé publique.

Retour sur 2024

Le rapport d’activité a été présenté à travers les trois ambitions du plan stratégique de France Assos Santé Grand Est.

  • Ambition 1 : Renforcer la cohésion et la structuration de notre réseau

M. Jean-Michel MEYER (Association Le lien) a détaillé les travaux conduits dans le cadre des trois commissions de réseau, portées respectivement par France Rein Lorraine, l’URAF Grand Est et l’Afa Crohn RCH France. Il a également fait un retour sur un nouveau rendez-vous au sein du réseau, la journée des présidents des associations adhérentes. Enfin, M. Jean-Michel MEYER a présenté deux nouveaux rôles créés au sein des associations adhérentes, les référents Représentants des Usagers et les référents France Assos Santé.

  • Ambition 2 : Revitaliser et amplifier la démocratie en santé

M. Benoit FAVERGE, chargé de mission, a mis en lumière les outils développés en matière de démocratie en santé, parmi lesquels figure la création d’un annuaire des représentants des usagers et des associations agrées santé. Mme Laurence GRANDJEAN (Chambre de consommation d'Alsace et du Grand Est), correspondante formation élue, a évoqué l'offre de formation proposée en région Grand Est, qui est de plus en plus importante et diversifiée. Elle a également pu évoquer les nouveautés parues en 2025 pour les participants qui pourront désormais bénéficier d'un espace participant où retrouver l'ensemble des formations suivies, les questionnaires des attentes et d'évaluations aux formations.

  • Ambition 3 : Éclairer et transformer les politiques publiques ayant un impact sur la santé

Enfin, MM. Alain MERGER (VMEH 54), François DOTTORI (Familles Rurales 57) et Daniel FONTAINE (URAF Grand Est) ont présenté les feuilles de route des réunions des groupes de travail mis en place autour des thématiques suivantes : l’accès aux soins de qualité, l’accompagnement des citoyens dans la complexité du système de santé, et la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé.

En clôture de matinée, Mme Esther MUNERELLE, coordinatrice régionale de France Assos Santé Grand Est, est revenue sur deux actions d’envergure en 2024, véritables illustrations des actions de France Assos Santé Grand Est dans son rôle d’éclaireur pour les politiques publiques.

La première concernait la co-organisation de la 4ème journée régionale de l’éthique du numérique en santé qui a réuni 70 personnes à Metz. Cette journée fut l’occasion d’aborder les enjeux posés à travers les regards croisés de juriste, philosophe, représentants de patients et professionnels utilisateurs. Celle-ci a aussi été l’occasion de signer une charte d’engagement officialisant la mise en place de guichets territoriaux dédiés à l’intelligence artificielle en santé entre France Assos Santé Grand Est, la DG ARS Grand Est, et les CHU de Strasbourg, Nancy et Reims.

Pour en savoir plus, retrouver le Replay en cliquant ici.

France Assos Santé Grand Est a également travaillé, en partenariat avec la Fédération de l’Exercice coordonné et des Maisons de Santé du Grand Est (FEMAGE), à montrer l’intérêt que présentait l’implication des usagers et quels bénéfices pouvaient découler du développement de cette pratique dans le fonctionnement de leurs structures à l’occasion de la coanimation d’un atelier lors d’un séminaire régional dédié aux professionnels de Maisons de Santé Pluriprofessionnelles (MSP).

À cet effet, France Assos Santé Grand Est, toujours en partenariat avec la FEMAGE, a créé un guide pratique adhoc pour accompagner les professionnels dans cette démarche d’intégration des usagers au sein des équipes de soins.

Pour aller plus loin, retrouver le guide créé ici.

Retrouver le rapport d’activité complet de FAS Grand Est en cliquant ici.

Validation des rapports et perspectives budgétaires

Le rapport d’activité a été adopté à l’unanimité.
Mme Corinne KREMER, chargée de gestion administrative et financière, a présenté le bilan financier, précisant les principaux postes de dépenses, et a indiqué un taux d’exécution budgétaire de 111%. Le budget prévisionnel a également été présenté, tout en soulignant son caractère provisoire, lié aux incertitudes pesant sur le budget national. Ces éléments ont été corroborés par M. Sylvain FERNANDEZ-CURIEL, coordinateur national de France Assos Santé, qui a apporté des précisions sur le contexte global.

C’est parti pour 3 ans !

Conformément au calendrier électoral, cette Assemblée Régionale était également élective. Les membres du comité régional et du bureau ont été désignés à l’issue du scrutin.

Voir la composition du comité régional et du bureau.


Retour sur les 4èmes Assises Régionales des Représentants des Usagers du Grand Est

Les 4èmes Assises Régionales des Représentants des Usagers du Grand Est se sont tenues, le 24 avril dernier, sous le signe de l'engagement collectif pour garantir un accès équitable à des soins de qualité, en particulier pour les publics les plus fragiles. Organisées par France Assos Santé Grand Est, ces assises ont rassemblé une soixantaine de représentants des usagers, autour de nombreuses initiatives et enjeux concrets.

Garantir l'accès aux soins : innovations et dispositifs de terrain

Maxime ROUCHON, coordinateur de l’Assurance Maladie Grand Est, a débuté son intervention en rassurant son auditoire. « Les économies en santé consistent, avant tout, à améliorer et optimiser l’existant ». Il a ensuite présenté les nouveaux leviers mis en place, tels que la création du métier d’assistant médical, le renforcement des parcours coordonnés et les innovations en matière d’actions ciblées auprès des populations précaires. Il a souligné l’importance de l’« aller vers », avec des équipes mobiles, des médiateurs sociaux, et des incitations financières pour les médecins engagés dans la prise en charge des publics en difficulté.

Wilfrid STRAUSS, directeur des soins de proximité à l’ARS Grand Est, a complété son intervention en insistant sur l’approche multidimensionnelle de l’accessibilité, au-delà des simples indicateurs géographiques. L’ARS Grand Est œuvre, entre autres, en ce sens, en assurant un soutien à l’installation des professionnels, au développement de la télémédecine, à la mise en place du Service d’Accès aux Soins (SAS) pour les soins non programmés, au développement d’équipes de soins spécialisés grâce à la télé-expertise et le développement des nouveaux métiers comme les Infirmiers en Pratique Avancée (IPA).

La voix des usagers : entre plaidoyer et formation

Mme Anne TAQUET, chargée de mission Offre de Soins au niveau national à France Assos Santé, a présenté les principales barrières de l’accès aux soins et comment notre réseau y travaille. Outre la défense individuelle des droits des usagers via la ligne Santé Info Droits, France Assos Santé a une mission de défense collective des usagers du système de santé. Celle-ci est développée avec des actions de 2 natures : actions de plaidoyer et actions d’accompagnement, dont les formations des acteurs associatifs et représentants d’usagers font partie. Des propositions sont formulées pour améliorer l’accès aux soins de qualité comme, par exemple, la mise en place, au sein du service des urgences d'un établissement, d’un agent dédié à l’information des usagers sur leurs parcours au sein du service. Cette proposition a été faite en réponse au traitement des plaintes et réclamations formulées par les usagers.

Représentation des Usagers : un lien essentiel entre usagers et instances

Le rapport annuel des Commissions des Usagers (CDU) est présenté par Angèle RATZMANN, présidente de la Commission Spécialisée Droits des Usagers du Grand Est, et, Marie ANSELM, chargée d’études sociologue à l’Observatoire Régional de la Santé Grand Est. Ce dernier a montré des progrès encourageants : 98 % des établissements ont nommé un médiateur médical, et la présence des RU en CDU progresse. Toutefois, de nombreux postes restent vacants, soulignant la nécessité de renforcer l’engagement citoyen dans les établissements de santé.

Les objectifs pour 2025 sont de réinstaurer une dynamique annuelle de remontées de ces indicateurs (prochain rapport en 2025), compléter les objectifs et systématiser l’exploitation des données à l’échelle départementale. Cela permettrait notamment de disposer de données d’une meilleure qualité en matière d’inégalités sociales et territoriales de santé (ISTS) et d’ainsi nourrir les réflexions des Conseils Territoriaux de Santé (CTS). Il s’agira également de rendre le rapport Droit des Usagers plus attractif et le communiquer plus largement pour en permettre une meilleure prise en compte.

Mme Emma HENRICH, chargée de mission à l’ARS Grand Est, a détaillé le processus de désignation des RU, appelant à une mobilisation pour combler les 205 postes encore vacants dans la région. Mme HENRICH a rappelé que deux campagnes sont menées chaque année pour combler ces postes, avec un suivi transparent en ligne sur le site internet de l’ARS Grand Est.

Ateliers participatifs et santé mentale : identifier les obstacles et proposer des solutions

Les participants ont été invités à réfléchir en groupes à des cas concrets de non-respect des droits des usagers, afin d’identifier les actions possibles et les interlocuteurs à mobiliser.

Une table ronde sur la santé mentale, grande cause nationale de cette année, a ensuite permis d’aborder les défis spécifiques liés à la stigmatisation, au manque de moyens et à l'accompagnement des proches, avec des témoignages éloquents portés par Evelyne KEMPF, Josette BURY et Jean-Marie LÉCOT, représentants des associations Unafam Grand Est, AFTC Lorraine et Entraid’Addict 67. Des pistes d’actions ont été abordées avec notamment l’exemple de certaines synergies locales.

Conclusion : un engagement collectif renforcé

Esther Munerelle, coordinatrice régionale, a clôturé la journée en saluant l’engagement des intervenants et participants. Ces assises ont confirmé que l’accès aux soins de qualité passe par une collaboration étroite entre usagers, professionnels et institutions, et par une reconnaissance accrue de l’expérience patient comme levier de transformation du système de santé.