Rencontres "Co-Vivre l'après"

Vous avez été infecté par la COVID 19 ? Cela reste une épreuve ? L’un de vos proches a été touché par la covid ? Vous avez perdu un proche de la Covid 19 ?

Vous aimeriez échanger avec d’autres personnes qui partagent le même vécu, les mêmes préoccupations ?
Nous vous invitons à participer à l’une des rencontres organisées  sur le « Vivre Après »

Des rencontres « Co-Vivre l’après » à quoi ça sert ?

L’objectif de ces rencontres est de créer un espace bienveillant d’échanges entre personnes ayant été infectées par la COVID-19 sur leur vécu, leur ressenti et les difficultés qu’elles rencontrent plusieurs semaines, voire mois après l’infection.

La compréhension mutuelle des préoccupations de chacune et chacun, la liberté de s’exprimer sur son ressenti sans jugement des autres, le partage de trucs et astuces entre personnes concernées : voici quelques ambitions de ces rencontres. Nous espérons que vous y trouverez une entraide bénéfique pour réussir à mieux « vivre l’après ».

Qui organise ces rencontres ?

France Assos Santé organise ces rencontres animées par des bénévoles d’associations de patients qui n’auront pas vocation de répondre à d’éventuelles questions médicales mais sauront guider les échanges pour les rendre les plus constructifs possibles entre vous.

La confidentialité et le respect de la parole des un.e.s et des autres seront garantis.

Les sujets et les thèmes abordés ensemble feront l’objet d’un compte-rendu anonymisé et contribueront à une remontée de vos difficultés et de vos éventuels besoins auprès des associations de patients, des soignants et aussi des institutions de santé.

Comment participer ?

Ces rencontres sont organisées en visio conférence .

Pour toutes questions liées à ces rencontres, n'hésitez pas à adresser un mail à : covivre@france-assos-sante.org

 

 


Pour en savoir plus sur la maladie :

Vos droits, vos démarches :

 Prévention et promotion de la santé   : 

Ressources associatives sur le sujet :

Plateformes d'écoute, d'aides et de prises en charges médico-psychologiques en Grand Est :

https://www.grand-est.ars.sante.fr/je-suis-un-particulier-0

 

 


[REPLAY] Webinai'RU Grand-Est "La certification v2020 : quelle place pour les RU ?" | 21 Mai 2021

La Haute Autorité de Santé a présenté une nouvelle certification pour les établissements de santé. Dès à présent, les représentants des usagers des établissements de santé sont sollicités pour y travailler.

Face à ce constat et aux sollicitations des uns et des autres, France Assos Santé Grand-Est vous a proposé de venir échanger avec nos intervenants sur cette nouvelle certification et la place que pourront prendre les RU dans la démarche lors d'un webinaire le 21 mai 2021 de 14h à 15h30.

Au cours de ce webinaire, nous avons accueilli:

  • Serge Deschaux, Représentant des usagers
  • Mathieu Garé, Représentant des usagers
  • Sébastien Gayet, Directeur de la Qualité, Gestion des Risques et des relations avec les usagers au CHU de Reims
  • Annie Morin, Représentant des usagers à la Haute Autorité de Santé

Il est désormais possible de voir ou revoir ce webinaire.

https://www.youtube.com/watch?v=h0E3gC2Qtvk

Pour en savoir plus sur la Certification des établissements de santé et sa mise en œuvre, rendez-vous sur la page de la Haute Autorité de Santé (HAS), en cliquant ici.

La HAS vous propose également différents support pour vous familiariser avec la certification:

Documents à télécharger:

 


Rapport d'activité 2020 de France Assos Santé Grand-Est

Nous avons le plaisir de vous présenter notre rapport d'activité 2020 : cliquez ici pour le télécharger

Retrouvez également nos anciens rapports d'activité:


Communiqué de presse : Cabine de téléconsultations : pas à n’importe quel (Mono)prix !

La mutuelle AUBEANE et France Assos Santé Grand Est s’associent pour réagir à cette pratique consumériste de la santé qu’incarne la cabine de téléconsultation au sein d’un magasin Monoprix à Troyes dans l’Aube.

Monoprix vient d’installer dans deux de ses supermarchés (Ile de France et Aube) une cabine de téléconsultation afin de proposer à ses « clients » d’effectuer une téléconsultation au moment de faire leurs courses.

Jean-Michel Meyer (Président de France Assos Santé Grand Est) s’alarme : « Nous souhaitons témoigner de notre inquiétude car sous couvert de proposer un service de santé publique monoprix réalise en fait une parfaite opération de marketing. Pourtant France Assos Santé et la Mutuelle AUBEANE sont favorables à toutes les mesures qui peuvent faciliter l’accès aux soins. C’est ce qui a été soulevé très fortement lors du grand débat national mais laissé de côté dans les restitutions. L’amélioration de l’accès aux soins est une demande citoyenne forte, notamment dans les zones désertifiées, mais ne doit pas se faire à n’importe quel prix. »

Principale menace à la qualité et à la sécurité des soins : Si ces cabines sont connectées, elles ne le sont pas au système de santé ni aux parcours de soins coordonnés ne garantissant plus ainsi, qualité, sécurité et prise en charge des frais de santé. Si la téléconsultation est estimée comme insuffisante, vers quel praticien implanté physiquement, Monoprix renvoie-t-il ?

Autre menace, l’accès physique aux soins : bien que cette cabine estampille le pictogramme « handicap », ses dimensions et sa configuration ne permettent pas d’accueillir les personnes en situations de handicap.

Enfin, que penser de l’implantation d’une cabine médicale au milieu de grandes surfaces qui vendent des produits qui peuvent être néfastes pour la santé (alcool, sucreries, produits gras) ?

La télémédecine n’est pas adaptée à toutes les situations et s’inscrit en France dans le cadre d’une relation professionnelle de santé /patient, avec possibilité de consultations présentielles en cas de nécessité. Monoprix va-t-il implanter également des centres de santé sur les territoires ? Le patient ne devient-il pas client ? l’acte médical, un acte commercial ? N’allons-nous pas vers une marchandisation de la santé ?

Nous réaffirmons plus que jamais que « La santé n’est pas un commerce mais un droit ».

Communiqué de presse 

Contact presse :

Esther MUNERELLE – emunerelle@france-assos-sante.org – 06 25 47 32 05

Dominique DOUINE – dominique.douine@aubeane.fr – 03.25.79.10.43

Mieux nous connaitre :

France Assos Santé Grand Est : site

Mutuelle Aubéane : Site


Commission de réseau stratégie de vaccination contre la covid 19 - présentation et discussion avec l'ARS Grand Est - 12 février 2021

Lors de notre dernière commission de réseau, le vendredi 12 février, sur  la "Stratégie de vaccination contre la Covid-19 : présentation et discussion", 51 participants ont pu échanger et questionner nos intervenantes :

  • la Docteure Annick DIETERLING - Directrice de la Direction de la Promotion de la Santé, de la Prévention et de la Santé Environnementale à l'ARS Grand Est  - Stratégie et échanges avec les associations
  • la Docteure Lidiana MUNEROL - Conseillère Médicale à la Direction de la Promotion de la Santé, de la Prévention et de la Santé Environnementale Département Promotion de la Santé, Prévention et Vulnérabilités  - Présentation d’un point d’étape sur la vaccination en Grand Est

Pour suivre sa politique vaccinale, l’ARS Grand Est a mis en place un comité de suivi au niveau régional et des comités de suivis dans chaque département du Grand Est.
Ainsi, lorsque vous identifiez des dysfonctionnements, vous pouvez les faire remonter aux référents France Assos Santé GE qui siègent  dans ces comités.

La stratégie vaccinale n’est pas uniquement le fait de l’ARS, mais elle est aussi portée par les différents acteurs du système de santé et les municipalités.
Information récente complémentaire apportée par le Dr Dieterling : Le vaccin AstraZeneca sera disponible pour les professionnels de ville, à partir de la semaine du 22 février 2021. Ce seront des flacons de 10 doses. Les médecins de ville pourront vacciner les 50-64 ans avec des facteurs de co-morbidité à partir du 25 février.

 

Place à la présentation réalisée par l’ARS Grand Est - point de situation sur la vaccination au 12-02-2021

Lien vers la présentation de Mme Lidiana MUNEROL

 

Echanges entre le Dr DIETERLING et les associations du réseau : 

Comment puis-je prendre rendez-vous pour me faire vacciner ? Via le site Sante.fr qui référence les centres de vaccination. Il est à noter que la pénurie temporaire empêche de prendre RDV actuellement car la priorité a été donnée au 2e doses - Sante.fr

Qu’est ce qui est prévu pour les personnes âgées isolées qui ne peuvent pas se déplacer dans un centre de vaccination ? En fonction des territoires, différents dispositifs sont mis en place par les cellules opérationnelles départementales. Cette vaccination au domicile ou en proximité peut prendre la forme d’équipe mobile, de bus, une mise à disposition de taxi par les municipalités afin de permettre aux personnes de se rendre en centre de vaccination, etc…

Afin d’être informés des organisations en place sur vos territoires vous pouvez contacter votre délégation territoriale ARS. Vous trouverez ci-dessous leurs coordonnées :

Délégation territoriale ARS Territoire couvert Téléphone Mail
DT 08 Ardennes 03 24 59 72 00 ars-grandest-dt08-delegue@ars.sante.fr
DT 10 Aubes 03 25 76 21 00 ars-grandest-dt10-delegue@ars.sante.fr
DT 51 Marne 03 26 66 78 42 ars-grandest-dt51-delegue@ars.sante.fr
DT52 Haute-Marne 03 25 30 62 00 ars-grandest-dt52-delegue@ars.sante.fr
DT 54 Meurthe et Moselle 03 57 29 02 34 ars-grandest-dt54-delegue@ars.sante.fr
DT 55 Meuse 03 29 76 84 01 ars-grandest-dt55-delegue@ars.sante.fr
DT 57 Moselle 03 87 37 56 01 ars-grandest-dt57-delegue@ars.sante.fr
DT 67 Bas Rhin 03 88 88 93 93 ars-grandest-dt67-delegue@ars.sante.fr
DT 68 Haut Rhin 03 69 49 30 04 ars-grandest-dt68-delegue@ars.sante.fr
DT 88 Vosges 03 29 64 66 23 ars-grandest-dt88-delegue@ars.sante.fr


Comment avoir accès à une information claire complète et personnalisée sur la vaccination ?
La Dr DIETERLING rappelle que la personne ressource pour vous orienter et vous accompagner dans cette vaccination de la Covid-19, c’est notre médecin ou spécialiste traitant.

Différents sites de référence existent sur le sujet :

Attention aux informations qui circulent sur les réseaux sociaux !

Comment les personnes sont informées qu’elles font partie des publics prioritaires ? Les personnes prioritaires en raison de leur âge et les personnes prioritaires en raison de leur ALD reçoivent un courrier d’information de la part de leur CPAM pour les informer des centres de vaccination présents sur leur territoire.

Ne serait-il pas opportun de reprioriser les publics prioritaires qui sont très nombreux ? Il ne peut y avoir de sur-priorisation.

Quid de la vaccination des bénévoles en Etablissement de Santé et en EHPAD afin de leur permettre de poursuivre leurs actions ? Il y a une priorisation liée à l’âge et aux comorbidités et aux statuts de personnels de santé. Les bénévoles associatifs ne font pas parti de la liste des personnes citées comme prioritaires parmi les personnels de santé.
Ceci étant dit il peut arriver, à la marge, que la vaccination soit proposée à un bénévole intervenant dans un établissement de santé parce qu’il reste une dose. Il est évident que la politique actuelle est de dire que si, pour des raisons conjoncturelles il reste des doses de vaccins, on ne jette pas de doses et on les utilise au mieux.

Les flacons du vaccin Pfizer détiennent t-ils 5 ou 6 doses ? Les flacons de vaccination contiennent bien 6 doses à condition que ce soit bien reconstitué avec le matériel adéquat. Pfizer avait déclaré 5 doses et rapidement les établissement de santé se sont aperçu qu’il pouvait y avoir 6 doses. C’est désormais 6 doses, à condition d’utiliser le bon outil.

Que savons-nous de l’efficacité du vaccin AstraZeneca sur le variant sud-africain ? Nous manquons actuellement d’éléments pour savoir s’il est efficace ou non contre ce variant Sud-Africain. Néanmoins, il reste efficace sur les formes graves de ce virus. Nous restons donc sur le postulat qu’il vaut mieux être vacciné que pas du tout.

Quelle est la politique vis-à-vis des personnes en fin de vie ? Ça n’est pas à l’ARS d’avoir une position mais au médecin traitant qui suit le patient. Rappel de l’importance des directives anticipées qui peuvent guider dans certaines décisions.

Est-il conseillé de faire une sérologie avant la vaccination ? Non, ça n’a aucun intérêt de faire une sérologie avant la vaccination.

Dans cette campagne de vaccination, nous paraissons avoir oublié les aidants en dehors des plus de 75 ans. Pourtant, on devrait les assimilés à des aides à domicile de personnes en situation de handicap ou de patients chroniques. Serait-il possible de prendre en compte cette population un peu spécifique sans attendre trop longtemps ? Actuellement, ce n’est pas prévu. La comparaison avec les aides à domicile a ses limites, notamment car un aidant ne va pas de foyer en foyer, ce qui augmente les risques de contamination et de contagion.

 

Ce qu’il faut retenir

  • La vaccination contre la Covid-19 se déroule en deux injections. Nous attirons votre attention sur le fait que la deuxième dose n’est pas un rappel mais contribue bien à ce que la vaccination soit efficace. La deuxième dose est indispensable pour avoir le maximum d'efficacité. Pas de vaccination si vous avez eu la Covid-19 dans les 3 derniers mois.
  • Même après les deux injections du vaccin, il faut continuer d’appliquer les gestes barrières. En effet, si la vaccination nous protège de développer des formes graves, nous n’avons pas aujourd’hui la garantie qu’il protège de la contagion et donc de la contamination d'autrui.
  • La personne ressource pour être informé sur la vaccination est votre médecin traitant ou votre spécialiste traitant. En dehors des personnes de plus de 75 ans, l’usager qui souhaite se faire vacciner doit venir avec une ordonnance de son médecin traitant justifiant que son état de santé requiert qu’il fasse partie de cette vague de vaccination.
  • Afin de faciliter le travail de coordination autour de la vaccination, il est nécessaire que les deux doses se fassent dans le même centre de vaccination.
  • Patience: la campagne de vaccination s’échelonne sur plusieurs semaines/mois

 Portail de déclaration des évènements indésirables

 


Les jeudis de France Assos Santé | L’impact psychologique de la crise COVID-19 – 26/11/2020

La maladie ou ses séquelles « long terme », la perte d’un proche mais aussi le confinement, l’isolement social, le risque de perte d’emploi  ou simplement  le port du masque sont autant de causes anxiogènes de cette épidémie. Elles peuvent provoquer des difficultés à vivre et des souffrances psychologiques  jusqu’au stress post traumatique.

Santé Publique France et l’OMS ont déjà publié des études liant troubles psychiques et COVID-19, de même que la commission européenne de la santé qui alerte sur l’amplification des effets psychologiques de cette épidémie.

C’est pourquoi, pour  ce 3ème webinaire, nos experts ouvriront des pistes  pour nous aider à repérer les premiers signaux, anticiper  et réparer les effets psychologiques de cette crise inédite pour nos générations, des plus jeunes et aux plus âgés d’entre nous.

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L’annuaire des Représentants d’Usagers (ARU) de France Assos Santé

Suite au renouvellement des Représentants d’Usagers dans les Commissions des Usagers, une campagne de mise à jour de l’Annuaire des RU (ARU) de France Assos Santé est en cours. C’est l’occasion pour nous de pouvoir identifier et informer les RU nouvellement nommés de notre offre de formation obligatoire et de pouvoir toujours mieux répondre à vos demandes et besoins. Mais aussi de vous faire connaitre auprès des autres RU.

Dans cet objectif, nous vous demandons de bien vouloir nous adresser une copie des arrêtés de nomination parus suite au renouvellement de Représentants d’Usagers en CDU (Commissions des Usagers) :

  • soit, un scan à l'adresse mail suivante : cpanchevre@france-assos-sante.org
  • soit, une copie papier à l'adresse postale : URAASS Grand-Est, Bât. de l'UDAF 51 - 7 boulevard JF Kennedy 51000 Châlons-en-Champagne

L’ARU est un outil permettant d’identifier les Représentants d’Usagers dans les différentes instances et commissions au sein desquelles ils siègent en tant que membres d’une association de santé agréée afin de garantir le respect des droits et intérêts des usagers du système de santé.

Accès grand public :

Une partie des données de l’ARU est ouverte en accès libre au grand public à l’adresse suivante : http://aru.france-assos-sante.org/public. Il permet d’identifier et de contacter les RU dans les instances et commissions de santé au sein des hôpitaux et cliniques notamment. Il est possible de transmettre un message au RU en utilisant le formulaire de contact, garantissant ainsi la confidentialité de ses coordonnées personnelles. Si l’e-mail du représentant ne figure pas dans la base de données de l’annuaire, le message sera transmis directement à son association de rattachement via le formulaire.

Accès réservé :

Avec les mêmes codes d’accès que l’extranet, Il est possible de consulter l’ARU à l’adresse suivante : http://aru.france-assos-sante.org. Cette version plus complète, dédiée aux acteurs associatifs membres de France Assos Santé, permet d’accéder à l’ensemble des informations dont nous disposons pour identifier les RU de plusieurs instances sur l’ensemble du territoire. La recherche est proposée par champs multiples (échelon géographique, instance de représentation, association, nom du représentant). Les personnes qui consultent l’annuaire en accès réservé n’ont pas accès aux coordonnées personnelles des RU mais à celles de leur association d’appartenance.


L’Observatoire 2020 – Accès territorial aux soins, les inégalités ne sont pas définitives

La quatrième édition de l’Observatoire-Place de la Santé est consacrée à l’accès territorial aux soins. Cette étude comporte une analyse à partir de différentes sources de données permettant une mise en perspective ainsi qu’une enquête réalisée auprès du grand public et des entretiens avec des professionnels de santé. Elle vise à démontrer que, sans mesures fortes sur l’organisation des soins, des pouvoirs publics ou par les professions de santé, l’accroissement des inégalités est inéluctable.

La demande de soins insatisfaite sur le territoire français n’a cessé de croître ces dernières années pour des raisons démographiques, géographiques et médicales et la tendance est amenée à se poursuivre.

Les pouvoirs publics ont adopté plusieurs lois ces quinze dernières années : la loi Hôpital, patients, santé et territoires (2009), le Pacte Territoires-Santé (2012), la loi de modernisation du système de santé (2016) ou encore le Plan territorial d’accès aux soins (2017) dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Ma Santé 2022.À mi-chemin de ce plan, la Mutualité Française cherche avec cet Observatoire à mesurer les réductions d’inégalités et à identifier les initiatives des professionnels de santé et leur impact sur l’adéquation de l’offre aux besoins.

L’Observatoire :
L’Observatoire 2020
L’Observatoire 2020 – La synthèse
L’Observatoire 2020 – Infographie

Les Focus de l’Observatoire en région Grand-Est :


Quelle place pour les associations agréées dans les CPTS ?

La mise en place des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) poursuit le triple objectif de : concilier les enjeux de l’accessibilité et la qualité des soins tout en améliorant les conditions d’exercice des professionnels de santé. Les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) regroupent les professionnels d’un même territoire qui souhaitent s’organiser – à leur initiative – autour d’un projet de santé pour répondre à des problématiques communes.

Mais comment garantir que ces nouvelles formes d’organisations tiennent comptes des difficultés et attentes des usagers sans collaborer avec les associations agréées du système de santé des territoires concernés ?

Les CPTS KESAKO ?

La communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) est un réseau territorial constitué par des professionnels de santé volontaires, autour d’un projet de santé destiné à mieux répondre aux besoins de la population sur ce territoire.  Le projet de santé formalisé par la CPTS précisant notamment son territoire d’action est transmis pour validation à l’Agence Régionale de Santé.

Les CPTS ont vocation à rassembler, à l’initiative des professionnels de santé de ville, tous les volontaires d’un territoire jouant un rôle dans la réponse aux besoins de soins de la population.

Les CPTS ont une approche territoriale et populationnel. Elles se concentrent sur la coordination, porteuse d’une réponse collective aux besoins de santé de la population, là où les autres organisations ont pour objet la coordination clinique de proximité centrée sur le patient à l’échelle des territoires.

Le cadre et les grands principes de financements sont définis dans l’Accord Conventionnel Interprofessionnel (ACI).

3 missions obligatoires des CPTS  (socle) :

  • Faciliter l’accès à un médecin traitant et améliorer la prise en charge des soins non programmés en ville ;
  • Organiser les parcours pluri professionnels autour du patient ;
  • Développer la prévention à l’échelle d’une population.

2 missions complémentaires (optionnelles) à la charge des communautés professionnelles territoriales de santé :

  • Renforcer la qualité et la pertinence des soins dans une dimension pluri professionnelle
  • Accompagner les professionnels de santé sur le territoire.

Quelles places pour les associations agréées ?

Les seules places attribuées officiellement à des représentants des usagers dans les CPTS sont prévues par l’Arrêté du 21 août 2019 portant approbation de l’accord conventionnel interprofessionnel santé signé le 20 juin 2019 : Un représentant de France Assos siège à la commission mixte paritaire nationale (CPN) et un représentant de France Assos Santé Régionale siège dans chaque commission mixte paritaire régionale (CPR). Les missions de la CPR sont :

  • Veiller au respect des dispositions du présent accord au niveau régional ;
  • Suivre la montée en charge des contrats conclus conformément au contrat type
  • Emettre un avis en cas de difficultés de mise en œuvre des contrats conclus conformément au contrat type
  • Suivre l’impact des missions mises en œuvre par les communautés professionnelles de la région sur l’offre de soins.

Ce qui signifie que notre participation n’interviendrait que par ce biais et une fois que la CPTS aura rédigé et fait valider son projet de soins par l’ARS.

Cette marge de manœuvre donnée aux Représentants des Usagers nous parait limitée et tardive dans le processus car cela se fait uniquement à l’issu de l’Accord Conventionnel Interprofessionnel (ACI) c’est-à-dire après que le projet de soins ait été  déposé, accepté  et financé !

En Grand Est nos représentants à la CPR sont :

  • Au poste de titulaire :  Jean-Michel MEYER
  • Au poste de suppléant : Jean PERRIN

En dehors de cela, les textes sont muets sur la participation d’usagers/de représentants d’usagers dans les CPTS.

ET POURTANT :

Les associations de patients sont légitimes et représentatives pour collaborer en amont avec les porteurs de CPTS :  :

  • En raison des compétences et expériences des représentants des usagers sur les besoins et les attentes des usagers qu’ils représentent
  • Pour participer à l’élaboration de la communication dont les habitants ont besoin pour mieux connaitre les acteurs de santé et les projets en place sur leur territoire de proximité
  • Afin d’être éclairant dans les prises de décisions en apportant le regard de l’usager utilisateur de ces services
  • Pour collaborer ou encourager des actions de santé comme des actions de prévention
  • Pour aider à lutter contre les exclusions sociales, économiques et citoyennes.

Il nous faut agir sur trois niveaux et pour se faire nous revendiquons que :

Niveau 1:  il y ait une implication des membres de France Assos Santé (des Union Régionales des Associations Agréées d’usagers du Système de Santé) dans les instances régionales suivantes :

  • le comité de suivi régional des CPTS, géré par l’ARS, et à la commission paritaire régionale de suivi de l’ACI, gérée par l’Assurance maladie
  • l’instance régionale d’instruction des CPTS qui émet un avis sur chaque projet de santé.

Niveau 2: il y ait une participation des associations d’usagers aux projets de CPTS sur les territoires : parties prenantes à l’élaboration du diagnostic de santé du territoire de la CPTS ainsi qu’à la réalisation des actions du projet de santé de la CPTS, en s’impliquant sur les chantiers engagés qui les concernent (actions de prévention, lien ville /hôpital etc.)

Niveau 3: Les représentants des usagers dans les conseils territoriaux de santé dit « CTS » soient partie prenante à la construction des indicateurs et à l’évaluation des actions des CPTS des territoires concernés. Pour une communication optimale entre toutes les parties prenantes, une rencontre entre les porteurs de projets de CPTS et l’URAASS pourrait être proposée dès réception de la lettre d’intention par le binôme accompagnateur assurance maladie/ ARS.

Pour aller plus loin, une place peut être envisagée dans la gouvernance même de la CPTS. Ainsi, en l’absence de textes, plusieurs options sont possibles alternatives ou cumulatives :

  • Un siège, en tant que représentant des usagers au sein du conseil d’administration de la CPTS ;
  • Une participation via « un collège des usagers » créé au sein de l’Assemblée générale et du Conseil d’administration de la CPTS (hypothèse Maximale)

Pour France Assos Santé la place des associations agréées dans les CPTS devrait être dès la rédaction du projet de soins en raison des compétences et expériences des représentants des usagers sur les besoins et les attentes des usagers qu’ils représentent.

France Assos Santé Grand-Est a mené une action de plaidoyer auprès de l’Agence Régionale de Santé afin d’intégrer le comité régional de suivi des CPTS mais à ce jour nous avons seulement obtenu la mise en place d’une sous-commission des CPTS qui se réunira mi-novembre où la participation des représentants des usagers aux CPTS sera interrogée.

Etat des lieux 

En Grand Est horizon 2022, c’est 50 CPTS qui doivent se créer :


Action : Groupe de paroles "USAGERS ET COVID"

La région Grand-Est a été la première touchée et une des régions les plus impactées par la 1ère vague de la Covid-19. Ce qui n’est pas sans laisser de traces.
Dans les médias, nous avons principalement entendu s’exprimer les personnalités politiques et médicales avec des informations massives et discordantes. L’usager du système de santé quant à lui a été très absent des prises de paroles médiatisées depuis l’arrivée de l’épidémie de la Covid-19 en France. Pourtant face à une crise sanitaire de cette ampleur et aussi inédite, les observations, difficultés, peurs, dysfonctionnements, besoins et attentes des usagers auraient dû être prise en compte pour alimenter les réflexions et mesures prises par les décideurs. En dehors de la prise en charge des cas graves de la maladie (hospitalisation), les institutions, comme les professionnels de santé, sont aujourd’hui dans l’incapacité de répondre aux craintes des usagers face au virus et de les accompagner en conséquence.

France Assos Santé Grand-Est a été destinataire de nombreux témoignages de personnes en souffrance dont voici quelques exemples :

  • Personnes non dépistées avec des signes insuffisamment significatifs pour pouvoir bénéficier d’un dépistage Covid-19 (plutôt pré-déconfinement)
  • Personnes dépistées positives avec des tests sérologiques mais sans savoir à quel stade elles en sont, ni si elles sont encore contagieuses ou non
  • Personne dépistées qui doivent gérer la culpabilisation et la stigmatisation de cette pathologie : « je l’ai contracté », « j’ai contaminé d’autres personnes » …
  • Personnes qui redoutent la réapparition de symptômes sévères sans moyens d’y pallier
  • Personnes en détresses psychologiques suite à un décès d’un proche lié à la Covid-19 ou non, lors de la période de confinement. Pas d’au revoir, impossibilité d’appliquer les rituels habituels participant au travail d’acceptation et de deuil.

France Assos Santé Grand-Est considère qu’en l’absence d’associations de patients dédiées, il est de son ressort de créer une dynamique d’accompagnement vers la résilience pour ces personnes. Cet accompagnement nous permettra également d’organiser le recueil de la parole de l’usager dans l’objectif d’en faire une synthèse à des fins de plaidoyer.
Pour toutes ces raisons, nous avons décidé de mettre en place des groupes de paroles à destination de ces usagers-citoyens qui ressentiraient le besoin d’échanger entre pairs sur ce qu’ils ont vécu et sur ce qu’ils vivent encore.

7 acteurs associatifs issus de notre réseau d’associations adhérentes rentrent dans l’aventure pour devenir les animateurs de groupes de paroles que nous allons déployer sur l’ensemble de la région en présentiel comme en visioconférence.
Leur formation est prévue dès que possible. Et des groupes de paroles seront proposés dès que les animateurs seront formés.

Ces groupes de paroles seront ouverts à toute personne ayant contracté la Covid-19, n’hésitez pas à en parler autour de vous si vous en connaissez.