Enquête 2020 - RU en période de crise Covid-19

Le début d’année 2020 a été marqué par la crise sanitaire liée à la Covid-19. L’Etat français a mis en place des mesures exceptionnelles, comme le confinement généralisé, pour tenter d’endiguer la pandémie.
Dès lors, France Assos Santé a eu des remontées de la part de Représentants des Usagers (RU) qui ont relevé des dysfonctionnements au sein de leurs instances.
France Assos Santé a donc souhaité mettre en place une enquête auprès des RU de la région pour faire le point post-confinement sur trois thèmes qui lui ont paru importants :

  • Le vécu de la crise par les RU
  • Le fonctionnement de la démocratie en santé en temps de crise et après
  • Les attentes des RU vis-à-vis de France Assos Santé

 

Retrouvez les résultats de cette enquête en cliquant ici

 


Mobiliser l’usager et son expérience lors du RETour d’Expérience Covid-19 (Structure sanitaire, médico-sociale et exercice coordonné)

Mobiliser l’usager et son expérience lors du RETour d’Expérience Covid-19 (Structure sanitaire, médico-sociale et exercice coordonné)

La FORAP a poursuivi ses travaux pendant l’été et a le plaisir de vous annoncer la mise à disposition d’un Mémo FORAP élaboré en partenariat avec France Assos Santé et intitulé « Mobiliser l’usager et son expérience lors du RETour d’EXpérience Covid-19 (Structure sanitaire, médico-sociale et exercice coordonné) ».

Il s’agit d’une mise en lien des ressources déjà publiées par France Assos Santé et de faciliter la déclinaison opérationnelle de la fiche HAS sur l’engagement des usagers dans les RETEX (RETours d'EXpérience). Ces deux pages viennent compléter le mémo « Organiser son RETEX interne » publié en mai 2020 par la FORAP.

Le message principal de ce dernier est qu’il est essentiel d’associer les usagers* dans les démarches de retours d’expériences (REX ou RETEX) initiées dans le cadre de la crise Covid-19. Le recueil de leur vécu et expérience des modalités mises en œuvre par la structure aux différentes phases de la crise est essentiel pour obtenir une vision complète de l’expérience de l’ensemble des parties prenantes :

  • usagers,
  • professionnels,
  • partenaires.

* L’usager est entendu au sens large : patient, résident, bénéficiaire, entourage, proche, parents, aidant,...

Par ailleurs, l’engagement des usagers est partie-intégrante d’une démarche d’amélioration continue de la qualité et la sécurité des soins et des accompagnements. Les représentants des usagers (RU) ainsi que les associations siégeant ou intervenant au sein des structures sont des interlocuteurs légitimes de première intention pour l’organisation du retour d’expérience.

Je découvre le Mémo

Ce mémo sera suivi d’outils opérationnels pour favoriser le recueil d’expérience co-construit avec France Assos Santé et des acteurs en région de la mobilisation de l’engagement des usagers.
Je découvre le Protocole

Dans la continuité des outils et ressources élaborées et publiées par la FORAP depuis juin 2020 pour accompagner les structures sanitaires, médico-sociales et de soins primaires pour la mise en œuvre du RETour d’Expériences interne de gestion de crise Covid-19 ; la FORAP vous dévoile la synthèse de ses webinaires organisés les 16 et 17 juillet auprès d’un peu moins de 250 participants de toute la France métropolitaine et d’Outre-mer. D’une durée de 30 minutes, cette synthèse permet de positionner la place du RETEX dans les dynamiques internes d’amélioration de la qualité et sécurité des soins, ainsi que  l’utilisation des ressources et outils mis à disposition :  complémentarité, coopération des parties prenantes, objectifs, etc.

https://www.forap.fr/webinaire-retex-covid-19


Conclusions du Ségur de la Santé

Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, a présenté les conclusions du Ségur de la santé ce mardi 21 juillet 2020. Le ministre s’est appuyé sur le rapport remis par Nicole Notat, animatrice du Ségur de la santé, pour retenir 33 mesures et orientations afin de poursuivre la modernisation du système de santé en France et d’améliorer le quotidien des soignants ainsi que la prise en charge des patients.

France Assos Santé se félicite de ces annonces mais reste très attentive quant à l'application de celles-ci sur le terrain. L'attention de France Assos Santé porte notamment sur la place indispensable que les associations d'usagers devront prendre dans le déploiement des mesures, et surtout sur le calendrier de mise en oeuvre (Retrouvez le communiqué de presse de France Assos Santé portant sur la réaction des conclusions au Ségur en cliquant ici).

Les 33 mesures et orientations:

PILIER 1 : TRANSFORMER LES MÉTIERS ET REVALORISER CEUX QUI SOIGNENT
  1. 8,2 milliards d’euros pour revaloriser les professionnels de santé et renforcer l’attractivité de l’hôpital public
  2. Permettre aux établissements publics de santé de négocier et aménager à leur niveau le temps de travail
  3. Mettre fin au mercenariat de l’intérim médical
  4. Augmenter le nombre de professionnels paramédicaux formés par an
  5. Renforcer les réseaux d’enseignement et de recherche dans les territoires en partenariat avec le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation
  6. Accélérer le déploiement des Infirmiers en Pratique Avancée (IPA)
  7. Lancer une réflexion sur la création d’une profession médicale intermédiaire
  8. Favoriser l’exercice mixte des médecins entre ville et hôpital
PILIER 2 : DÉFINIR UNE NOUVELLE POLITIQUE D’INVESTISSEMENT ET DE FINANCEMENT AU SERVICE DE LA QUALITÉ DES SOINS
  1. 19 milliards d’euros d’investissements nouveaux dans la santé (ville-hôpital-médico-social)
  2. Donner le pouvoir aux territoires en matière d’investissement en santé
  3. Accélérer la réduction de la part de T2A
  4. Financer l’ouverture et/ou la réouverture de 4000 lits « à la demande »
  5. Rénover l’ONDAM pour l’adapter à une politique de santé de long terme
  6. Accélérer la transition écologique à l’hôpital et dans les établissements médico-sociaux
  7. Renforcer la qualité et la pertinence des soins, avec le développement d’une rémunération des médecins spécialistes sur la qualité de leurs pratiques
  8. Soutenir et dynamiser la recherche en santé
  9. Développer les hôtels hospitaliers
PILIER 3 : SIMPLIFIER LES ORGANISATIONS ET LE QUOTIDIEN DES ÉQUIPES DE SANTÉ POUR QU’ILS SE CONSACRENT EN PRIORITÉ À LEURS PATIENTS
  1. Réhabiliter le rôle et la place du service au sein de l’hôpital pour mettre fin aux excès de la loi HPST
  2. Donner la capacité aux établissements et aux territoires d’adapter les règles du code de la santé publique
  3. Simplifier les procédures et libérer du temps pour les professionnels
  4. Adapter les principes de la commande publique aux besoins particuliers des établissements dans les territoires
  5. Mieux associer les soignants et les usagers à la vie de l’hôpital
  6. Mieux prévenir les conflits à l’hôpital
PILIER 4 : FÉDÉRER LES ACTEURS DE LA SANTÉ DANS LES TERRITOIRES AU SERVICE DES USAGERS
  1. Assurer le développement de la télésanté dans tous les territoires
  2. Améliorer l’accès aux soins non programmés par le développement de l’exercice coordonné
  3. Concrétiser le Service d’Accès aux Soins (SAS)
  4. Lutter contre les inégalités de santé
  5. Mettre en place une offre de prise en charge intégrée ville-hôpital-médico-social pour les personnes âgées
  6. Améliorer l’accès au soin des personnes en situation de handicap
  7. Faire des hôpitaux de proximité des laboratoires en matière de coopération territoriale
  8. Renforcer l’offre de soutien psychiatrique et psychologique de la population
  9. Renforcer les missions et l’indépendance des conférences régionales de la santé et de l’autonomie (CRSA) afin d’en faire des véritables « parlements de santé »
  10. Évolution des ARS : renforcer le niveau départemental et l’association des élus

Retrouvez le détail de l'ensemble de ces mesures dans le document ci-après: Dossier de presse - Conclusions Ségur de la Santé


Prenez soin de vous, continuez à vous faire soigner

La crise sanitaire liée au COVID-19 a pu conduire à retarder le suivi médical de certains patients et des personnes souffrant de maladies chroniques. Afin d’encourager la population à consulter son médecin, l’Agence Régionale de Santé (ARS), en partenariat avec la Conférence Régionale de la Santé et de l’Autonomie (CRSA) et France Assos Santé Grand-Est, lance la campagne

Continuez à vous faire soigner

Les objectifs sont pluriels :

  • sensibiliser la population sur l’importance de renouer le lien avec les professionnels de santé dans le cadre du suivi de leur pathologie ;
  • rassurer sur les conditions d’accueil (prise de rendez-vous, respect des mesures sanitaires/des gestes barrières) ;
  • informer et orienter les patients sur les différentes possibilités qui leur sont offertes (téléconsultation, conseils par téléphone, consultation en présentiel sur rendez-vous, etc.).

Vous trouverez en format téléchargeable et facilement imprimable :


Cancer Solidarité Vie lance une plateforme numérique pour accompagner les patients et leurs aidants

L'association Cancer Solidarité Vie (CSV) est née en décembre 2017 à la suite d'une réflexion succédant à une enquête régionale sur les besoins spécifiques des personnes atteintes de cancer. L'objectif est d'améliorer leur parcours de vie en l'adaptant à de multiples facteurs : âge, environnement familial et social, accès aux soins, type de cancer, de traitement, étapes de la maladie, de l'annonce à la fin du traitement et au-delà.

En s’appuyant sur les résultats de l'enquête cité plus haut, l’association Cancer Solidarité Vie (CSV) a été créée en vue de :

  • Sensibiliser les professionnels de santé, les pouvoirs publics et les représentants des usagers à la problématique du parcours de soin et de vie des personnes atteintes de cancer ;
  • Proposer une plate-forme à la fois humaine et numérique susceptible de répondre avec respect et empathie à tout type de questions émanant avant tout des personnes malades et des proches aidants et de les orienter en facilitant la coordination des interlocuteurs, sans empiéter toutefois sur les services apportés par les équipes référentes des soins, les structures administratives et les nombreux mouvements associatifs.

Aujourd'hui une plateforme numérique a été créée et présentée à des acteurs de terrain, dont les avis ont été très favorables et qui ont souligné son caractère innovant. Son ambition est de rendre accessibles les informations et les orientations indispensables aux personnes malades et à leurs aidants, concernant : la vie quotidienne, les besoins nécessaires à leur accompagnement dans les problèmes liés à la maladie, afin de favoriser leur qualité de vie dans un esprit d’entraide et de solidarité.

Télécharger la plaquette de présentation de la plateforme

Accéder à la plateforme : www.cancersolidaritevie.fr

Retrouvez également le courrier de lancement de la plateforme rédigé par la présidente de l'association Cancer Solidarité Vie : Lire le courrier


Pour sauver des vies, sortez masqués !

Pour sauver des vies, en complément des gestes barrières, portez des maques dès maintenant dès que vous sortez de chez vous.  Il y a encore beaucoup de choses à découvrir sur ce virus mais ce que l’on sait c’est qu’il est très contagieux et qu’il se transmet par les voies respiratoires, par les postillons (éternuements, toux).
C’est pourquoi dans la perspective d’un prochain déconfinement et même dès maintenant, pour toute sortie, nous vous conseillons vivement de porter un masque. C'est un geste-barrière aussi important que les autres !

Porter un masque est un geste citoyen pour protéger les autres si vous êtes porteur sans le savoir du virus et cela vous protège également d’une contamination par un tiers. Rappelant que ce virus est contagieux dès le début de l’infection soit plusieurs jours avant l’apparition des symptômes.

Le masque a l’avantage supplémentaire de vous faire prendre conscience lorsque vous êtes sur le point de vous toucher le visage que cette zone est à protéger en ce moment.

Quand porter un masque ?

Dès que vous sortez de chez vous et que vous êtes en contact avec d’autres personnes non-résidents dans votre foyer mais également à domicile si vous pensé être à risque et êtes en attente du diagnostic

Comment bien porter un masque ?

Quel que soit le type de masque dont on dispose, il est très important de le porter d’une certaine manière sans quoi il ne sert à rien et cela s’avère plus dangereux si on se croit protégé alors que le dispositif ne fonctionne pas.

Les recommandations de l’OMS en terme de port du masque sont les suivantes :

  • Lavez-vous les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l'eau et au savon avant de mettre le masque (Gel hydroalcoolique ou savon : lequel est le plus efficace pour se laver les mains ? cliquez ici pour en savoir plus);
  • appliquez soigneusement le masque de façon à recouvrir le nez et la bouche et l’attacher serré de façon à l’ajuster au mieux sur le visage ;
  • lorsque l’on porte un masque, évitez de le toucher – chaque fois que l’on touche un masque usagé, par exemple en le retirant ou en le lavant, se laver les mains à l’eau et au savon ou à l’aide d’une solution hydroalcoolique ;
  • lorsqu’il s’humidifie, le remplacer par un nouveau masque propre et sec ;
  • ne pas réutiliser des masques à usage unique : jeter les masques à usage unique après chaque utilisation et immédiatement après les avoir retirés.

Les masques en tissus réutilisables doivent être lavés à 60 °C minimum après chaque utilisation.

Comment bien mettre un masque : voir la vidéo

Comment fabriquer un masque à domicile en attendant des masques homologués ?

Cliquez ici pour en savoir plus

Mais Attention, cette protection reste complémentaire des autres gestes barrières désormais bien intégrés en cette période d’épidémie : se laver les mains régulièrement, éviter les contacts étroits (moins d'un mètre), éternuer dans son coude ou utiliser des mouchoirs à usage unique, et ne pas se serrer la main.

https://www.youtube.com/watch?v=6UcirlGvwz8&feature=youtu.be


[Communiqué de Presse] L’urgence, c’est la prise en charge des patients !

Face à la déclaration de M. Lannelongue, directeur général de l’Agence Régionale de Santé Grand Est, de maintenir les suppressions de lits dans le cadre du COPERMO (Comité interministériel de performance et de la modernisation de l'offre de soins) du CHU de Nancy, France Assos Santé Grand Est souhaite rappeler que l’urgence c’est la prise en charge des patients !

France Assos Santé Grand Est regrette que le Directeur Général ait trouvé le temps, en cette période de crise particulièrement vive dans notre région, de confirmer des décisions prises en amont. En effet ce n’est pas le moment de confirmer des suppressions de lits, nous devons rester concentrés sur cette gestion de l’épidémie qui chaque jour engendre des décès prématurés et des victimes collatérales, notamment parmi les populations les plus fragiles !

Nous savons déjà que l’épidémie du covid 19 est révélatrice de nombreux dysfonctionnements et manquements de notre système de santé dont il faudra tirer des leçons. Les constats d’échecs actuels, tout comme le fonctionnement du système de santé et les projets antérieurs devront être repensés à la lumière de ce que nous vivons aujourd’hui. Le principe même du COPERMO, qui est de contrôler par un versant uniquement financier les opérations hospitalières, est probablement à revoir.

Au risque de rappeler l’inéluctable, cette réflexion sur le COPERMO du CHU de Nancy ainsi que ce travail de fond sur le système de santé Français devra se faire dans une démarche réfléchie de démocratie sanitaire associant l'ensemble des acteurs du système de santé dans un esprit de dialogue et de concertation.

Il faut se garder de favoriser la polémique quand l’heure est à l’inquiétude pour les citoyens français et à la mobilisation des acteurs du système de santé pour limiter au maximum les dégâts de cette épidémie. Mais, il faut également se garder de donner l’impression que tout pourra reprendre comme avant une fois la crise passée. France Assos Santé en région Grand Est comme ailleurs n’aura de cesse de le rappeler. Une nouvelle ère va s’entamer. Tenez-vous prêts !

Contact presse :
Esther MUNERELLE, coordinatrice régionale
Téléphone : 03 83 28 25 91
Mail : grand-est@france-assos-sante.org


Etre un athlète du tri pendant le confinement : Etre responsable de ses Médicaments Non Utilisés

En cette période de confinement, Cyclamed affirme l’importance de protéger tous nos professionnels de santé, les équipes officinales, les grossistes-répartiteurs et les personnels des sociétés de collecte et de transport, afin d’assurer la mission prioritaire de dispensation et de continuité des soins.

Pour aider à lutter contre la pandémie, en métropole et en Outre-Mer, Cyclamed porte de nouveaux messages auprès du Grand Public via son site Internet www.cyclamed.org et ses réseaux sociaux (Facebook - Instagram). Cyclamed recommande donc aux particuliers de garder, en toute sécurité, leurs Médicaments Non Utilisés (MNU) chez eux. Les rapporter à la pharmacie peut attendre la fin du confinement et de la crise sanitaire.

Cyclamed met donc à disposition des pharmaciens une affiche téléchargeable sur la page d’accueil de son site Internet www.cyclamed.org pour apposer sur la porte d’entrée des officines ce message clair qui complète les consignes sanitaires des autorités.

Pour vos Médicament périmés ou Non Utilisés (MNU) :

  • Ne rapportez pas vos médicaments périmés ou non utilisés en pharmacie en ce moment.
  • Mettez vos MNU dans un endroit sûr chez vous en attendant la fin du confinement.
  • Si votre ou vos enfants sont chez vous, pensez à ranger tous vos médicaments dans une armoire à pharmacie fermant à clé, hors de sa / leur portée. Avant de les utiliser, vérifiez la date de péremption.

Pour les mouchoirs à usage unique, masques et gants utilisés :

  • Mettez-les dans un sac plastique dédié, résistant et disposant d’un système de fermeture fonctionnel.
  • Refermez ce sac soigneusement.
  • Conservez-le 24 heures avant de le placer dans le sac poubelle pour ordures ménagères.
  • En aucun cas, les mouchoirs, masques et gants usagés ne doivent être jetés dans la poubelle des déchets recyclables (emballages, papiers, cartons, plastiques).

Cyclamed remercie tous les professionnels pour le dévouement déployé par l’ensemble du personnel et pour la solidarité et l’éco-citoyenneté des patients-consommateurs respectant ces recommandations pour la sécurité et la santé de tous.

Télécharger l'affiche Cyclamed


L’accès aux soins des personnes en situation de précarité et/ou de vulnérabilité

Depuis le 1er novembre 2019, il existe la Complémentaire Santé Solidaire. France Assos Santé Grand-Est vous propose de faire le point sur cette nouveauté et de vous faire découvrir la complémentaire santé sans condition de ressources créée dans notre région pour les plus vulnérables. France Assos Santé Grand Est a composé un groupe de travail dans le domaine de l’accès aux soins pour ces publics. Accompagnez nos actions dans ce domaine !

La complémentaire Santé Solidaire :

Le 1er novembre 2019 la Complémentaire santé solidaire a vu le jour. Il s’agit de la fusion de la CMU-C (Couverture Maladie Universelle Complémentaire) et l’ACS (Aide à la Complémentaire Santé) en un seul et même dispositif. Cette complémentaire santé solidaire est une aide pour payer les dépenses de santé des publics les plus modestes. Pour en savoir plus :

Et les autres ?

Quid des citoyens qui dépassent de peu le seuil, qui ne bénéficient pas d’un contrat collectif obligatoire et pour qui l’accès à une complémentaire santé reste un réel investissement ?

En région Grand Est, pour lutter sur cet effet de seuil, afin de faire bénéficier des avantages d'un contrat complémentaire santé collectif aux personnes en difficultés de la région, l’association AD2S a créé « La garantie santé AD2S ». Créée avec le soutien de ses partenaires historiques : la Métropole du Grand Nancy et le Conseil Départemental de Meurthe et Moselle et, sous le haut patronage de la Région Grand Est et de l'Agence Régionale de la Santé (ARS) Grand Est, cette complémentaire santé a pour objectif de faciliter l'accès aux droits des personnes en situation de vulnérabilité, notamment en matière de soins et de santé. Rendre accessible l'offre complémentaire santé aux personnes en difficultés (travailleurs pauvres, jeunes, familles, bénéficiaires de pensions, de petites retraites...), par la négociation et le suivi d'un contrat collectif avec des mutuelles de santé.

La garantie santé AD2S c’est une mutuelle santé négociée à un tarif préférentiel pour les publics en difficulté. Mais également une garantie santé sur mesure, accompagnée et réfléchie avec les acteurs de terrain et les publics bénéficiaires sans conditions de ressources.

Pour en savoir plus et y souscrire : https://www.ad2s.org/index.php/garantie-sante

Mais que fait France Assos Santé ?

L’accès aux soins des personnes en situation de vulnérabilité et précarité fait partie des orientations stratégiques travaillées au sein de France Assos Santé Grand-Est. Notre groupe de travail s’est réuni le 10 mars dernier afin d’élaborer une feuille de route dans ce domaine pour le Grand-Est. Les associations : les amis de la santé de Moselle, AIRAS, UDAF 54, UFC que choisir, VMEH 54, ADMD, Familles rurales Champagne Ardennes, SOS hépatites Champagne Ardennes, l’UNAFAM ont collaboré et co-construit des objectifs pour ce groupe de travail.

Nous portons à connaissances les actions priorisées :

  • Action prioritaire n°1 : Mettre en œuvre une journée d’échanges et d’information sur les dispositifs permettant de faciliter l’accès aux droits et aux soins des personnes en situation de précarité et/ou vulnérabilité. Quel est l’existant ? Quel articulation entre ces dispositifs ?
  • Action prioritaire n°2 : Donner la parole aux publics en situation de précarité et vulnérabilité sur les difficultés de recours aux dispositifs existants et les manquements de ces derniers
  • Action prioritaire n°3 : Réaliser un plaidoyer auprès de l’ARS pour s’assurer que les projets d’exercice coordonné (Maison de santé pluridisciplinaire, centres de santé, équipe de soins primaire, CPTS, etc.) répondent bien à leur objectif premier de faciliter l’accès aux soins et prennent en compte les problématiques des publics en situation de précarité.
  • Action prioritaire n°4 : Rédiger un plaidoyer pour s’assurer que les problématiques des publics en situation de précarité et de vulnérabilité sont prises en compte quant au tout numérique en veillant à ce qui a déjà été fait en amont.
  • Action prioritaire n°5 : Transmettre aux acteurs associatifs le glossaire présent sur le site internet de France Assos Santé (https://france-assos-sante.org/glossaire/)
  • Action prioritaire n°6 : Faire une campagne de communication sur les droits en partenariat avec les CPAM de la région afin de lutter contre le non recours aux droits.
  • Action prioritaire n°7 : Faire un plaidoyer auprès des MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) de la région afin d’éviter les ruptures de droit des personnes ayant un handicap à vie (par exemple, les personnes non voyantes).
  • Action prioritaire n°8 : Réaliser une enquête pour s’assurer que l’objectif de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, garantissant à chacun l’accès à une complémentaire santé, est atteint.

Si vous souhaitez rejoindre ce groupe ou y contribuer n’hésitez pas à vous faire connaitre de nos services :
Benoit FAVERGE
Chargé de mission
Tél. : 03 83 28 25 91
Mail : bfaverge@france-assos-sante.org


Les aidants : un statut à prendre en compte

En 2019, des membres d’associations adhérentes à France Assos Santé ont réfléchi à l’implication des aidants dans le parcours de soins des personnes atteintes d’une pathologie. De cette réflexion est née la conception d’un outil de communication permettant de sensibiliser les professionnels aux bénéfices d’une telle coopération tripartite (Professionnel, Aidant, Aidé).

Qui sont les aidants ?

Selon le dernier baromètre de la Fondation April, il y a environ 11 millions d’aidants en 2019, soit près d’un français sur cinq (Pour plus d’infos…). Mais qu’est-ce qu’un aidant ?
Le Groupe de Travail « Aidant » de France Assos Santé Grand-Est s’appuie sur la définition proposée par la Charte de la confédération des organisations familiales de l’union européenne, publiée en 1998 : « l’aidant est une personne non professionnelle qui vient en aide à titre principal, pour partie ou totalement, à une personne de son entourage qui a des besoins d’aide/de soutien. Cette aide/soutien peut être assurée de façon permanente ou temporaire et peut prendre diverses formes. ».
Cependant, nous avons fait le constat que dans le système de soins français, il n’existait pas de statut de l’aidant et que celui-ci n’était pas souvent connu par les soignants.
Lors d’une consultation ou d’une hospitalisation, il est possible de désigner une personne comme « personne à prévenir » et/ou « personne de confiance ». Mais quid de l’aidant, présent auprès du patient au quotidien ?

Aidant : un statut à créer

S’appuyant sur ce constat, le groupe de travail s'est fixé pour objectifs :

  • de sensibiliser les soignants à l’intérêt d’associer les aidants
  • de mobiliser les ressources du Grand Est pour engager une réflexion autour du partage d’informations entre soignants et aidants.

Une alliance : soignant - aidant - aidé

Dans un premier temps, le groupe de travail a créé au 1er semestre 2019 une plaquette de communication à destination des professionnels de santé (Télécharger la plaquette) montrant l’intérêt d’associer les aidants dans le parcours de soins pour deux raisons :

  1. l’aidant, proche du patient, connait ses habitudes de vie, ses comportements et l’environnement dans lequel il vit. Ce sont des connaissances que l’aidant peut transmettre au professionnel de santé pour une prise en soins globale du patient et non seulement par rapport à ses maux.
  2. l’aidant, en bénéficiant d’une information claire, complète et adaptée sur la situation du patient, serait un relais efficace pour assurer une meilleure observance du traitement et des préconisations, mais aussi pour une prise en charge efficiente en cas d’épisode aigu ou évolutif de la pathologie.

Une réflexion autour d'un statut d'aidant

Le décret n°2016-994 du 20 juillet 2016, relatif aux conditions d’échanges et de partage d’informations, ne mentionne rien concernant les relations entre professionnel et aidant proche. Il est nécessaire que les services et/ou les établissements travaillent sur les conditions et la nature des informations indispensables à l’aidant.

C'est pourquoi, nous avons engagé une réflexion sur le partage d'informations entre soignant et aidant avec l’Espace de Réflexion Ethique Grand-Est (Pour plus d’infos…). Un courrier de mobilisation a été rédigé en ce sens et une rencontre est prévue en début d’année 2020.
Un autre courrier a été adressé aux centres hospitaliers régionaux (CHR) du Grand Est (Cartographie des CH du Grand-Est), pour d’une part, faire la promotion de notre plaquette et la tester auprès des professionnels hospitaliers, et d’autre part, pour réfléchir avec les centres hospitaliers à la possibilité de créer une politique permettant de mettre en place un statut de l’aidant à titre expérimental au sein de l’établissement.

Des perspectives de travail

Si l'année 2020 doit permettre de faire vivre l’outil que nous avons créé et de le diffuser, le groupe de travail a déjà en perspective la promotion de sa plaquette lors de différents événements tels que la Semaine de Santé en Lorraine en Avril ou encore la Journée des aidants qui a lieu tous les ans le 6 octobre.
Le groupe a également pour ambition de créer un outil synthétisant les droits des aidants et l'organisation d'un événement pour la journée des aidants 2021.
De nombreux travaux à venir dont nous ne manquerons pas de vous informer de leurs avancées…

Si vous souhaitez rejoindre le groupe de travail, c’est possible en contactant :
Benoit FAVERGE
Chargé de mission
Tél. : 03 83 28 25 91
Mail : bfaverge@france-assos-sante.org