Retour sur la commission du réseau : loi immigration et contexte politique visant à revenir sur les droits en santé des personnes étrangères
Cette commission du réseau a été programmée dans le contexte des discussions autour du projet de loi dite « asile et immigration », en cours au mois de décembre 2023. A ce stade, le texte prévoyait, dans sa version adoptée en Commission mixte paritaire, reprenant des propositions et ajouts du Sénat, un durcissement des conditions d’accès au regroupement familial, à certaines prestations sociales, au droit au séjour pour soins, etc.
France Assos Santé Grand Est s’est alors mobilisée afin de permettre aux acteurs associatifs du réseau d’être correctement informés sur les conséquences, directes et indirectes, désastreuses sur l’état de santé des personnes concernées mais aussi sur la santé publique.
Après la saisine du conseil constitutionnel par le Président ainsi que des députés et sénateurs, le texte de loi est révisé. La loi promulguée le 26 janvier 2024, est amputée de la quasi-totalité des articles et dispositions ajoutés par les sénateurs. La plupart des dispositions ont été censurées, car considérées comme cavaliers législatifs, c’est-à-dire sans aucun lien avec le projet de loi initialement déposé. Ce qui signifie donc qu’elles pourraient réapparaître dans des décrets ou projets de loi dédiés.
La loi entrée en vigueur en janvier 2024 est proche de la proposition initiale du gouvernement, rendue publique en février 2023. Rappelons que le texte avait à ce moment-là, suscité une vive inquiétude, chez les associations et juristes spécialisés en droits des étrangers, quant à ses répercussions, concernant notamment les conditions d’entrée, de séjours, d’asile et de sortie du territoire des ressortissants étrangers
Dans ce contexte il nous semble nécessaire de rester informés et vigilants.
Pour ce faire nous avons invité Mme Marie PRIQUELER (Directrice Migrations Santé Alsace) et Mme Juliette BABIN, (Chargée de mission Migrations Santé Alsace) pour une bonne information sur les différents statuts des personnes étrangères en France, leurs droits en santé et les conséquences des politiques menées actuellement.
De qui parlons-nous ?
L’exposé de Migrations Santé Alsace a débuté par une clarification des termes. En effet, de nombreux termes sont utilisés dans les médias, le langage courant et les discours politiques mais quels statuts et quelles réalités se cachent derrière ? Cette clarification des termes est indispensable à une meilleure lecture des droits en santé.
Dans le tableau ci-dessous vous retrouverez l’ensemble des définitions avec des termes qui ont effectivement une valeur administrative et qui ouvrent des droits spécifiques (en vert dans le tableau) et d’autres termes qui n’ont qu’une valeur descriptive (en bleu dans le tableau).
Une fois les termes précisés, nous nous sommes penchés sur le profil des personnes migrantes en situation régulière ayant obtenu en 2022, un droit d’admission au séjour en France.
Les motifs sont les suivants, du plus répandu au moins répandu : les études (32%) le motif familial (30%), le motif économique (16 %) puis le motif humanitaire (13%). (1)
Les migrants pour motif économique sont en 2022, 69% à obtenir une admission au séjour par ce qu’ils ont une activité salariée sur le territoire, 19 % parce qu’ils exercent une activité saisonnière ou temporaire, 9% sont des scientifiques et 3% des actifs non-salariés (entrepreneurs par exemple).
Parmi les migrants ayant été régularisés pour motif humanitaire, 65% sont réfugiés (persécutés dans leur pays sans protection possible) ou apatrides (aucun pays n’accorde sa nationalité) et 26% bénéficient de la protection subsidiaire. Les étrangers malades ayant obtenu une admission au séjour pour ce motif représentent 8% des migrants pour raison humanitaire (soit 3 280 personnes). Il est à préciser que ce statut est réservé aux migrants qui nécessitent une prise en charge médicale qui n’est pas possible dans le pays d’origine et dont le défaut pourrait entraîner des conséquences irrémédiables.
A chaque statut des droits particuliers, quels sont-ils ?
Les étranger-ère-s bénéficiant d’un titre de séjour régulier ont des droits ouverts à l’assurance maladie, et, peuvent selon leur situation financière, soit cotiser auprès d’une couverture complémentaire (Mutuelle, Prévoyance, Assurance), soit être affiliés à la Complémentaire Santé Solidaire (C2S), avec ou sans participation financière (selon condition de ressources).
Les étranger-ère-s avec un titre de séjour régulier en situation de précarité et les demandeur-euse-s d’asile (qui ont une période de carence de 3 mois), ont droit à l’assurance maladie grâce au dispositif de la PUMA et peuvent en complément, relever de la Complémentaire Santé Solidaire (C2S) avec ou sans participation financière (selon condition de ressources).
Pour les Etranger-ère-s sans titre de séjour régulier et leurs ayant droits présents depuis plus de trois mois sur le territoire, ils pourront avoir des droits ouverts à l’Aide Médicale d’Etat (AME). S’ils n’ont pas de droits ouverts à l’AME, ils peuvent être soignés auprès des permanences d’accès aux soins de santé (PASS), par le Dispositif de Soins Urgents et Vitaux (DSUV) ou encore auprès de certaines associations.
L’AME de quoi parle-t-on ? Définir et déconstruire les idées reçues
L’aide médicale d’état (AME) est un dispositif d’accès aux soins pour les immigrés en situation irrégulière et leurs ayants droits, présents depuis plus de 3 mois sur le territoire français et ayant des ressources inférieures à 809,90€/mois.
Ce dispositif ouvre droit à un panier de soins au même titre que l’assurance maladie, à l’exception de quelques restrictions. Sont notamment exclus de la prise en charge les cures thermales, la procréation médicalement assistée (PMA), les princeps (si générique existant) et les médicaments remboursés à 15%.
L’AME reste un dispositif précaire, transitoire, valable un an et éventuellement renouvelable, n’ayant donc rien à voir avec la prise en charge de droit commun de la Sécurité Sociale.
Recours et non-recours à l’AME
En 2019, 51% seulement des personnes pouvant prétendre à l’AME ont effectivement des droits ouverts, ce qui est dommageable car cela représente 300 000 à 400 000 personnes sans couverture maladie sur le territoire français (2).
Cela représente un enjeu fort de santé publique !
Pour les personnes elles même , tout d’abord, qui pourraient bénéficier d’un accès aux soins mais aussi pour le système sanitaire en général qui se retrouve engorgé par des situations d’urgences qui auraient pu être évitées par une prise en charge des problématiques de santé dans les temps, par de la prévention, etc.. Une prise en soins correcte de l’ensemble de la population permet également d’endiguer les épidémies pour l’ensemble de la population.
Il est important à noter que 25 % des bénéficiaires de l’AME sont des mineurs de nationalité étrangère, c’est-à-dire des personnes qui ne sont pas juridiquement des étranger-ères en situation irrégulière.
Pourquoi l’AME est remise en cause ?
Deux des arguments des détracteurs de l’AME sont son coût et le risque de fraude. Pourtant en 2022 L’AME représente 0,5% des dépenses de la sécurité sociale, soit 1.186 Milliard d’euros. Au sujet des fraudes, en 2018 (dernières données accessibles), 38 cas de fraudes à l’AME étaient détectés, en sachant que c’est la couverture sociale qui subit le plus de contrôle.
En parallèle, nous pouvons regarder le montant total des fraudes à l’assurance maladie.
En octobre 2022 (étude réalisée par le Monde), cela représentait 1 Milliard et dans les deux tiers des cas les soignant-e-s sont à l’origine des versements indus (3).
Les bénéficiaires de l’AME victimes de refus de soins
Selon une étude de l’Institut des Politiques Publiques conduite avec le soutien du Défenseur Des Droits, du ministère de la Santé et de la prévention et de la DREES en 2023 (4) :
Les patient-e-s bénéficiaires de l’AME ont :
- Entre 14 et 36% de chance en moins d’obtenir un rendez-vous chez un médecin généraliste,
- Entre 19 et 37% chez un ophtalmologue,
- Entre 5 et 27% chez un pédiatre.
Ces pratiques sont illégales et caractérisées de refus de soins discriminatoires (5).
L’Aide Médicale d’Etat (AME) remis en question
Lors de l’examen en séance publique du projet de loi « contrôler l’immigration et améliorer l’intégration », le Sénat avait introduit une disposition visant à transformer l’AME (Aide Médicale d’Etat) en AMU (Aide Médicale d’urgence).
Néanmoins cette disposition ne se retrouve pas dans le texte final étudié en commission mixte paritaire, ayant été retirée par le gouvernement en amont de l’étude du texte, au prétexte qu’il pourrait s’agir d’un cavalier législatif et en appui sur le rapport rendu par Claude EVIN et Patrick STEFANINI (6).
S’agissant d’une condition expressément posée par Les Républicains pour aboutir à un accord lors de cette commission, le gouvernement, en la personne d’Elisabeth BORNE, prend l’engagement d’une réforme de l’AME en début d’année 2024, dans un courrier officiel rendu publique au Président du Sénat, en date du 18 décembre 2023.
Aujourd’hui cela reste en suspens, dans l’attente d’une réforme annoncée par le 1er ministre, « avant l’été » 2024, par voie réglementaire
Aussi il convient d’être informés et vigilants pour pouvoir être réactifs.
La réforme de l’AME telle que projetée par les Sénateurs comprenait les éléments suivants :
Un panier de soins drastiquement réduit et redéfini comme suit :
- La prophylaxie et le traitement des maladies graves et les soins urgents et vitaux ;
- Les soins liés à la grossesse et ses suites ;
- Les vaccinations réglementaires ;
- Les examens de médecines préventives.
Des conditions d’accès similaires à celle de l’AME (7), auxquelles s’ajoutent l’instauration d’un droit de timbre.
Il s’agirait donc de soumettre à la complexité administrative d’accès qui est celle de l’AME, pour laquelle rappelons-le, le taux de non-recours est de 49%, des soins correspondant sensiblement à ceux pris en charge actuellement dans le DSUV (dispositif de soins urgents et vitaux).
Le risque de renoncement aux soins inhérent à cette réforme aurait pour triple conséquence une dégradation de l’état de santé des personnes concernées, des conséquences possibles sur la santé publique et une pression accrue sur des établissements hospitaliers déjà en tension.
➢ Support projeté par MSA le 21 février 2024
- Données provisoires du ministère de l’intérieur 2022
- Etude publiée par l’IRDES Le recours à l'Aide médicale de l'État des personnes en situation irrégulière en France. Novembre 2019
- Sources
- Testing téléphonique auprès de 3000 médecins de ville exerçant en médecine générale, pédiatrie et ophtalmologie
- Article R1110-8 du code de la Santé Publique
- Rapport Evin Stefanini sur l’AME. Décembre 2023
- Séjour irrégulier sur le territoire depuis plus de trois mois et ressources ne dépassant pas le plafond fixé pour le bénéficiaire de la C2S.
Retour sur l'action menée par l’association France Rein Lorraine et l’ALTIR auprès des publics allophones
Dans le cadre de notre nouveau plan stratégique, veillant à mieux faire connaitre les associations du réseau, nous invitons lors de chacune de nos commissions du réseau une association adhérente qui mène une action en lien avec la thématique. Lors de notre commission du réseau sur la loi immigration, c’est Pascal FEVOTTE, président de France Rein Lorraine, qui était invité.
France Rein Lorraine, dont vous pourrez très prochainement retrouver le portrait en vidéo sur notre site internet, œuvre par ses actions à améliorer la qualité de vie des personnes concernées par une maladie rénale. Dans le cadre de leur participation à la Commission Des Usagers de l’ALTIR (Association Lorraine Traitement Insuffisance Rénale), les représentants des Usagers de France Rein ont pu s’emparer de la problématique des personnes insuffisantes rénales allophones et la travailler dans le projet des usagers de l’établissement.
Retour sur les constats faits par l’association
En Lorraine, 10% des patients des Unités de Dialyses Médicalisées (UDM) sont non francophones, phénomène qui risque de s’amplifier. Les outils déjà existants sont inadaptés (mini livret d’accueil en Anglais et allemand), de plus un travail consistant à traduire les supports d’information en 14 langues est impossible. Une autre ressource pourrait être un répertoire des langues parlées par le personnel, s’il existe, son actualisation n’est souvent pas suivie et il s’agit généralement de 3 langues seulement (anglais, allemand et italien) qui ne correspondent malheureusement pas aux besoins identifiés.
S’agissant de soins les messages nécessaires à faire passer sont aussi complexes qu’importants. D’ailleurs cette barrière de la langue génère des retards de prise en charge et une mise en danger de la personne. Le seul langage universel envisageable reste l’image.
Réalisation d’une enquête auprès des patients afin de connaitre leurs difficultés et leurs besoins, qui n’auraient pas encore été identifiés
Afin de travailler à des solutions adaptées aux besoins spécifiques de ces patients, une enquête a été menée par entretien semi-directifs auprès de 9 patients non francophones qui avaient entre 28 et 75 ans, de 6 nationalités différentes. Les échangent ont pu avoir lieu grâce à l’utilisation d’une application de traduction instantanée ou la présence d’un proche interprète.
Si tous se disent satisfaits des soins, 3 préoccupations principales émergent : la prise en charge sociale, l’apprentissage du français et le besoin d’interprète. Ce que note l’association c’est tout d’abord que ces besoins sont aux antipodes des préoccupations des soignants et qu’une importance notable du volet social dans la vie de ce public est exprimée.
Un plan d’action en trois étapes afin de garantir une prise en charge sécurisée auprès des patients non francophones
1. Des tutoriels
Tout d’abord il est indispensable d’assurer l’accès aux informations essentielles de sécurité des soins. Pour ce faire France Rein Lorraine en partenariat avec l’ALTIR réalisent des tutoriels sans paroles ciblant les messages primordiaux de prévention des risques dans la prise en charge d’un patient dyalisé.
Ci-après vous pouvez retrouver les tutoriels :
2. Les outils de communication instantanée
Tout d’abord, le groupe projet teste plusieurs applications de traduction, avant de retenir Google translate qui répond le mieux aux besoins et qui peut être utilisé sur les ordinateurs portables des centres.
Ensuite ces acteurs se penchent sur les outils existants traduits et pouvant être mis à dispositions des usagers comme des professionnels. Les livrets réalisés par le laboratoire AMGEN ainsi que le livret santé de l’INPES sont ensuite mis à disposition dans chacune des unités de dialyse médicalisés et disponible sur l’intranet de l’ALTIR.
Enfin l’équipe réalise une carte personnelle, que le patient pourra garder sur lui en permanence. Cette carte vise à sécuriser toute situation d’urgence liée à la pathologie de la personne, en reprenant les numéros d’urgence et en faisant le lien avec l’établissement qui connait et soigne le patient.
3. Identifier précocement les patients en situation sociale précaire
Actuellement le plan d’action est à l’étape de définition d’un processus d’accueil des patients non francophones. En effet, à l’arrivée, il est impératif de refaire et retranscrire le plus tôt possible le parcours antérieur du patient. Ainsi, identifier les défauts de prise en soins, comprendre la situation sociale et ainsi définir ses besoins et ses droits en la matière.
Les orientations seraient de prévenir impérativement l’assistante sociale de l’arrivée de tout nouveau patient, élaborer et mettre en place un projet personnalisé d’accueil et transmettre l’ensemble des informations importantes traduites.
Communication sur les actions
Une communication sur ces dispositions a été menée aussi bien auprès des professionnels via des réunions d’informations, des articles sur l’intranet que des patients via le site internet de l’ALTIR ainsi que via l’article dédié aux informations de la CDU dans les établissements. Pascal FEVOTTE pointe l’importance de renouveler ces actions d’information en raison des professionnels qui changent et de d’organiser l’actualisation des supports au long-court.
France Rein Lorraine
Allée du Morvan
CHU Brabois - Locaux ALTIR
54500 VANDOEUVRE-LES-NANCY
lorraine@francerein.org
06 85 20 94 03
www.francerein.org/associations/lorraine/
Notre avis sur le Projet Régional de Santé 2023-2028
Considérant que France Assos Santé s’est vue confier par la loi la mission de rendre des avis et propositions aux pouvoirs publics sur le fonctionnement du système de santé; nous publions aujourd'hui un avis sur la démarche de révision du Projet Régional de Santé (PRS) 2018-2028 et sur les suites à donner.
Durant plusieurs mois, sur sollicitation de l’Agence Régionale de Santé (ARS), nous avons contribué activement à la révision du PRS.
France Assos Santé Grand Est, l’organe de référence pour représenter les droits et les intérêts des usagers du système de santé, a livré dans le cadre de la consultation, le fruit de cinq années de travail avec son réseau de plus de 70 associations adhérentes agréées santé.
- Retrouvez l'intégralité de notre avis sur le nouveau Projet Régional de Santé 2023-2028 ici
- Retrouver le nouveau Projet Régional de Santé 2023-2028 ici
- Retrouver le Schéma Régional de Santé du PRS 2023-2028 en Facile à Lire et à Comprendre ici
Contact : Esther Munerelle - Coordinatrice France Assos Santé Grand Est
Coordonnées : emunerelle@france-assos-sante.org - 06 25 47 32 05
#PLAN STRATEGIQUE 2023-2026 : 3 ambitions clés pour plus de collectif, de démocratie en santé et de poids dans les décisions
Ce début d’année 2024 marque le lancement du nouveau plan stratégique de France Assos Santé, fruit d’un travail participatif mené au cours des 12 derniers mois avec les associations membres de notre réseau.
La situation n’a jamais été autant en péril en matière de santé : détérioration de l’accès à des soins de qualité, inégalités sociales et territoriales grandissantes, problèmes environnementaux qui menacent notre écosystème et notre santé…
Face à la multiplication de ces difficultés, notre action collective est plus que jamais nécessaire pour porter la voix des usagers et continuer à faire évoluer notre système de santé.
Articulé autour de trois ambitions complémentaires, ce nouveau plan stratégique doit permettre à France Assos Santé de franchir une nouvelle étape de son développement et de se positionner comme un acteur primordial de la refondation du système de santé pour favoriser la participation des usagers et renforcer la démocratie en santé.
Nous sommes tous concernés et devons tous être engagés pour notre santé. Elle est bien trop importante pour la laisser aux seuls médecins ou aux seuls politiques. Et qui de mieux que les usagers, les patients eux - mêmes pour améliorer chaque jour notre système de santé et faire vivre la démocratie en santé ? Seul un processus participatif peut garantir que les décisions soient ancrées dans la réalité et correspondent aux préoccupations des personnes qu’elles concernent directement, dans les territoires et au plus près de leur lieu de vie.
Comment parvenir à une santé pensée pour et par les usagers et pour les usagers ?
- En travaillant sans relâche pour assurer que la voix de chacune et chacun soit entendue et respectée dans les questions qui impactent sa santé et son bien-être.
- En assurant ensuite une plus grande visibilité des représentants des usagers de la santé qui constituent un rouage essentiel de la défense des droits des patients.
- En renforçant toujours la dynamique interne de notre réseau associatif unique qui fait la force de notre collectif.
Notre plan stratégique prend le pari de répondre à ces trois ambitions en s’appuyant sur la force de notre réseau : nos 72 associations adhérentes à la délégation Grand Est et 93 associations adhérentes au national.
Pour le nouveau plan stratégique 2023-2026, la délégation Grand Est de France Assos Santé a publié un catalogue d'actions qui pourra être amené à évoluer avec le temps pour répondre aux 3 ambitions définies par notre plan stratégique.
Corinne rejoint notre équipe. Bienvenue !
A partir de ce lundi 15 janvier, l’équipe Grand Est sera de nouveau au complet. Corinne KREMER nous rejoint pour occuper le poste de chargée de gestion administrative au sein de nos locaux de Vandœuvre-lès-Nancy. Nous lui souhaitons la bienvenue, et nous comptons sur vous pour lui réserver le meilleur des accueils.
Pour que vous aussi vous appreniez à la connaître, nous lui avons demandé de répondre à quelques questions.
Peux-tu te présenter à notre réseau ?
Bonjour à toutes et tous ! Je suis Corinne KREMER, 54 ans, maman de deux grandes filles indépendantes. Je vis à Metz et je suis très heureuse de rejoindre le réseau France Assos Santé ! Plutôt indépendante, curieuse et intéressée à apprendre des choses et des gens, j’aime les défis bien qu’aujourd’hui je n’aspire plus qu’à trouver davantage de stabilité. Très attirée par la nature, j’apprécierai certainement travailler dans le cadre qu’offre les locaux de France Assos Santé Grand Est.
Peux-tu nous parler de ton parcours professionnel jusqu’à ton arrivée chez nous ?
De formation secrétaire de direction, le parcours professionnel qui m’amène jusqu’ici est très diversifié et riche de belles expériences. Il commence, en 1990, par des emplois en banque, assurance puis la gestion d’un commerce avant de se poursuivre, à partir de 2001, dans le domaine de la santé. Employée en RH puis cadre hospitalier, j’ai eu l’opportunité de développer un réseau territorial de santé que j’ai coordonné pendant plus de 10 années dans le sud mosellan. Aujourd’hui, je quitte mon poste de coordinatrice de France Alzheimer Moselle où je me suis investie pendant plus de 15 ans. Arrivée en tant qu’aidante, puis bénévole pour finir par occuper cette dernière fonction depuis 2015. Je reste investie, à titre indépendant, dans une association qui accompagne les personnes atteintes d’un cancer.
Qu’est ce qui t’a attiré dans notre offre d’emploi ?
Mon intérêt pour France Assos Santé débute dès sa mise en place puisque le réseau territorial que je coordonnais adhérait déjà au CISS Lorraine et que nous participions à ses diverses réunions. Toujours investie comme représentante des usagers, je suis tout à fait convaincue de l’utilité et du bien fondé de France Assos Santé. C’est donc naturellement que je n’ai pas raté l’opportunité de rejoindre ce réseau, cherchant maintenant, comme dit précédemment, une stabilité mais aussi un cadre de travail différent que m’offre ce poste. Pouvant sembler un peu moins motivant par rapport à mes expériences passées, je ne vois pas seulement ce poste comme une charge de missions non évolutives, je travaillerai toujours dans un esprit d’amélioration et de satisfaction pour la délégation comme pour moi-même.
Quelle seront tes missions à France Assos Santé Grand Est ?
Le poste de chargée de gestion administrative a pour vocation d’assurer le bon fonctionnement de la délégation régionale au niveau logistique, administratif, gestion et accueil. Aussi, je me chargerai principalement de l’organisation (agendas, réunions, évènements, formations..), de la communication (site internet, newsletter..), de l’accueil (appels, courriers, messagerie..), de la comptabilité/budget (notes de frais, factures, achats, suivi budget..) et de la mise à jour/organisation/gestion RU et formations. Tout ceci sous la responsabilité de la coordinatrice régionale et en lien avec les équipes du siège et les autres délégations régionales.
Maintenant hâte de me mettre au travail et de faire votre connaissance !
Vous pourrez contacter Corinne par téléphone au 03 83 28 25 91 et par mail sur la boite grand-est@france-assos-sante.org
RU en CPAM : rapport de mandat 2022 !
Après une année de mandat, France Assos Santé a réalisé, auprès de ses représentants en CPAM (conseillers en caisse d’assurance maladie), une enquête en mai-juin 2023 sur leur première année de mandat en 2022.
Cette enquête a voulu faire un état des lieux de la représentation des conseillers (notamment leur intégration au sein des caisses et les fonctionnements respectifs, leur participation aux différentes commissions, …) leur ressenti sur le mandat, leur lien avec France Assos Santé et l’accompagnement proposé.
Au niveau national, 184 RU en CPAM ont répondu. Sur les 414 postes disponibles sur l’ensemble de la France, 194 sont pourvus. Il reste donc 53% de postes vacants.
Un rapport de mandat a été réalisé.
Des postes restent à pourvoir au sein des CPAM de quelques départements de la région Grand Est
Pour en savoir davantage sur le mandat de RU en CPAM, vous pouvez consulter notre brochure « Devenir RU en CPAM » : Cliquez ICI
Contacts :
Esther MUNERELLE : emunerelle@france-assos-sante.org ou 06 25 47 32 05
Samira BOUDOUAZ : sboudouaz@france-assos-sante.org ou 07 56 34 08 82
Coactis Santé : Agir en faveur de la santé des personnes en situation de handicap
Coactis Santé est une association œuvrant depuis 2010 en faveur de l’accès à la santé des personnes en situation de handicap. Elle a créé deux outils permettant de faciliter l’accès à la santé et de mieux communiquer autour de la santé. Ces outils sont accessibles à tous, que l’on soit patient, aidant et professionnel de santé :
- ???? SantéBD : une boîte à outils pédagogiques pour permettre aux patients de comprendre la santé avec des images et des mots simples (bandes dessinées personnalisées, posters, vidéos et banques d’images).
???? Site : https://santebd.org/
???? cet outil permet de préparer les patients aux soins à venir, de lever les peurs et faciliter la communication entre patient et soignant. - ????️HandiConnect : un site ressource pour aider les professionnels de santé dans leur pratique quotidienne auprès de patients en situation de handicap
???? Site : http://handiconnect.fr/
???? cet outil permet d’aider les professionnels de santé dans leur pratique quotidienne auprès des patients en situation de handicap.
Ces deux outils sont accessibles gratuitement en ligne, ceci grâce aux nombreux experts bénévoles de l’association et au soutien financier de plusieurs partenaires (la CNSA, Santé Publique France, l’Assurance Maladie, l’INCa, plusieurs ARS…).
Des documents sont à retrouver sur le site de Coactis Santé. Pour plus d’information, vous pouvez également vous inscrire à leurs Newsletter ou les suivre sur les réseaux sociaux
???? La Newsletter partenaire – pour recevoir toute l’actualité autour de l’association
???? La Newsletter HandiConnect
Suite à la signature d’un partenariat entre l’ARS Grand-Est et l’association Coactis Santé, une équipe régionale est présente sur le territoire Grand Est pour faire connaître les deux dispositifs développés par l’association. Pour toute question concernant les outils et leur usage, n’hésitez pas à les contacter :
Lucile Ali
Cheffe de projet Grand Est
lucile.ali@coactis-sante.fr
Laura Coliatti
Cheffe de projet Grand Est
laura.coliatti@coactis-sante.fr
[REPLAY] Les jeudis de France Assos Santé | Notre santé face aux expositions d’une vie : du Génome à l’Exposome | 30/11/2023
Quel est cet exposome ou l’empreinte des expositions de chacun tout au long de la vie ?
De la vie avant la vie aux facteurs non génétiques, les pressions de la société du XXIème siècle, vulnérabilités sociales, environnement, métier, habitat, stress et aussi évolutions économiques, alimentaires, climatiques, démographiques et sanitaires … tout influence notre santé. Mieux connaitre les risques d’exposition pour mieux gérer notre santé physique et mentale au quotidien ?
Certaines personnes sont-elles plus exposées que d’autres ? L’influence du sexe, de l’épigénétique ? Peut-on effacer certains effets avec le temps ? L’approche de la prévention en sera-t-elle modifiée ?
Nos experts viendront répondre à vos questions pratiques comme :
- Quelles expositions prioritaires et / ou évitables ?
- Peut-on faire des choix en fonction de l’empreinte sur notre santé ?
- Peut-on choisir notre territoire de vie, notre activité ?
- Que manger pour mieux se porter ?
Intervenants :
- Véronique Mondain, praticien hospitalier infectiologue au CHU de Nice
- Jean-Pierre Thierry, conseiller médical de France Assos Santé
- Claude Rambaud, vice-présidente de France Assos Santé
- Valérie Siroux, équipe d’épidémiologie environnementale appliquée au développement et à la santé respiratoire, Institute for Advances Biosciences
- Mélissa Ankri, micronutritionniste et diététicienne
Résultats de la consultation Grand Est "Ma santé, Mes droits, Je m'exprime!"
« Ma santé, Mes droits, Je m’exprime ! », est une consultation conduite par France Assos Santé Grand Est et l’Observatoire Régional de Santé Grand Est.
Plus de 20 ans après la loi KOUCHNER sur les droits des malades et la qualité du système de santé, notre pays sort d’une crise sanitaire de plus de deux ans qui a pu mettre à mal le respect et l’application des droits des usagers mais également la dynamique de Démocratie en Santé.
Par ailleurs, l’installation de la nouvelle mandature de la Conférence Régionale de la Santé et de l’Autonomie Grand Est, et l’arrivée à mi-parcours du Projet Régional de Santé de l’ARS Grand Est, sont autant d’éléments locaux qui confirmaient la nécessité de donner la parole aux habitants du Grand Est.
Plus de 2 100 habitants de plus de 15 ans se sont exprimés lors de cette consultation en ligne du 28 février au 5 mai 2023, qui portait sur les sujets suivants :
- Leurs expériences et leurs besoins en matière de santé, en veillant à considérer les situations spécifiques des personnes plus vulnérables et des territoires fragilisés
- Le niveau de connaissance des droits en santé
- Leurs attentes en matière d’améliorations pour leur santé et de démocratie en santé
L’ensemble de ces résultats est accessible :
- Sous forme d'infographies : Lien infographies
- Présenté dans un dossier de presse : Lien Dossier de presse
- Exposé dans le webinaire de restitution du 29/09/2023 : Lien webinaire
Action réalisée grâce au partenariat et financements de :


Retour sur le séminaire régional Plan stratégique 2023-2026
C’est la rentrée pour les membres du réseau de France Assos Santé ! Un peu plus d’une quarantaine d’entre eux se sont réunis, ce mercredi 27 septembre, pour travailler les priorités d’actions régionales du plan stratégique 2023-2026 de France Assos Santé. Ce temps de rencontre fait suite à la consultation qui a eu lieu durant tout l’été, qui a permis de dégager des actions prioritaires pour notre délégation Grand Est.
Après une introduction de la journée par notre président, M. Jean-Michel MEYER, les participants ont bénéficié d’un premier temps de travail sur les 3 actions priorisées sur l’ambition n°1 du plan stratégique 2023-2026 :
Renforcer la cohésion et structuration de notre réseau [en développant une culture commune]
Les participants ont pu dessiner le chemin à parcourir pour les 3 prochaines années sur les 3 actions prioritaires suivantes :
- Action prioritaire n°1 : Créer / développer des espaces de partage d’expériences pour contribuer à l’élaboration des postions, échanger sur les pratiques et actualités associatives.
- Action prioritaire n°2 : Créer des espaces d’échanges au niveau national, régional et/ou interrégional pour animer et renforcer le réseau.
- Action prioritaire n°3 : Valoriser les associations membres et réalisations.
Au cours de la matinée, un second temps de travail a permis aux participants de prendre connaissance de l’ambition n°2 du plan stratégique 2023-2026 et de travailler sur les 3 actions priorisées lors de la consultation estivale :
Revitaliser et amplifier la démocratie en santé [en garantissant la représentation et la participation effective des usagers à tous les niveaux du système de santé]
Les participants ont échangé et débattu autour des 3 actions prioritaires à partir d’une fiche action type.
- Action prioritaire n°1 : Illustrer la plus-value du rôle des Représentants des Usagers (RU).
- Action prioritaire n°2 : Communiquer sur la démocratie en santé et les RU.
- Action prioritaire n°3 : Animer la communauté des RU et les accompagner tout au long de leur mandat.
Après une pause déjeuner bien méritée, nous avons repris avec une animation « energizer » afin de remobiliser les participants. Après quoi, nous avons abordé l’ambition n°3 du plan stratégique 2023-2026 :
Eclairer et transformer les politiques publiques ayant un impact sur la santé [en se positionnant comme l’observatoire de la santé par les usagers et comme le garant et le promoteur de leurs droits].
La consultation estivale avait été serrée au niveau des thématiques retenues, il a fallu faire un premier vote sur deux actions qui ont obtenu des scores ex aequo :
- La détérioration de l’accès à des soins de qualité
Et
- Le système hospitalier qui connaît une crise durable mise en exergue et accentuée par les crises sanitaires
Après ce vote, c’est l’action concernant la détérioration de l’accès à des soins de qualité qui a été plébiscitée par la salle. Les participants ont alors travaillé sur les 3 thématiques priorisées à partir d’une image de bateau. Cette animation avait pour but de dégager les forces (les voiles du bateau), les faiblesses (les ancres), les opportunités (les vents) et les menaces (les requins) liées à la thématique.
- Thématique prioritaire n°1 : Les inégalités sociales et territoriales en matière de santé, de plus en plus criantes.
- Thématique prioritaire n°2 : La complexité du système de santé, laquelle nécessite que chacun soit accompagné pour pouvoir s’y repérer et prendre individuellement et collectivement part aux décisions qui le concernent (parcours de santé, accompagnement…).
- Thématique prioritaire n°3 : La détérioration de l’accès à des soins de qualité
Après avoir réfléchi sur les 3 ambitions du plan stratégique, un temps de restitution a été pris pour que chaque table de participants puisse présenter l’un de ses travaux de la journée.
Pour finir la journée, le président de la délégation Grand Est de France Assos Santé, M. Jean-Michel MEYER, a évoqué les points de vigilances et les leviers que nous pourrions rencontrer dans la mise en œuvre de cette déclinaison régionale du plan stratégique 2023-2026.
Il sera important d’avoir une vigilance particulière sur les différences de point de vue associatif dues à la diversité de notre réseau. Mais ces différences et cette diversité légitime nos prises de position et nos plaidoyers. Cette richesse permet de faire avancer la démocratie en santé.
Avec le foisonnement d’idées qu’il y a eu lors de cette journée de co-construction, une limite à avoir en tête est celle des moyens, qu’ils soient en terme de ressources humaines ou qu’ils soient financiers.
Malgré ces points de vigilance, notre réseau d’acteurs associatifs répond toujours présents à nos actions et nos sollicitations comme en témoigne la participation à la consultation et ce séminaire sur le plan stratégique 2023-2026, ce qui laisse présager de bonne choses pour la suite de nos échanges. De plus, notre délégation régionale est bien structurée avec des membres du Bureau et du Comité régional, ainsi que des salariés dynamiques et investis dans la réussite de nos missions.
France Assos Santé, et notamment la délégation Grand Est, est une association connue et reconnue par les différents acteurs du système de santé comme l’Agence Régionale de Santé, l’Assurance Maladie, les URPS, etc., ce qui permet un dialogue permanent pour défendre nos convictions et faire des propositions pour améliorer notre système de santé.
A la suite de cette belle journée de co-construction, une synthèse sera produite et remonter au niveau national de France Assos Santé. Un échange avec les autres délégations est prévu pour éventuellement organiser des travaux inter-régionaux. Puis des groupes de travail seront mis en place. Tout cela sous l’égide, le suivi et la validation du comité régional de France Assos Santé Grand Est.
Tout commentaire est le bienvenu pour proposer des idées d’actions













